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04 déc. 2014 - Shadrood Divers

Assassin's Creed : Rogue... Iceberg droit devant !

Assassin's Creed : Rogue... Iceberg droit devant !

Ubisoft, fier habitué de ces sorties annuelles, a cette année encore pensé à tout le monde, et si les consoles Next-Gen et les PC ont eu un Unity tout pimpant, les anciennes consoles ont elles le droit à leur épisode de la saga, j'ai nommé : Rogue, suite direct de Black Flag et épisode final de la trilogie américaine.

Plus sournois que le plus sournois des assassins

Dans cet épisode vous incarnez Shay Patrick Cormac, un assassin qui part à la chasse aux Templiers qui, une fois encore, ont en tête de changer le monde selon leur crédo, cette fois-ci aidés par une étrange boîte héritée des Précurseurs. Mais un événement viendra faire trembler sa foi, et notre bon vieil exécuteur va changer de bord et se mettre à vouloir tuer systématiquement tout ce qui ressemble à un membre de son ancienne confrérie.

Mais je ne vous apprend rien, Ubisoft ayant toujours été incapable de garder ce genre de nouvelles au frais, ils ont déjà largement répandu le mot : « cette année, vous incarnez un Templier ! ». Il n'en fallait pas plus pour attirer la foule, le twist étant vachement tentant.

Malheureusement, le scénario ne suit pas, et ce qui aurait pu être un changement très intéressant n'est finalement qu'un soufflé vite retombé, tant on est vite en mode « tuer untel, tuer bidule » peu importe son camp. Il faut dire aussi que Shay ne nous aide pas à nous intéresser à ses états d'âmes, tant il est soporifique et assommant. Et puisque désormais les gens semblent s’intéresser à la fidélité de la représentation du passé en jeu ils devraient être assez déçus, puisqu'il aurait été difficile d'être plus éloigné de son contexte historique qu'ici.
Ici, la guerre de Sept Ans n'est qu'un vague prétexte pour qu'Ubisoft nous envoie tuer de l'Anglais et du Français sans distinction.

Que la chasse commence !

Iceberg droit devant, mon Capitaine !

Je me suis demandé si je n'allais pas vous copier un test de Black Flag, changer le titre, le nom du personnage et les images, mais finalement non. Soyons clair, je suis le genre de personne à avoir fini Black Flag a 100%, donc autant vous dire que j'ai rien contre son gameplay, loin de là. Et c'est ce que l'on retrouve ici : un gameplay sans grands changements. Un bateau, avec tout ce que cela entraîne : navigation, améliorations de la coque de noix, batailles navales (B3 !), chasse en mer et sur terre, attaques d'objectifs tels que les forts.... Bref, vous avez compris le truc. Du coup, et même si j'ai adoré Black Flag, j'ai l'impression que Ubisoft a été un peu économe de ses efforts sur Rogue.

C'est surtout dans les paysages que les changements vont être les plus frappants. De nouvelles zones, dont de vastes espaces marins, et le retour de New York qui avait déjà fait office de théâtre des opérations dans le troisième opus, donc hélas pas de surprises à attendre dans la découverte de la cité. Une fois la déception passée de ne pas avoir à découvrir une nouvelle et grande ville, si vous avez déjà parcouru les précédent opus, la partie navale offre de très belles étendues aux valeureux explorateurs qui oseront affronter banquise et icebergs, puisque c'est bel et bien l'Atlantique nord qui s'offre à nous. Exit le sable blanc et les récif coralliens, mais on garde quand même tout ce qui est autre que l'ambiance visuelle. Attaque de forts, chasse navale, abordages, chasse aux trésors...si vous avez aimé ça dans Black Flag, vous allez adorer vous y replonger avec Rogue ! Et pour ceux qui préfèrent la verdure aux vastes océans vous aurez, là encore dans l'esprit d'Assassin's Creed III, de belles et grandes plaines sur lesquelles vous amuser.

