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19 févr. 2016 - O'Gaming Divers

D&J S4 - Les Aztèques - Le Lore de Klapstok

D&J S4 - Les Aztèques - Le Lore de Klapstok

Avril, 1520, Tenochtitlan. Cortès et ses hommes ont débarqué depuis plus d'un an sur les côtes du Yucatan. Ils sont plusieurs centaines. Fantassins, cavaliers, arquebusiers à partir à la conquête de ce nouveau monde. Parmi ces hommes fuyant leur terre natale, à la recherche de gloire ou d'or, se trouvent quatre aventuriers. Voici leur histoire...

Javier Barrosa, 46 ans.

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« Ces chiens ivres ne se tairont donc jamais, nom de Dieu ! » grommela Javier Barrosa dans sa barbe, qu'il avait longue et hirsute. Il était assis nonchalamment sur une pierre recouverte d'une mousse épaisse, tous les pores de sa peau suintant d'une transpiration abondante et poisseuse par la chaleur humide de la jungle nocturne. Alors que le reste de l'expédition festoyait bruyamment autour d'un feu terne à quelques mètres de là, Javier était resté dans la pénombre des frondaisons et aiguisait sa lame d'une main caleuse, dont la peau était tannée par tant d'années exposée aux braises ardentes de la forge.

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Il ne saurait dire depuis combien de temps il avait débarqué – dans la boue d'une aube pluvieuse  –  sur ce « Nouveau Monde ». À vrai dire il n'avait pas trop eu le choix, c'était ça ou la corde. Et il n'avait eu aucune envie à ce moment d'aller vérifier si Dieu était bonhomme ou vengeur. Il avait toutes les raisons de le fuir, n'étant pas en très bons termes avec « le Seigneur » depuis qu'il avait planté son marteau de forge dans le crâne du cureton qui n'avait pas était capable de sauver sa fille du typhus. Celui-là même qui avait était incapable de sauver sa femme morte en couche huit ans auparavant.

 « Eh l'érudit ! Si là-haut tu croises ton Tout-puissant, tu lui pisseras dans les bottes de ma part !» - avait-il hurlé, l'haleine lourde et saturée de vin, avant de donner le coup fatal.

Il avait été en toute logique condamné à mort, traité d'hérétique et s'était fait cracher dessus par le village tout entier. Il avait beau être l'un des forgerons les plus talentueux de la région de Valence, s'attaquer à l'Eglise, c'était s'attaquer à l'Empire lui-même. Par chance, ou ironie, la couronne avait besoin de gaillards comme lui pour coloniser les terres lointaines d'Amériques. On l'avait donc foutu de force sur un navire royal, rempli d'hommes avides d'or et d'aventures.

Barrosa avait passé toute la traversée isolé dans les soutes, à invectiver et jurer, ne rechignant néanmoins pas aux besognes qu'on lui assignait. Il était doué de ses mains, précis comme un compas et fort comme un taureau. Il avait dû tout de même montrer les poings à plusieurs reprises et avait gagné le respect des soldats. Les savants et hommes de Dieu, eux, se méfiaient toujours de « l'hérétique » et fermaient leurs dortoirs à double tour. Javier s'amusait de leur peur envers lui, et en tirait une certaine satisfaction presque maladive.

Une fois débarqué sur les côtes suffocantes, on lui avait assigné une cahute isolée où il avait pour devoir de forger et réparer les armes et pièces d'armures de la garnison. Barrosa ne descendait que rarement au cœur de la colonie. La plupart du temps pour se ravitailler en vin et se lover dans les bras d'une putain, avant de repartir s'enfermer dans sa forge fumante et étouffante, au bruit des tintements de l'acier rouge et du soufflet.

Un matin, un soldat haut-gradé vint frapper lourdement à sa porte et le somma de le suivre. Ils formaient un corps d'expédition vers le Sud, et avait besoin d'hommes solides et sans attaches. Il avait alors empaqueté quelques breloques, versé l'eau sur les braises, et pris le chemin de l'avant-poste en lisière de jungle.Son seul secret espoir : tomber au cœur d'une bataille et se laisser planter une lame entre les omoplates.

Afin de mettre un terme à sa misérable existence.

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Les chants et les rires d'ivresse s'étaient tus. Le feu n'était plus qu'un tapis de cendres tièdes. Seul quelques ébats timides et les ronflements des fêtards troublaient encore le silence de la jungle. Javier lui, ne dormait pas. Il n'y comptait pas. 

« Oh Luz, oh Paola ... Comme j'aimerais vous rejoindre. Mais j'ai la trouille du bon Dieu. S'il est revanchard, il me damnera et me privera de vous pour l'Éternité ! ».

 

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2 commentaires

TheGameisLive
TheGameisLive - 20/02/2016 00h21

Ca va toner fort !

Azeriox
Azeriox - 21/02/2016 02h59

Vivement Mercredi, époque Aztèques ça me chauffe grave :P Par contre je sais pas si l'article à été écrit tard ou juste étourderie (parce que la faute est pas faite tout le temps) mais :
"(...)n'avait pas était capable de sauver sa fille du typhus(...)" => n'avait pas été.
" Celui-là même qui avait était incapable de sauver sa femme(...)." => avait été.
Je suis pas bon en orthographe mais juste pour que ça soit plus propre.
A mercredi bande de fou !

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