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01 mars 2013 - Kere League of Legends

Au coeur de Tales of the Lane - Part 1

Au coeur de Tales of the Lane - Part 1

Pour League of Legends le 11 novembre aussi était férié. La jungle parisienne accueillait des invocateurs prêts à tout pour faire tomber l’inhibiteur du Casino de Paris. 1300 personnes, Chips & Noi, Nikouli Makouli, quatre grandes équipes européennes : tous les ingrédients pour un tournoi qui marque les esprits. C’est l’heure du compte-rendu. Tales of the Lane, comme si vous y étiez.

La nuit a été courte. Trop. Mais le réveil s’en moque bien. À 5 heures et en rampant, il est temps de mettre son plus beau caleçon, d’attraper l’appareil photo, le calepin, de boire 6 litres de café et de foncer dans la voiture pour traverser de multiples champs brumeux et finalement arriver totalement défoncé dans la capitale. Il est 7 heures lorsque je gare ma Porsche Carrera de chez Renault dans le IXème arrondissement.

Même si nous sommes dimanche, il y a déjà du monde qui attend devant les portes du Casino de Paris. C’est dans ce lieu que Chips et Noi vous ont donné rendez-vous pour la conclusion de leur pari fou, qui n’aurait pas pu voir le jour sans votre soutien et vos pépettes. Tales of the Lane touche à sa fin avec un bouquet final que l’on espère de haute-volée.

Le jour se lève et le public attend déjà devant le Casino de Paris.

Arrivé dans le backstage, il ne me faut pas bien longtemps pour comprendre que la nuit a été encore plus dure sur place. Les membres sont lourds, les paupières ne veulent que se fermer, mais la volonté de tout péter prend le dessus. Plus de 130 personnes s’attèlent à ce que tout soit parfait, oubliant leur fatigue. Après des semaines sans relâche, un immense défi les attend et ils ne peuvent rien lâcher.

Tous les techniciens sont sur la scène et en pleine réunion avec le chef d’orchestre, BigB. On répète pour que tout soit parfait. Soudain, urgence ! Panique dans les rangs : la cafetière est vide.

Noi, le calme avant la tempête.

Noi ne semble pas vraiment concerné par cet incident. Il est là, assis sur son superbe trône, au milieu d’un décor vraiment canon. Il réclame des massages, des caresses dans les cheveux, des compliments à tous ceux qui passent. Il observe ses sujets tout en me donnant ses premières impressions :

« Vois-tu mon brave, je suis entre le stressé, car une couille peut toujours arriver, et le détendu, car je ne pourrais rien y faire et 130 personnes bossent dessus. J’attends le bourreau, que la sentence tombe. »

Il rigole. Il gère le stress avec brio. Il faut dire que l’enjeu est grand. Lorsque l’on casse sa tirelire pour financer un événement, l’échec fait de vous la première victime, mais Tales of the Lane est le tournoi des multiples donateurs, amoureux du jeu et du duo qu’il ne faut pas décevoir. Après Iron Squid, je conclus très vite que ce tournoi n’ira pas dans le mur. Trop de sérieux, de passion et d'investissement humain pour ça. 

Pas le temps de jouer pour Tolki, il faut installer les ordinateurs des joueurs.

Je pose mes affaires dans les loges, persuadé que cette journée va m’en mettre plein les prémolaires. Dans le couloir, je croise le pauvre Cardell qui n’a pas dormi depuis 48 heures, mais aussi Pomf, frais comme un gardon qu’on vient juste de pécher :

« Je suis souillé et heureux mec. J’ai bien dormi en plus ! Au moins une heure. »

L’ambiance est bonne, tout comme dans la régie où je retrouve BigB, Georges et tous les autres en plein travail.

Petit tour en régie

De retour derrière la scène, Uncle, qui va coprésenter le tournoi, est là, avec sa petite veste et sa petite cravate. Il est classe le Uncle, difficile d’imaginer que c’est le même mec capable de vous sortir des horreurs infinies en pleine VOD pour vous pousser à vous étouffer d’hilarité. Je lui demande de me partager ses impressions :

« Je suis stressé ! Mais je suis vraiment ravi. J’ai su que j’allais présenter le show mercredi, ça n’était pas simple, mais quel bonheur. Cette salle est vraiment jolie, avec son velours rouge, plus convivial que le Grand Rex, il y a un sentiment de proximité. Mais c’est à l’image des jeux, League of Legends a un petit côté plus convivial alors que Starcraft II est plus militaire, plus carré *rire* »

Enorme lors d’Iron Squid, c’est avec joie qu’on le retrouve au micro pour Tales of the Lane.

Skyyart et Uncle vont présenter le show.

Il est 9 heures. C’est l’arrivée de la Dream Team Panda. Kaoru entre en scène avec tous les joueurs. Les quatre équipes sont là, au complet : SK Gaming, Curse.Eu, EC et les légendaires M5. Ocelote, catalyseur de regards, se détache très vite. Alex Ich a le sourire.

Les joueurs sont motivés. Le contraire serait surprenant. La salle impressionne et excite, leur prise en charge est impeccable, et les 15000 dollars promis au vainqueur attirent.