Je le disais, New York est encore une fois mise a l'honneur, par défaut d'ailleurs étant donné que c'est la seule capitale présente dans le jeu, et malheureusement donc il n'y a rien de plus à y découvrir que dans la première fois où on y a mis les pieds. Et malgré des efforts notables pour inciter le joueur à s'évader au travers du jeu, les erreurs techniques trop présentes et le design de Shay qui laisse à désirer vont venir gâcher votre bonheur. Entre les problèmes de checkpoints, des personnage qui n'apparaissent pas pendant les cut-scene ou de l'aliasing à faire passer Minecraft pour un chef-d’œuvre de performance graphique, autant vous dire qu'on sent bien qu'Ubisoft a voulu à tout prix sortir son jeu pour les fêtes de fin d'année, peu importe l'état de la copie à ce moment-là.

Comme un air de déjà vu

Dora n'a qu'à bien se tenir !

Parlons maintenant du contenu et de la durée de vie, car après tout c'est quand même important. Les habitués d'AC (Assassin's Creed) le savent, l'exploration, c'est important (alors vous comprenez le titre maintenant ?). Et comme ses prédécesseurs, cet épisode vous proposera énormément d'objectifs annexes qui viendront augmenter la durée de vie de façon impressionnante. Entre les coffres, les paroles de chansons, les chasses, les QG et forts à conquérir, les différentes quêtes d'assassinat et bien sûr les fragments d'Animus, vous allez en avoir pour un moment. Le problème, c'est que pour les joueurs comme moi qui sont un peu fanatiques d'AC et qui ont déjà farmé toutes ces choses là sur les précédents opus, bah c'est l'indigestion.

Cela dit, ces objectifs secondaires viendront enrichir des missions solo qui transpirent le classicisme et le déjà vu. Ajoutez à cela que la durée de vie, si vous vous concentrez uniquement sur la trame principale, ne dépassera que difficilement la dizaine d'heure et ça devient un peu léger. Quelques nouveautés viendront poindre au niveau des armes, l'une silencieuse, qui semble remplacer la sarbacane d'Edward, et l'autre qui semble directement emprunté à Unreal Tournament, et qui je l'espère est arrivé suite à un bug dans la matrice tant sa place n'est pas dans un AC. Je parle ici de l'arrivée d'un lance-grenade, à peu près le même que dans Call of Duty, sauf que là, nous sommes dans un jeu d'infiltration, et que pour rappel, nous sommes en plein milieu du XVIIIe siècle !

Vous me direz, « ouais mais bon, tu fais sauter une grenade donc tu as sûrement toute la ville a dos, alors ça reste hyper optionnel, non ? ». Eh bien pas du tout Jammy ! En effet, l'utilisation du lance-grenade va simplement tuer les ennemis, mais sans spécialement gêner les collègues qui semblent croire que c'est juste un chat qui a traversé un buisson. Vous pouvez donc vous la jouer Expendables et transformer ce jeu en une vraie boucherie, malgré une orientation des mission qui semble vous pousser naturellement à l'infiltration !


Le jeu prend une tout autre tournure dès lors que vous avez le lance grenade

 

Conclusion

J'ai finalement du mal à savoir où Ubisoft a voulu en venir avec Rogue. Faire briller Unity en nous présentant un épisode qui, soyons clairs, est un mélange entre Black Flag et Assassin's creed III, mais qui techniquement n'est pas abouti et qui se contente de nous livrer le jeu sans prise de risques ni initiatives ? Ça ne nous satisfait pas. À moins qu'Ubisoft n'ait voulu faire plaisir à moindre frais aux joueurs qui n'ont pas de consoles next-gen ou de PC suffisamment puissant pour faire tourner Unity... Même si le jeu reste plaisant à explorer grâce à son contenu immensément riche, le tout est gâché par un twist qui semblait prometteur mais qui finalement ne pèse aucun poids dans l'aventure, l'ensemble étant en plus desservi par un manque de finition technique ainsi qu'une IA à pleurer.
Donc si comme moi vous êtes un fan de AC, vous trouverez de quoi vous amuser, mais Rogue ne révolutionnera définitivement pas Assassin's Creed.

 

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