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27 janv. 2015 - O'Gaming Divers

Donjons & Jambons S02 : le lore de Sak Hakaka (Pi)

Donjons & Jambons S02 : le lore de Sak Hakaka (Pi)

Et c'est reparti pour l'aventure ! Noc & Pi reviennent avec une nouvelle saison de Donjons & Jambons tout aussi déjantée que la précédente. Une fois n'est pas coutume, Noc est cette fois-ci Maître du Jeu tandis que Pi est accompagné par Noi, Zouts et Funkadelic ! Je vous laisse découvrir la (relative) petite histoire de Sak Hakaka, un personnage disons... Atypique !

Fils de sa mère et malheureusement de son père...

Je suis né d’une mère humaine et d’un père... Gobelin. Avant ma naissance, je ne pensais pas qu’un tel mélange était possible, mais je me suis bien vite rendu à l’évidence : ça marche et ce n'est pas beau à voir...

Mes parents se sont rencontrés dans une taverne à Eryth, grande ville aux abords des Lacs Gelés.

Mon père et ses acolytes gobelins faisaient, depuis plus d’un an, un voyage « spirituel ». En fait, ils mettaient à sac tous les bourgs, villages et villes sur leur chemin en pillant et en violant pour montrer au monde qu’aucun dieu n’existe et qu’il suffit de se servir pour vivre riche et heureux.

Un soir, après une journée de « labeur », mon père alla se reposer dans une petite taverne au fond d’une impasse sombre. Il ne remarqua ma mère (belle humaine, grande et élancée) que lorsqu'elle le saisit et l’attira de force dans une chambre à l’étage. De cet amour furtif naquit ce que je suis aujourd’hui : un bâtard des deux races, ne pouvant compter que sur moi-même... Et Tartine. Vous voulez savoir qui est Tartine ? Lisez d’abord la suite.

Ma jeunesse fut plutôt austère. Je restais souvent dans la petite chaumière que louait ma mère. Elle ramenait tous les jours des nouvelles personnes à la maison, sans distinction de race, pour faire « voussavezquoi »... Je dois bien avouer que cela m’était égal. Je m’occupais en jouant avec un kit de chimiste qu’une des conquêtes de ma mère avait oublié un jour. Je me passionnais pour cette « magie » : mélanger les substances, créer des couleurs inconnues, faire du feu avec du liquide... Mes compétences grandissant dans le domaine, je décidai un jour d’aller voler un bouquin sur la flore et ses effets potentiellement néfastes sur le corps humain lorsqu'elle utilisée à mauvais escient : « la flore, c’est fort ! » écrit par un certain Bilbo Quay. Dans ce livre, (que j’allais considérer très vite comme ma référence), je découvris les vertus de certaines mousses et écorces poussant près de chez moi à Eryth. En séchant ces matériaux, en les frottant contre la pierre et en récupérant la poudre issue de ces manipulations, je pouvais fabriquer des explosifs. C’est alors que je découvris ma deuxième passion : tout faire péter.

Un jour, ma mère voulut que je me forme chez le forgeron du coin, Maître Tyren.

Nous étions une petite dizaine d’enfants à suivre cet apprentissage. Lors des deux premières années, aucun enfant ne m’adressait la parole. Pour eux, j’étais le gars étrange et moche, moyen en tout. Ils se moquaient de moi, me rouaient de coups à la fin de chaque journée et me crachaient dessus quand Maître Tyren avait le dos tourné.

Maître Tyren m’aimait bien. Un jour qu’il surprit les autres enfants à faire couler de l’acier en ébullition sur mon petit orteil, il me regarda droit dans les yeux et me dit : « mon garçon, dans la vie, mieux vaut faire de la peine vivant que mort. Attend le bon moment et quand ils auront le dos tourné, débrouille-toi pour leur faire payer. D’ici là, souffre en silence. »

J’ai suivi son conseil en supportant ces tortures encore une année durant. Je prenais de plus en plus de plaisir à feindre la douleur et à pleurer sur commande. Je leur donnais confiance en eux. Ils n’avaient, supposément, rien à craindre de moi. Ils ne me voyaient même plus.

