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03 oct. 2016 - ZeManiaK Divers

Airheart : Toujours plus haut !

Airheart : Toujours plus haut !

Quand on m'a invité à une présentation d'Airheart, on me l'a vendu comme « un rogue-like avec des avions ». Interpellé par cette description, moi qui passe mon temps à poutrer The Binding of Isaac et FTL, je suis arrivé plein d'attentes mais aussi de craintes. Et pourtant j'ai bien vu ce qu'on m'avait promis, et plus encore. Tour d'horizon du dernier né du studio Blindflug.

Not the fish !

Amelia, l'héroïne d'Airheart, a pour but de chasser une baleine légendaire vivant à la limite de la stratosphère. Pour cela, elle doit prendre son envol avec son avion, attraper des poissons volants pour les revendre et acheter de meilleurs outils, mais aussi de nouveaux avions en revenant à sa base. Cette pêche n'est pas simple puisque des pirates, des tourelles et d'autres obstacles vont se dresser sur sa route, et que les restes des avions ennemis pourront aussi l'aider à se constituer sa flotte aérienne. Comme tout rogue-like, l'histoire d'Airheart est minime, et sert surtout de décor aux aventures d'Amélia. Cependant l'univers d'Aiheart n'est pas né avec ce jeu qui est en fait la suite de Cloud Chasers, un autre rogue-like sur mobile cette fois, où Amélia était déjà présente. L'univers est donc déjà bien rodé, le design est simple et accessible, on entre donc très aisément dans le jeu. On espérera simplement que le message social des développeurs (dont ils parlent ici) ne viendra pas alourdir l'expérience de jeu, mais leur idée de diminuer le stock de poissons accessible si les joueurs abusent de la pêche semble intéressante et propre à faire réfléchir. Le fait que la personne m'ayant présenté le jeu semblait trembler chaque fois que je tirais sur un poissons sans le faire exprès (et c'était souvent) me semble dire que cette annonce n'est pas une idée en l'air...

Une vue du hangar d'Amélia, qui servira de base au joueur.

Pour chasser sa baleine, Amelia devra passer par huit niveaux ou strates consécutifs, allant toujours plus haut dans le ciel à travers sa progression en passant à travers des portails à trouver dans chaque strate. La musique et les décors changent progressivement lors de chaque ascension, et la difficulté aussi puisque les ennemis sont plus nombreux, plus gros, et progressivement de mieux en mieux équipés. Les habitués du genre ne seront donc pas dépaysés, reste à voir maintenant à quel moment le pic de difficulté se fera sentir.  Pour ce qui est de l'univers et de la musique, pour l'instant, Airheart est clairement bien parti, et le fait de bénéficier d'une vue de dessus permet d'avoir l'œil sur tous les niveaux précédemment traversés en même temps. Heureusement d'ailleurs, car si vous échouez dans votre mission et que vous vous crashez, il faudra le faire en ciblant Granaria, la base de départ d'Amelia, et prier pour atteindre votre but pour ne perdre que votre avion actuel, sous peine de devoir repartir de (presque) zéro. Un programme qui ravira tous les fondus de rogue-like.

Même si j'attends de pouvoir débloquer ce type « d'avion » pour vraiment m'enthousiasmer.

Des promesses à tenir en vue de l'early-access.

 

En ce qui concerne le gameplay lui-même, on utilise les deux sticks simultanément, le gauche pour se diriger et le droit pour viser avec l'arme secondaire. L'arme principale, elle, tire toujours devant l'avion, mais s'avère plus puissante. De prime abord, on pouvait être quelque peu circonspect, car si un débutant mettra un peu de temps à comprendre comment jouer, quelqu'un d'un peu plus confirmé dans les rogue-like détectera plus facilement les patterns des premiers ennemis, et pourra les vaincre avec l'arme secondaire seulement. Heureusement, rapidement les ennemis deviennent plus nombreux, ils gagnent de l'armure et vous forcent à repenser votre manière de jouer, qui peut changer avec chaque type d'avion différent. Les cinq modèles à disposition offrent non seulement un montant de points de vie différent mais aussi des capacités spéciales diverses, entre la possibilité de ne pas être blessé en heurtant l'environnement et un ennemi ou celle d'avoir un viseur laser. En ajoutant ces capacités à celle des différentes ailes, ou des armes à équiper, on peut obtenir des combinaisons farfelues ou assez mortelles, mais avec suffisamment de variété pour enrichir le gameplay et les différents styles de jeu. Entre le harpon, utile pour raccourcir les distances de combat ou enlever des boucliers, le fusil à pompe dévastateur mais à la portée très court, ou le fusil « laser » idéal pour sniper, les campeurs comme les fous furieux seront aux anges.

Les développeurs promettent plus d'ennemis, d'histoire, de poissons (dont certains agressifs) et peut-être même des boss en plus au fur et à mesure de l'avancée de l'accès anticipé. Ils ont d'ores et déjà annoncé être très à l'écoute de la communauté, chose logique

 pour un jeu « greenlighté » sur Steam, mais on peut être rassuré sur le contenu de départ du jeu qui devrait déjà assurer plusieurs heures de gameplay. Ayant pu me hisser jusqu'à la huitième strate (sans arriver jusqu'à la base pirate annoncée), j'ai pu me rendre compte des nombreux ennemis, de leurs équipements variés, des tourelles vicieusement placés sur le chemin du portail vers le niveau suivant, et de la nécessité de prendre son temps pour essayer toutes les nouveautés débloquées lors de la progression.

 

Pour conclure, conseiller l'achat anticipé d'Airheart serait pour l'instant précipité car on attendra d'être totalement rassuré sur la difficulté du jeu, et sa durée de vie. Mais il en faudrait peu pour nous faire changer d'avis car la direction artistique est bonne, le gameplay classique mais efficace, et les sensations de vol agréables même pour un novice du pilotage. Message donc aux développeurs : vous êtes sur la bonne voie, continuez ainsi et donnez-nous en plus.

Et plus de zeppelin surtout.

 

 

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