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10 nov. 2014 - ZeManiaK Divers

Borderlands the Pre-Sequel : stand-alone de brutasse ou gros DLC ?

Borderlands the Pre-Sequel : stand-alone de brutasse ou gros DLC ?

Enfin ! Après avoir sué sang et eau sur plusieurs J-RPG, certes excellents, il me tardait de revenir à un peu plus d'action. Et en la matière, ce Borderlands : The Pre-Sequel, dont le nom insinue subtilement que l'action se passe entre les deux premier opus, m'a servi. Cela étant, j'avais mes craintes avant d'aborder ce jeu : est-ce que 2K allait nous pondre une redite vite faite du deuxième épisode qui se passait sur la Lune, ou bien allions-nous voir un jeu stand-alone qui se suffisait à lui-même ? La bonne réponse fut heureusement la deuxième, même si ce voyage sur Elpis fut plus court qu'espéré...

Screw Gravity !

Elpis, la lune de Pandore, est le lieu où cette nouvelle aventure de Borderlands prend place. En bonne lune, Elpis possède une gravité réduite qui permet des sauts étendus, avec en plus l'utilisation d'un kit à oxygène qui permet de booster le saut mais aussi d'atterrir brusquement et d'infliger des dégâts dans un mouvement appelé pillonage. Précisons que ces dégâts peuvent être élémentaux si on a équipé le bon kit.

Plus généralement, l'action de cette aventure se veut encore plus barrée et nerveuse que celle de ses prédécesseurs : en effet, la gravité, les boosters, les nouvelles armes (possibilité de glacer les ennemis pour les fracasser ensuite, par exemple, ou bien l'apparition des lasers), tout cela a été pensé pour que les joutes soient plus brutales, et vous serez fréquemment le nez en l'air pour chercher d'éventuels assaillants disparus... ce qui nuit à la fluidité des combats, parfois. Cependant, le level-design a été adapté à la situation, et plusieurs quêtes vous demanderont d'exploiter vos capacités de saut (ou d'utiliser des plateformes-tremplins) afin de coller des affiches ou d'atteindre des points inaccessibles au premier abord. Sympathique, mais on peut s'en lasser vite.

J'ai personnellement bien apprécié le nouveau véhicule, le Stingray, qui permet lui aussi de sauter pour traverser des gouffres infranchissables, mais la maniabilité pas toujours évidente de l'engin semble avoir fait rager quelques-uns de mes confrères sur le net. Je suis assez fan de la bête, mais elle n'est pas tellement mise en valeur au cours de l'histoire, ce que j'ai pu regretter.

Mon royaume pour un Clap-Trap

Une des possibilités les plus attractives du jeu, annoncée depuis belle lurette, tient promesse : le fait de pouvoir (enfin) incarner Clap-Trap, ou plutôt Frag-Trap. C'est le personnage-joueur le plus barré de tous, et de loin, non seulement dans ses interactions avec les PNJ ou dans ses dialogues, mais aussi dans ses skills. En effet, non seulement le robot possède un pouvoir, Chasseurdelarche.exe, qui est censé s'adapter à la situation (en fait, vous pouvez tout aussi bien appeler une aide que faire apparaître des trucs totalement délirants) mais chaque avancée dans son tableau de skills vous donnera un bonus ET un malus. Bref, si le jeu vous demande trois fois de confirmer votre choix si vous choisissez Clap-Trap, ce n'est pas que pour la vanne, c'est aussi car une partie avec lui s'avère vraiment imprévisible.

Athéna et Wilhem, deux des trois autres personnages jouables, m'ont moins marqué : certes, les tourelles du Monsieur sont sympathiques et le côté Captain America d'Athéna est intéressant, mais rien de très original par rapport aux classes des opus précédents. Mon personnage préféré, à tous les niveaux, fut Nisha, la « justicière ». En effet, non seulement elle a la classe, mais son pouvoir qui lui donne une visée automatique temporaire, s'il n'est pas non plus d'une originalité folle, permet des combinaisons bien crasses. D'autant qu'elle est le perso qui se rapproche le plus d'un sniper, ma classe de prédilection (même si ZerO de Borderlands 2, avec son invisibilité et son leurre, convenait plus à mon style de jeu).

En tout cas, les classes sont suffisamment distinctes pour qu'un reroll ne soit pas qu'une redite de la partie précédente. Et les loots toujours plus nombreux et variés permettent de se forger un équipement qui peut répondre à toutes les situations.


Vous la trouvez classe ? Attendez de l'entendre parler...

L'ascension du Handsome Jack

L'attrait scénaristique mis en avant par les développeurs était de raconter comment le Beau jack (arg, les traductions françaises) était arrivé au pouvoir. L'antagoniste principal de Borderlands 2 est ici un support et apparaît différent du mégalo que nous connaissions dès le début du jeu. Athéna, qui raconte l'histoire (qui est en fait un flashback), nous montre l'envers du décor lorsque Jack apparaît très vite, bien qu'arrogant et imbu de lui-même, comme faisant plutôt partie des gentils. L'idée étant alors de comprendre comment cet homme bien mais avec ses défauts deviendra un tyran sanguinaire totalement maboul.

Mais cette histoire, bien qu'intéressante, a ses creux. Et après une introduction en fanfare qui s'assume comme telle, on est ensuite sur notre faim, pendant plus d'une dizaine d'heures à se retrouver dans une certaine routine, pas désagréable certes, jusqu'à ce que la tension reparte crescendo. Un très bon point à noter dans ce Pre-Sequel : le personnage qu'on incarne semble réellement « vivant » et non plus seulement notre avatar. En effet, il dialogue avec les PNJ constamment, se permet des remarques parfois franchement déplacées (Nisha est ainsi très bonne en poissonnière reconvertie en shérif), et finalement acquiert une densité qui manquait un peu aux précédents opus. Cela dit, Jack, comme dans Borderlands 2, continue de voler le show, et la question qui vous guidera tout au long de l'aventure sera de comprendre pourquoi il est devenu si méchant.


Moi, j'aurais dit « PARCE QUEEEEE ! », mais je suis un grand nostalgique.

Conclusion : Borderlands The Pre-Sequel, un mètre étalon... du cul ? (pardon, mais il fallait que je la fasse)

Borderlands : The Pre-Sequel est assurément plus qu'un copier-coller de l'épisode 2. L'histoire est déjantée tout comme les personnages, le gameplay se revivifie et l'ambiance est... lunaire (OUCH... ok, j'arrête). Mais on était tout de même en droit d'attendre plus d'un épisode qui se présente comme un stand-alone et se vend au même prix. Pas de révolution donc, mais les amoureux de Borderlands dont je fais partie apprécieront le voyage et sauteront sur l'occasion... une fois qu'il coûtera moins cher. Il faudra par contre attendre Borderlands 3 pour voir la série évoluer (ou régresser, c'est selon). Cela dit, si vous voulez un shooter-RPG qui sorte des sentiers battus et si vous ne connaissez pas la série, The Pre-Sequel est un bon investissement, car botter des fesses et tuer des méchants, c'est toujours une valeur sûre dans le monde des jeux vidéo.


Preuve que le canard est une espèce bien plus évoluée que l'Homme : il n'a pas besoin de respirer sur la Lune. Cela dit, au niveau des robots, les humains sont clairement mieux accompagnés...

 

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1 commentaire

Necktal
Necktal - 10/11/2014 16h48

Athena c'est la meilleure et la plus belle et la plus gentille ! Na !

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