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19 sept. 2014 - ZeManiaK Divers

Fairy fencer f : J-RPG, fan-service et gameplay posey

Fairy fencer f : J-RPG, fan-service et gameplay posey

Si les J-RPG sont un genre inépuisable dans leur pays d'origine, ils nous arrivent souvent au compte-gouttes... Alors quand Fairy Fencer F sort dans nos contrées, on ne boude pas notre plaisir. Créé par Compile Heart, les créateurs d'Hyperdimension Neptunia et ses suites, le jeu que l'on vous présente ici ne tombe pas dans les travers de cette licence malgré plusieurs réappropriations, et mêle une histoire et des personnages intéressants avec un gameplay très solide. Et du fan-service, c'est Compile Heart tout de même.

Des personnages et une histoire stéréotypés mais pas caricaturaux

Dès le début, c'est clair : vous devez sauver le monde en collectant des armes magiques, nommées Furies, qui possèdent en elles des êtres tout aussi magiques, les Faeries, qui combattent à côté de leurs partenaires humains. Sauf que le héros de l'aventure, Fang, n'a pas du tout envie de se défoncer à la tâche, il préfèrerait aller faire la sieste et manger à profusion. Cependant, il va se mettre au travail, et le scénario, certes prévisible, recèle néanmoins quelques pépites, d'autant plus que les personnages sont hauts en couleurs, stéréotypés mais sans être des clichés vivants. Malgré leurs (nombreux) défauts, on s'attache à eux et on veut voir la suite.

Une quête qui se veut initialement épique donc, mais c'est clairement l'humour et le fan-service qui dominent le voyage. En effet, entre les envies masochistes d'une des demoiselles, les tendances exhibitionnistes d'une autre, et les discussions plus ou moins enlevées en terme de vocabulaire (y a du S.O.B qui vole assez souvent), le but n'est pas de recréer une vocation à la Final Fantasy mais d'apporter une expérience fun, pas prise de tête mais pas bêbête pour autant, et qui sait tirer sur la corde des stéréotypes pour en jouer après coup. Une réussite de mon point de vue.

Fan service des années 2010, allégorie

Une réalisation (parfois plus que) correcte

Fairy Fencer F reprend beaucoup d'éléments d'Hyperdimension Neptunia, dont les graphismes et le style. Ceux-ci ne sont certes clairement pas au top de ce que peut offrir la PS3, mais sont tout à fait corrects ; ils n'arrachent pas l'œil mais ne l'éblouissent pas non plus. On notera cependant que le mode « Fairize », quand les personnages fusionnent avec leurs Fairies, permet de très belles attaques spéciales. Petit regret de mon côté, seuls les donjons font l'objet d'une exploration : les villes sont réduites à l'état de menus, certes très ergonomiques et appréciables, mais on ne se déplace finalement que peu, dommage pour un J-RPG. Cela étant, nous verrons qu'il y a de quoi faire.

Pour ce qui est de l'OST, elle ne vous scotche pas sur le canapé, mais toutes les musiques sont bonnes, et certaines franchissent même le cap du très bon, comme les musiques d'ambiance de certains donjons et surtout le thème chanté qui démarre lors de l'activation du Fairize pendant et en dehors des combats. Tout se marie bien, les thèmes arrivent au bon moment et cela renforce l'ambiance aussi bien sérieuse que décontractée du soft. Du bon travail en somme.

Un gameplay qui rend le jeu très accrocheur...

Détracteurs du tour par tour, passez votre chemin... Ce jeu possède en effet un très bon système de combat basé sur ce modèle, chaque personnage (allié comme ennemi) devant attendre son tour pour se déplacer et effectuer une action. Attaque, magie, capacité spéciale, transformation, objets : rien de révolutionnaire mais de l'efficace qui vous donne beaucoup de capacités stratégiques entre vos mains, puisque les faiblesses élémentales tout comme celles à certains types d'armes peuvent être exploitées. Ajoutez à cela le mode « Fairize » évoqué plus haut qui est utilisable quand la jauge correspondante est remplie (à force de coups subis/donnés), boostant ainsi les caractéristiques et permettant les attaques finales, et on a de quoi remplir largement le cahier des charges d'un J-RPG.