Ocelote, star de SK Gaming, se prépare.

À mes côtés, Chips a l’air épuisé :

« Je ne suis pas du tout stressé, mais je n’ai dormi que quatre heures. Là je me dis que je n’ai pas les clés de la réussite technique, mais j’ai confiance et pour l’instant tout va bien. »

Skyyart va présenter le show avec Uncle, sur scène, une première pour le Golden Boy de League of Legends, à la chemise impeccable. Il a le sourire jusqu’aux oreilles.

« Je suis super excité par l’événement, ça fait tellement plaisir d’être sur scène comme ça. Il y a tout de même de la pression. C’est ma première fois, et on dit que ça fait toujours mal une première fois *rire*, mais c’est un bon trip. Pour commenter, il n’y a pas de soucis, mais présenter, ça va être une délicate découverte. »

Pour patienter et laisser arriver les choses, il regarde le planning de la journée sans le quitter des yeux.

Après les voyages aux hôtels et à l'aéroport pour les joueurs, Kaoru se déconnecte quelques instants.

Achenar, de Lively Ladder (du Dota2, le lundi à 22h30 sur O’GamingTV) est là aussi. Il s’occupe du dérushage :

« Les choses se passent bien au niveau de la préparation. La régie va bien, mais il y fait super chaud, je ne sais pas comment ils vont tenir. » Je l’interroge sur la rivalité entre LoL et son Dota2 « C’est l’événementiel que je kiffe, plus que le jeu même. Et tu sais, je suis pour la paix entre les deux jeux ! *rire* »

La tension monte d’un cran. Le public entre dans l’antre de C&N. Les spectateurs s’installent dans le calme, conscients qu’il faut garder ses forces pour cette longue journée. On prévient les responsables du Casino de Paris que ces gens, polis, bien habillés, beaux comme des camions tout neufs, très nombreux, sont de grands malades habitués à faire tomber de solides et immenses Nexus. Paniqués, ils partent alors vérifier la solidité des piliers du théâtre.

La scène attend les joueurs.

Tout va pour le mieux donc. Mais, il y a eu un moment délicat tout de même : les retrouvailles entre amoureux de Starcraft II.

Thud n’était pas là, en fuite vers le Mexique pour éviter de voir Teemo et Corki sur grand écran, mais nous l’avons rattrapé.

Les autres étaient bien présents, investis et épuisés, Pomf, Kaoru, Yassine et moi-même, dans notre coin, solidaires, à mettre la main sur le cœur en pensant au Swarm. Une journée League of Legends, pour nous, ça n’allait pas être évident.

Heureusement Chips et Noi pensent à tout. Alors qu’on débattait pour savoir lequel d’entre nous allait vomir par terre, afin d’étendre notre creep, voilà que les deux acolytes se sont avancés vers nous avec une bonne nouvelle :

« Les amis, pour vous aider à tenir le coup, on a convié un Coréen, voici Reis. »

Un Coréen ! Un vrai ! Qui aime Starcraft II ! Reis, le manager de SK Gaming, et donc du grand MC, le Président Protoss.

« Faites-lui un câlin pour vous rebooster au cours de la journée. Mais… vous n’en aurez pas besoin, croyez-nous. »

Chips et Noi avaient raison. League of Legends nous a tous conquis. Pour dire vrai, la finale, intense, m’a pris aux tripes, comme les Baneling Trap de SymboL face à MMA durant l'Iron Squid, ou la première fois qu’on dégrafe un soutien-gorge (jamais simple !). Mais nous n’en sommes pas là, avant la fin du tournoi commençons par le début.

Kaoru avec notre Coréen, Reis de SK Gaming.

Il est 10h30. Le public commence à faire du bruit et appelle les deux héros de la journée. Devant une salle pleine, Chips et Noi ne se font pas prier et débarquent sous les clameurs. Note pour Totl2 : il n'est vraiment pas bon d’être à côté des enceintes pour prendre des photos…

Chips et Noi font face à leur public. Grand moment.

Ils sont suivis par Skyyart et Uncle qui présentent le programme de la journée, puis les capitaines des deux premières équipes qui vont s’affronter, Eclypsia et SK Gaming, le tout saupoudré d'un certain humour. Lorsque Skyyart tente de lui faire découvrir le nom d’Ocelote en évoquant un vétéran de la scène, Uncle répond du tac au tac « Johnny ».

Skyyart et Uncle arrivent à leur tour.

Les deux équipes entrent alors sur scène, SK Gaming d’abord avec un Ocelote ovationné. Pour les EC, c’est Kujaa, ancien Millenium, qui est le plus plébiscité. Le public montre déjà son potentiel, ça promet.

Les équipes s’installent. La partie se lance. Nous y sommes, grâce à vous.

Tales of the Lane, c’est parti.

 

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2 commentaires

doog33k
doog33k - 15/11/2012 15h39
Vivement la suite...
Ca me rappelle des souvenirs.. presque une semaine déjà... Le tps passe vite :)
Semrodia
Semrodia - 16/11/2012 13h06
Kere est et sera toujours un des meilleurs rédacteurs de France en ce qui concerne l'esport... Toujours un régal de te lire !

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