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22 avr. 2014 - ZeManiaK League of Legends

Brelan de Split pour les Fnatic

Brelan de Split pour les Fnatic

Après un split pour le moins houleux qui aura vu les supporters de Fnatic hésiter entre la joie indicible, le désespoir le plus noir et l'espoir le plus fou, la line-up de Soaz et compagnie a réussi à s'imposer dans ce spring split des LCS 2014.  Avant d'effectuer un retour sur les raisons possibles d'un tel maintien au top de la team Fnatic, mais aussi disséquer l'ensemble des play-offs et les résultats de chacune des équipes concernées. Puis, nous nous pencherons sur la domination de nos nouveaux champions. Est-ce le résultat d'une discipline de fer? D'une stratégie bien huilée? De l'application du protocole VIPED? Tentatives de réponses ici.

L'ascension des Roccat, la déchéance des Gambit?

La défaite des Gambit face aux Roccat en quart de finale a laissé plus d'un spectateur pantois (sauf l'auteur de ces lignes, qui l'avait pronostiqué ici).  A vrai dire, nous avons tellement été habitué a voir les Gambit se relever en phase de tournoi même après une série de matchs décevants que voir les Roccat s'imposer fut une surprise, qui plus est avec un 2-0 assez sec. Les Gambit ont selon moi sous-estimé le Thresh de Vander, sans le ban, ce qui leur a joué de sales tours. De plus le Kassadin d'Alex Ich lors de la game 1 a tout sauf convaincu, alors que le Jax de Xaxus a lui plutôt impressionné. Roccat s'est ainsi hissé en demi, stoppé par SK mais ayant ensuite conquis la 3è place aux dépends d'Alliance en sortant une composition type dans laquelle ils semblent exceller, à base de Jax-Elise-Jinx-Thresh + un mid utile en tf, synchronisant et superposant les crowd-control pour tuer les adversaires un par un. Une line-up très convainquante donc, il est fort possible qu'elle monte encore en puissance dans le summer split.

En ce qui concerne nos amis russes, s'ils ont réussis à éviter les Up and Down (voir prochain paragraphe), ils sont passés très près de la correctionnelle. Incapacité à saisir la nouvelle méta,  impréparation (peu probable), ou manque de considération face à une concurrence aux dents aiguisées? Dans tous les cas, Gambit doit très vite se reprendre pour retrouver une place digne de son statut de favori en Europe.

Des loups blessés mais toujours mordants.

Ce sont donc les Copenhagen Wolves qui obtiennent la très frustrante place de sixième, et qui devront donc passer les Up and Down, certes en choisissant en premier leurs adversaires. Mais quels sixièmes! Quand on se penche sur leur parcours, on remarque qu'en termes de résultats comme de jeu démontré, ils sont très près des cinq premiers. Extrêmement agressifs dans la première game face aux Alliance (une t3 bot détruite à la cinquième minute avec FB à la clé, assez inédit hors de Corée), ils ont payé certaines erreurs comme des positionnements hasardeux de Cowtard. On retiendra aussi ce call Nashor totalement foireux face aux Gambit qui donne un pentakill à Genja et relance des russes presque ejectés des LCS dans la partie pour finalement les voir s'imposer en cinquième place. On peut être cependant confiant dans la capacité de cette équipe à s'imposer en U&D pour revenir dans les LCS Summer Split.

Une Alliance fragile.

Un titre peut-être trompeur alors que la line-up finit quatrième des LCS, mais pouvait-elle espérer mieux? Probablement, étant donné le niveau qu'elle avait montré à la fin du split. Si échouer en demi-finales face à Fnatic n'a rien de honteux, la fessée que leur ont mis les Roccat, notamment dans la deuxième game du match pour la troisième place qui se terminera à la 23è minute avec un 16-2 se sera révélée une douloureuse épreuve . Un résultat plus qu'en demi-teinte donc, mais Alliance restera un concurrent sérieux pour le podium à l'avenir, si Froggen & Co deviennent plus constants.

