d

29 août 2014 - Mandark Divers

Hohokum : joue-là comme... tu veux !

Hohokum : joue-là comme... tu veux !

Amie lectrice, ami lecteur, Le Grand Monstre En Spaghettis Volant (que son appendice nouilleux vous patafiole) sait que j'aime les défis, et là j'en ai un vrai : essayer de t'expliquer (au mieux) quel jeu est Hohokum, et franchement, c'est pas gagné tellement celui-ci est atypique !

En fait, Hohokum appartient à cette famille de softs dit conceptuels, ou « arty », à l'instar d'un Flower ou d'un Journey, en cela qu'ils ont en commun de n'avoir ni trame narrative, ni véritables enjeux déclarés, ni timer, ni HUD, ni risques de game over, et qu'ils font montre d'une emphase certaine pour la contemplation et la flânerie, ainsi que d'une furieuse envie de faire un p'tit coucou à l'artiste qui sommeille en chacun de nous.

Hohokoua ?

Dans Hohokum, on prend les commandes, dès les premières secondes et sans aucun tutoriel, d'un « long ver » affublé d'un œil unique, ver qui change de couleur quand il change de direction et qui provoque ou non un certain nombre de réactions visuelles et sonores quand il interagit avec les éléments du décor. Et on ne sait pas quoi faire, mais on le fait avec plaisir, et c'est un peu tout le secret du charme de Hohokum, en fait. C'est aussi ce qui parfois peut agacer, mais certainement pas le desservir, comme j'ai pu le lire ça et là, puisque Hohokum ne doit pas être considéré comme un jeu classique stricto-sensu, mais bien comme un trip d'où tu tireras ce que tu y as amené, amie lectrice, ami lecteur.


Si si, je sais que tu penses la même chose que moi en regardant cette image...

Tout au long de la traversée des 17 niveaux du jeu, tous ayant leurs « règles » et ambiances propres et tous accessibles directement (il suffit d'activer et d'emprunter des « trous de vers » - désolé si ça cause beaucoup de lombric dans cette critique – reliant les mondes entre eux), le voyageur, pour utiliser un terme qui me semble ici plus pertinent que celui de « joueur », est encouragé à laisser parler son intuition, à observer le résultat de mystérieuses interactions avec des environnements n’obéissant jamais à la même logique et parfois même d'interactions qui découlent d'autres interactions... Bref, à se laisser aller aux plaisirs de la découverte totale car non balisée.

Mind Trip

Conçu conjointement par le studio Britannique Honeyslug et celui de Sony Santa Monica (plus connu pour avoir narré les mésaventures burnées d'un certain Kratos, à 1000 lieues du jeu qui nous préoccupe aujourd'hui, donc) en association avec l'artiste Richard Hogg, le jeu est décrit par ses développeurs comme « un espace mental où l'on ferait évoluer un cerf-volant », et devinez quoi ? Eh bien, c'est exactement ça ! Un espace mental influencé par des sources d'inspiration aussi diverses que les musées londoniens (musée de la Marine nationale, musée d'Histoire naturelle, et d'autres) ou le village de Portmeirion au pays de Galles, célèbre pour avoir été le lieu de captivité télévisuel d'un certain N°6.


Danse avec les poissons

Le nom du jeu est, lui, inspiré du mot Hohokam, relatif à la fois à une ancienne tribu amérindienne et à un célèbre site archéologique yankee, et signifierait « ceux qui ont disparu ».

Conclusion

Suivant que l'on soit de nature contemplative ou pas, Hohokum ne provoquera à coup sûr pas le même engouement, et lui donner une note relève déjà du challenge, car, selon qui s'y adonnera, ça passera ou ça cassera, et de la sensibilité de chacun dépendra l'adhésion au concept. Bon, les mono-maniaques qui n'aiment rien tant que disperser à tous vents façon Call of Kevin peuvent d'ores et déjà passer leur chemin (et, logiquement, ils ne sont d'ailleurs pas en train de lire ces lignes), mais celles et ceux qui ont pu s'émerveiller avec des titres comme Flower, Journey, Rez, Child of Eden ou The Unfinished Swan devraient définitivement prêter un œil et une oreille (pas de souci, ils les récupèreront, mais avec quelques éclats de couleur dedans) à Hohokum.

 

Acheter vos jeux avec notre partenaire G2A.com

 

Poster un commentaire

Vous devez être connecté pour pouvoir poster un commentaire.