d

26 oct. 2017 - Strift League of Legends

Bilan doux-amer pour l'Occident

Bilan doux-amer pour l'Occident

Parmi les six équipes occidentales envoyées aux Worlds, seules trois d’entre elles sont parvenues à se hisser jusqu’aux quarts de finale. Bien qu’aucune n’ait réussi à dépasser ce palier, de nombreuses performances méritent d’être saluées.

Si proche...

Il n’est pas possible d’aborder ces Worlds sans parler de l’incroyable performance de Misfits. Non contents d’être sortis d’un groupe où tout le monde les voyait finir derniers, le deuxième seed européen est devenu la première équipe occidentale à gagner une partie – en l’occurrence, deux – face à SKT lors d’un best-of-five aux Worlds. Comme à l’habitude, Tristan « PowerOfEvil » Schrage et Nubar « Maxlore » Sarafian ont abusé de leur capacité à prendre l’avantage en début de partie. Mais lors de ce dernier match, c’est surtout Lee « IgNar » Dong-geun qui a brillé grâce à ses picks Blitzcrank et Leona, venant défier les Coréens et le metagame Encensoir ardent.

De l’autre côté de l’Atlantique, les NA LCS peuvent également féliciter Cloud9. Comme à son habitude, l’écurie bleue et blanche a fièrement endossé son rôle de dernier représentant nord-américain. Après avoir survolé les Play-Ins, les joueurs de Bok « Reapered » Han-gyu ont réussi à se qualifier pour les quarts au sein du groupe composé de SKT et EDG. En poussant les Chinois de Team WE jusqu’aux Silver Scrapes, Cloud9 a affirmé une fois de plus son mérite à représenter sa région. Malgré une dernière partie perdue suite à une erreur de draft majeure, la victoire n’a jamais semblé hors de portée. Nicolaj « Jensen » Jensen devra donc attendre encore un an s’il veut conduire les NA LCS à leur première demi-finale.


Reapered, coach de Cloud 9

Reapered peut être fier de ses joueurs qui ont su être performants tout au long du tournoi. Crédits : Riot Games
 

Enfin, il reste le cas Fnatic. Après les Play-Ins et une douloureuse première semaine de groupes, l’équipe a trouvé en elle les ressources pour réaliser une qualification historique en quarts de finale. Malheureusement,  leur adversaire RNG restait un trop gros morceau pour les Européens. Comme depuis la semaine précédente, le Français Paul « sOAZ » Boyer a véritablement tenté de « 1 contre 9 », mais cela n’a pas suffit. Des lacunes de macro-stratégie trop évidentes ont finalement coulé l’équipe. Objectivement cependant, Fnatic est allée aussi loin que lui permettait son niveau actuel. Martin « Rekkles » Larsson aurait donc pu quitter la scène la tête haute, car l’avenir semble enfin prometteur pour l’équipe historique d’Europe.

… et pourtant si loin !

En effet, si certaines équipes ont fait honneur au talent des LCS, d’autres ont cependant déçu leurs fans. C’est le cas de Team SoloMid, pour qui les attentes étaient élevées au sein du groupe D. Une absence totale de stratégie en début de partie et des drafts trop orientées late game ont été sévèrement punies par tous ses adversaires. En dépit de bonnes performances, la superstar Søren « Bjergsen » Bjerg n’a simplement pas eu les clés en main pour porter son équipe vers la victoire. Malgré le retour de l’AD carry Yillian « Doublelift » Peng et ses mécaniques en teamfight, les défauts de la stratégie de TSM ont été trop aisément exploités. On ne peut qu’être déçu par la performance du premier seed nord-américain, qui n’avait fait que souligner au long de l’année que son objectif majeur était les Worlds.


TSM Svenskeren

Dennis « Svenskeren » Johnsen voit une fois encore son équipe se faire éliminer en phase de groupes.
Crédits : Riot Games

 

La malédiction des premiers seeds s’est également abattue sur G2 Esports. Les champions d’Europe se sont cette année retrouvés dans le fameux « groupe de la mort ». Bien qu’ils n’en soient pas sortis, G2 demeurait l’équipe la plus solide d’Europe, du moins en théorie. L’échec et la perspective de changements de roster semblent aujourd’hui accabler les coéquipiers, en particulier le jeune midlaner Luka « PerkZ » Perković. Toutefois, G2 a su donner du fil à retordre à ses adversaires, puisqu’elle est la seule à avoir vaincu RNG dans son groupe. Malheureusement, comme l’a déclaré le propriétaire de la structure Carlos « ocelote » Rodríguez Santiago, l’équipe a simplement rencontré meilleure qu’elle, tôt dans la compétition.

Finalement, la dernière équipe occidentale est Immortals. Et il ne faisait pas bon d’être un supporter d’Immortals cette année. Après une première semaine de groupes encourageante, les petits nouveaux des Worlds se sont rapidement écroulés lors de la seconde, ravivant ainsi les memes de « NA week 2 ». Si leur performance lors des groupes n’était pas brillante, elle n’était pas affligeante pour autant. Avec plus d’expérience, le squad serait d’ailleurs probablement sorti des groupes à la place de Fnatic. Une perspective qui aurait pu être encourageante pour l’année à venir, mais la structure s'est vu refuser sa place dans le nouveau système des LCS NA, basé sur les franchises. 

Plusieurs équipes occidentales ont ainsi tenu la dragée haute face à leurs adversaires asiatiques cette année. Si l’on observe une amélioration sur le plan de la cohésion et donc des teamfights, la dimension macro-stratégique semble toujours être en faute, notamment comparativement aux Coréens. Toutefois, et ce malgré des résultats inégaux, le fossé entre Est et Ouest semble se fermer. Mais est-ce réellement dû à une montée de niveau de l’Occident ou à une baisse de régime de l’Asie ?

Poster un commentaire

Vous devez être connecté pour pouvoir poster un commentaire.