Des SK au niveau.

Sk Gaming devient donc deuxième de ces LCS, après avoir été en U&D l'année dernière. Quel changement! L'équipe est très impressionnante et même les Roccat pourtant très accrocheurs n'ont pu triompher d'eux en demi-finales, puisque les Sk contrairement aux Gambit, ont ban le Thresh de Vander après avoir perdu une game contre lui. Cela dit, la claire domination des Fnatic en finale montre que cette line-up en devenir n'a pas encore les épaules pour jouer face aux top teams mondiales (ce que Fnatic semble être incontestablement redevenue). A noter les très bonnes performances de l'ancien Fnatic, nRated,  mais surtout de Candypanda, le vétéran de l'équipe qui a bien porté son poste de carry sur Lucian et même sur Twitch.

Fnatic, la crème de la crème.

Ceux qui auront lu la preview des playoffs savent que j'avais parié sur la victoire des Fnatic, ce qui par ailleurs me change de mes pronos foireux habituels. Mais cette victoire de la team à Soaz est-elle vraiment si incongrue? Penchons nous sur les raisons d'un succès bien mérité:

Une compréhension totale de la méta actuelle.

Si les Fnatic ont toujours été une équipe performante en ce qui concerne les rotations et la prise d'objectifs, il est impressionnant de voir à quel point depuis la dernière semaine du split nos champions semblent irrésistibles en la matière, surtout avec la nouvelle méta bien plus concentrée sur les tours. Il sera apparu bizarre à de nombreuses personnes, dont moi, de voir les Fnatic ne prendre qu'une tour lors d'un lane swap alors que leurs adversaires en prenaient deux, pour se concentrer sur le farm dans la jungle. Mais finalement, Xpeke &Co ont décidé à chaque fois de se concentrer sur les teamfight et la prise d'objectifs petit à petit sans trop rusher, en cela bien aidé par des compositions pour le moins innovantes.

Un jeu d'équipe au top niveau.

Avec le buff délirant du heal, désormais présent dans toutes les games compétitives, on aurait pu penser que les équipes tenant le haut du pavé allaient juste switcher leurs summoners spells et continuer comme avant. Mais pensez hors du cadre, c'est une chose que Fnatic sait faire. Prenez pour exemple la première game face aux Alliance, et regardons la compo des Fnatic: Soraka(ban la game d'après)-Kha'Zix-Kayle-Lucian-Janna. Une telle composition d'équipe vous semble t-elle jouable, là comme ça, de prime abord? Eh bien les Fnatic l'ont porté aux nues, étant capables de prolonger les teamfights suffisament longtemps pour faire parler le sustain du heal, ou se dotant de capacités de disengage suffisantes pour assurer la retraite si besoin. Ce cas d'école n'est qu'un des aspects qui explique la domination Fnatic: l'équipe semble préparer des stratégies certes incongrues mais toujours réfléchies et, tel l'eau, savoir s'adapter à toutes les situations.

Un Rekkles en feu.

Nommé fort justement MVP du split dans son ensemble, auteut d'un 29/3/26  pour l'ensemble des games des playoffs, soit un KDA supérieur à 18, Rekkles est l'élément qui a permis à Fnatic de revenir au top après leur traversée du désert. Les commentateurs avisés de LoL savent qu'avant les Fnatic dépendaient souvent de la forme de leurs solo-laners pour carry des games et permettre aux autres de se feed suffisament. Mais Rekkles, avec son profil finalement proche d'un Météos (même à poste différent), est capable de farm efficacement et de saisir toute occasion de prendre un kil/une assist tout en étant le plu safe possible. La bot lane Fnatic est devenue leur pièce maitresse et on notera d'ailleurs l'excellence des plays de Yellowstar qui complète plus qu'efficacement Rekkles.

Voilà qui conclue ce spring split pour l'Europe. Mais avec les U&D bientôt, les All stars puis le summer split, Fnatic et consorts auront tôt fait de se déchirer de nouveau sur la faille, pour notre plus grand plaisir.

 

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