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02 sept. 2014 - Ura Divers

Deponia : The Complete Journey, une aventure déjantée

Deponia : The Complete Journey, une aventure déjantée

Qui, il y a ne serait-ce qu’une petite dizaine d’années, ne s’est jamais surpris à rêver de réalité virtuelle. Si ce n’est pas encore tout à fait au point, force est de constater que le jeu vidéo a aimé évoluer avec la technologie… Simulations, mondes ouverts et mondes persistants n’ont tardé à venir ravir les joueurs les plus exigeants grâce à des moteurs graphiques toujours plus performants et accessibles. Mais, certains développeurs, sans doute  nostalgiques de la longue genèse du média vidéo-ludique, n’ont pas oublié de continuer à faire persister certains genres de jeu qui connurent un succès monstre à leurs époques. C’est le cas, parmi tant d’autres, des jeux d’aventure que l’on appelle aujourd’hui « Point&Click »… Les fans de LucasArt de l’époque s’en souviendront !

Et il faut dire que de nombreux studios sont devenus porte-étendards de ce genre si atypique. Telltate Games, Amanita Design, Pendulu Studios… Tous semblent l’adorer ! Aujourd’hui, nous allons parler du studio Daedalic Entertainment et de leur toute dernière création : «  Deponia : The Complete Journey » parue en juillet 2014 (c'est en fait une compilation de trois épisodes sortis entre 2012 et 2013). Auteurs d’un plutôt moyen « Edna & Harvey s’évadent » et d’un plus convaincant « Les Chroniques de Sadwick », les développeurs Allemands n’en sont pas à leur coup d’essai et comptaient bien sur Deponia pour se faire une place de luxe dans ce marché de niche. Qu’en est-il désormais ?

 

« I have a plan ! »

Vivre à Deponia n’a rien d’agréable… Cette planète, ou plutôt cette poubelle abrite des habitants miséreux qui ne demanderaient qu’à rejoindre Elysium, un monde bien plus enviable ! Mais comment ? C’est ce que se demande Rufus. Abandonné par son père, il élabore désormais des plans pour s’enfuir de cet enfer et pour pouvoir enfin vivre une vie d’abondance et de prospérité... Mais il se trouve que cet individu est un parfait égoïste et que de chacune de ses tentatives résulte un échec. Exaspérant au possible, il s’obstine à vouloir atteindre son but. Et, lorsqu’un jour, une jeune fille nommée Goal se retrouve par sa faute sur Deponia, la vie de ce Rufus va prendre une toute autre tournure… Mais n’espérez pas le faire changer !

En effet, ce personnage à tout d’un être profondément détestable. Obstiné et irrespectueux  au possible, il s’avère être une véritable plaie pour les habitants de son village. Mais, pour nous, il est une source de bonheur et de bonnes tranches de rigolade. Dans sa quête, il ne cessera d’exaspérer tout son entourage par des running gags de très bon goût et des dialogues acerbes pour notre plus grand plaisir. Beaucoup de ses interactions avec ses proches valent le détour et rattrapent un scénario qui, sans rien avoir de catastrophique, manque un peu de rythme aux premiers abords (d'autant plus que cela est de moins en moins flagrant). Presque que du positif donc.

Il a une bonne tête, non ?

Par contre, là où le bât blesse, c’est au niveau du gameplay qui ne s’adresse absolument pas aux néophytes du genre. Les mécaniques de gameplay, introduites par un didacticiel qui vous fera adorer détester Rufus dès ses premières secondes, n’ont bien entendu rien de bien compliqué : il vous faudra discuter avec d’autres personnes, ramasser des objets, les combiner… Du classique quoi. Non, la difficulté réside dans des énigmes qui ne sont pas toujours évidentes et logiques. Il vous faudra donc vous armer de patience car il y a de fortes chances que vous vous retrouviez parfois à essayer de combiner chaque objet de votre inventaire pour au fait vous rendre compte que la solution se trouvait devant vos yeux… Frustrant mais pas insurmontable !

D’autant plus qu’à côté de cela, les graphismes sont sublimes ! Les tableaux, variés, sont peints avec soin et de nombreux détails leurs offrent une grande richesse qui se ressent jusque dans le level design. Car, si les différents environnements ne sont pas immenses, ils sont plutôt denses, variés et sont tout simplement réussis. L’univers, dans son ensemble, est très coloré et les personnages s’y insèrent parfaitement même si certaines de leurs animations sont parfois un peu trop hachées et manquent de fluidité. Le tout est, en tout cas, cohérent et ne manque pas d'originalité… Les développeurs de Daedalic ont incontestablement de grandes qualités artistiques !

Que se passe-t-il au gichet ?

Et, histoire de ne pas me faire mentir, la bande-sonore mérite elle-aussi des louanges. Rares sont les moments de silences puisque les thèmes musicaux, originaux eux-aussi, sont omniprésents et ont la qualité d’être très rythmés et de rester en tête. C’est déjà bien, vous me direz, mais c’est n’est pas tout ! Les doublages anglophones (sous-titrés en français) sont l’une des plus grandes réussites du jeu. Pleins de vie, les dialogues nous convainquent et les acteurs, dont notamment un (ou une) guichetier(e), se lâchent sans cessent en faisant preuve d’une grande personnalité. Un effort notable puisque, comme je l’ai dit précédemment, les dialogues font partie intégrante du gameplay !

Conclusion

Bref... Que dire pour conclure ? Pourquoi pas, tout simplement, que ce jeu est une bonne pioche ? Certes, les énigmes, tirées par les cheveux, en feront pousser de bien blancs à certains, mais, mis à part cela, rien n'est à jeter. Le scénario est somme toute très correct et est porté par des dialogues bien écrits, les graphismes, très jolis, disposent d'une belle identité et la bande-sonore, grâce à des doublages à se tordre de rire, porte le titre à bien des occasions. Bien entendu, il y a très peu de chance que ce titre réconcilie les détracteurs du genre Point&Click avec celui-ci, mais les autres y trouveront sans aucun doute plus d'une vingtaine d'heures de bonnheur. J'attends personnellement avec une grande impatience les prochaines productions de chez Daedalic !

 

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