Une nuit, je m’infiltrai dans le domicile de l’enfant le plus vicieux. Je grimpais jusqu’au premier étage et ouvrais la porte de sa chambre (cela faisait longtemps que je le suivais en fin de labeur). Il dormait sur sa paillasse, paisiblement. Je pris à ma ceinture une petite fiole d’un liquide que j’avais concocté moi-même, entrouvris sa bouche, et versais quelques gouttes. Il toussota puis se rendormit dans un ronflement.

Le lendemain, il ne vint pas travailler. Le surlendemain non plus. C’est au troisième jour que Maître Tyren alla à son domicile pour parler à ses parents. Apparemment, il était mort dans son sommeil quelques jours plus tôt, d’une cause non identifiée.

J’avais 10 ans.

Dans les années qui suivirent, plus personne ne m’embêta car, étonnamment, tous ceux qui s’approchaient de moi mouraient dans des conditions de plus en plus atroces. Sans preuve bien évidemment.

Un jour, tout devint clair pour moi : l’humanité ne vaut rien tant qu’on ne s’approprie pas ce qu’on considère être à nous !

J’avais eu mon « diplôme » de forgeron et travaillais depuis plusieurs années chez Maître Tyren, quand j’entendis un miaulement léger derrière la masure. Je quittai mon poste pour aller voir ce qui se passait et ce que j’aperçus m’emplit de joie : j’avais trouvé mon double !

Un petit chat, encore tout jeune, les poils ébouriffés, était en train de mordre jusqu’au sang les pattes arrières d’un autre chat plus gros, coincé entre deux planches d’une palissade. J’observais la scène quelques minutes. Le chat mordait et miaulait, mordait et miaulait. Il semblait prendre un malin plaisir à faire souffrir l’autre. Quand il en eut fini avec la patte du pauvre matou, il s’attaqua à son arrière train avec ses griffes, comme un chat normal le ferait sur les murs d’une bâtisse. Et puis, il arrêta, miaula un ordre au gros chat, et l’autre sortit de son piège tout penaud. En fait, il n’était pas du tout coincé, il avait accepté son sort.

Je réfléchis à ça toute la journée et le soir : comment un chat aussi jeune pouvait dominer d’autres chats plus vieux et imposants.

Le lendemain, j’avais pris une décision. Il serait mon compagnon et je le dresserais. Quand je le retrouvai derrière la forge de Maître Tyren, il était en train de manger une tartine. Ce serait son nom.

Plus tard, le travail conventionnel m’ennuya. Je partis donc à l’aventure pour détrousser les voyageurs, les maisons, les châteaux... tout ce que je voulais, je le prenais. J’étais souple et discret, Tartine savait faire diversion et j’éliminais tous ceux qui me barraient le chemin. Dans le dos bien sûr !

Honneur ? Je ne connais pas ce mot.

Je suis pour le partage des richesses... Avec moi seulement.

Malheureusement, mon dernier méfait ne marcha pas comme je l’avais souhaité. J’étais, depuis peu, dans une ville portuaire nommée Tortuga et j'avais remarqué que tous les vaisseaux de Morgan le Fou quittant le port, revenaient quelques jours après, pleins d’or et de pierres précieuses. Je décidai donc un soir de m’infiltrer sur l’un de ces navires. Le plan était simple. Laisser les pirates piller tout ce qu’ils voulaient, le récupérer en pleine nuit, et m’enfuir avec l’une des barques du bord. J’avais seulement omis un point sans importance apparemment... Il est impossible de se cacher plusieurs jours dans un bateau de guerre sans être découvert par l’équipage. J’ai été attrapé, battu et ligoté dans les cales du vaisseau.

Ça fait maintenant plusieurs jours que je n’ai pas mangé et que je n’entends plus un son au-dessus de ma tête. Normalement, le plancher craque... M’ont-ils oublié ? Tartine est proche de moi, attachée à un pieu, en train de dormir paisiblement.

Des secousses énormes ébranlent le bateau. Je sens la coque craquer à se rompre sous moi. Pas un cri, pas un ordre hurlé sur le navire. Après quelques minutes, tout se calme et j’entends au loin quelques personnes hurler. Je perçois des dizaines de frottements contre la coque, comme si des personnes essayaient de se hisser sur le pont principal.

Le bateau démarre... Le clapotis des vagues contre la proue... Des bruits de pas au-dessus de moi... Peu... Tartine fait sa toilette...

Et si vous avez raté le dernier épisode !

Retrouvez le troisième épisode de la saison 2 de Donjons et Jambons, demain à 21h00 sur la tv généraliste !

 

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