Parlons progression des personnages maintenant : faudra-t-il grinder les niveaux comme un malade dans ce jeu ? Eh bien oui... mais en fait, ça va. Car les développeurs ont été malins : en plus des niveaux traditionnels que gagnent les personnages, chaque combat permet d'engranger des Weapon Points qui renforcent les caractéristiques, rendent les capacités (les passives comme celles de combat) disponibles à l'acquisition et augmentent le nombre de coups que chaque personnage va donner en combat (carac à monter en premier, si vous voulez mon avis). Cela ne vous suffit pas ? Rajoutons alors les challenges, des petits défis (battre un certain nombre d'ennemis, sauter un nombre défini de fois, etc.) qui une fois remplis augmentent les statistiques du personnage concerné. Encore ? Alors évoquons les fameuses Furies qui peuvent être équipées par les héros et qui gagnent elles aussi en niveau, octroyant de plus en plus de bonus de caractéristiques comme de capacités (plus parfois des petits objets). Finissons par dire que si les armes ne peuvent être changées, juste améliorées, il est possible d'acheter et de synthétiser armures, objets de soin et même ornements qui arrivent par dizaines sans aucun besoin de débourser des sommes d'argent. Sur ce point de vue, la personnalisation offerte est assez énorme.

Bref, du très bon, mais cela ne nous rendra ni l'Alsace, ni la Lorraine, ni Legend of Dragoon...
Quoi ? J'ai dit une bêtise ?

... mais à la difficulté toute relative

En effet, le grinding se faisant assez facilement, il sera difficile une fois correctement stuffé de perdre de manière éhontée face à un boss. Le challenge viendra surtout de ceux qui veulent se la jouer hardcore gamers et améliorer toutes les Furies. En effet, ces Furies obtenues tout au long du jeu peuvent être fusionnées à une épée qui doit être pour ça détachée d'un des dieux de cet univers, la Déesse ou bien le Dieu maléfique. Si vous avez une Furie de rang C, vous pourrez retirer une épée de rang C, affronter les ennemis qui apparaissent et donner des capacités en plus à la Furie. D'autant qu'à chaque fois que vous faites cela, vous vous approchez de la libération du dieu à qui vous retirez une épée du corps. Si le scénario vous demande explicitement de libérer la gentille Déesse, rien ne vous empêche de retirer les armes du Dieu maléfique et de voir ce qu'il se passe... Et autant vous dire qu'une fois le rang B atteint, les ennemis qui viennent avec les épées sont maousses costauds.

Cette quête des Furies jalonne le scénario principal, mais des quêtes facultatives données par la jeune Lola vous permettent d'en récolter plus. D'autres sont trouvables à l'auberge mais elles sont d'un classique achevé : tuer un certain nombre d'ennemis, ramener des objets... Pas de surprises ici, même si les joueurs les plus acharnés chercheront à trouver tous les PNJ à qui parler dans la ville pour des dialogues parfois très drôles qui détruisent le quatrième mur (« Mais comment tu as su que j'étais un bandit ? — C'est marqué sur l'écran. »). Fairy Fencer F est donc un jeu qui peut se terminer en 30 heures voire moins, mais les acharnés auront de quoi faire et jouer les hardcore gamers sans trop se forcer.

Conclusion :

Fairy Fencer F est un très bon jeu et un J-RPG tout à fait honnête qui ne souhaite pas révolutionner le genre mais vous propose de passer de bons moments. Si vous n'aimez pas le tour par tour, peu de chances que le jeu vous réconcilie avec ce type de gameplay, même remarque pour le fan-service. Ceci dit, ce jeu mérite le détour parce que le gameplay est très intéressant, l'humour solide et les personnages attachants. On regrettera cependant une difficulté trop timorée et des quêtes annexes très plates, avec très peu d'exploration, ce qui est assez dommage quand on parle de J-RPG.
Avis aux amateurs donc, ils seront conquis !

 

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