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19 nov. 2018 - Bobinou League of Legends

Bilan des Worlds : l'Europe heureuse

Bilan des Worlds : l'Europe heureuse

Trois équipes performantes, des résultats inespérés, une hype incroyable, des games explosives, beaucoup d’espoir, puis un dur retour à la réalité. Les Worlds de l’Europe, c’était tout cela et bien plus encore.

En révélant son maillot pour les Worlds, totalement bleu foncé avec un drapeau européen sur le torse, G2 avait annoncé la couleur. En Corée, les équipes du Vieux Continent étaient venues pour rendre ensemble leur région fière. Un objectif assumé et rempli au-delà de toute espérance, puisque l’Europe a connu son meilleur bilan mondial depuis sept ans, au plus grand bonheur de ses fans.

Une réussite quasi inédite

Pour Vitality, ces Worlds étaient un baptême du feu, qui fut plus que convaincant. Éliminées héroïquement dès le premier tour, les abeilles ont quand même joué les trouble-fêtes dans la poule de la mort, obtenant des victoires de prestige. Le bilan est encore plus beau pour G2, rescapée d’un groupe difficile et auteure de l’exploit du tournoi en quarts contre Royal Never Give Up, à l’issue d’un Bo5 homérique. Si bien qu’on en vient à manquer de superlatifs pour parler du parcours de Fnatic, impressionnante en phase de groupes, en démonstration contre EDG, puis expéditive contre C9, avant de trébucher sur la marche finale...

 


L'exploit de ces Worlds : la victoire de G2 contre RNG. 

 

Sans contestation possible, il s’agit de la plus belle performance jamais réalisée par le Vieux Continent depuis 2011, époque où la scène internationale n’en était encore qu’à ses balbutiements. Des exploits à la pelle, l’élimination du champion en titre Gen.G, celle du favori à la victoire finale Royal Never Give Up, une domination sur les États-Unis confirmée avec le succès de Fnatic contre Cloud 9, deux équipes dans le dernier carré et, surtout, un finaliste : l’Europe se souviendra de 2018.


Une équipe européenne en finale, ça n'arrive pas tous les jours.
Crédits : Riot Games

 

Trois salles, trois ambiances

Et c’est YamatoCannon, coach de Vitality, qui résume le mieux la campagne mondiale des représentants EU :

« Je pense que l’Europe et ses équipes en général… Cela a toujours été à propos de cette « poursuite ». Rattraper la Corée, rattraper la Chine, toujours essayer d’apprendre d’eux. […] Mais c’est lorsqu’ils ont fait leurs propres trucs, qu’ils sont arrivés avec leurs propres idées qu’ils se sont montrés impressionnants. »

Car pour briller, son équipe comme toutes les autres ne se sont pas contentées d’appliquer à la lettre la meta habituellement dictée par la LCK.

 


L'inspirant discours de YamatoCannon, qui a galvanisé les équipes européennes. 

 

Au contraire, l’Europe a joué sur ses forces et chaque équipe s’est imposée en Corée avec son plan de jeu bien particulier. Pour Vitality, ce fut le chaos permanent, autour de champions exotiques tels que Ekko ou Draven et de décisions improbables, à l’image de ce backdoor venu d’ailleurs contre Gen.G. Pour G2, ce fut le splitpush en 1-3-1, rendu possible grâce au tournoi exceptionnel de Wunder et Perkz, impériaux sur leurs solo-lanes. Au final, c’est peut-être l’équipe avec le gameplay le plus standard qui s’est le plus distinguée dans le tournoi : Fnatic a joué l’agression en début et milieu de partie, autour de Broxah notamment et a su faire fructifier ses avantages lors des escarmouches. Trois recettes différentes pour des plats plus ou moins réussis, mais tous savoureux.

Une vraie marge de progression

Malgré tout cela, l’Europe est tombée sur un os et pas des moindres. G2, puis Fnatic ont pris le même tarif en demie puis en finale : un cinglant 3-0, toujours face au même adversaire, Invictus Gaming. Le désormais champion du monde chinois a montré aux écuries EU leurs faiblesses : ni Caps, ni Perkz ont su se montrer à la hauteur face à Rookie et IG s’est simplement montré trop précise dans ses agressions de début de partie. 

 

Si l'Europe parvient à se relever de sa déception, elle n'en sera que plus forte.
Crédits : Riot Games

 

Quoi qu’il en soit, la réussite de la région, alors que l’attente autour d’elle n’était pas à son paroxysme, prouve que l’Europe peut espérer viser loin dans les années à venir. L’arrivée annoncée des franchises à la rentrée prochaine devrait considérablement augmenter les moyens de ses structures. De quoi rendre les LCS plus compétitifs, conserver les jeunes talents et aborder la saison 9 sous les meilleurs auspices.

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