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07 juin 2016 - Shadrood Divers

Homefront : The Revolution

Homefront : The Revolution

Après un premier opus pas complètement réussi, Deepsilver est de retour avec la licence Homefront. Voyons ce qu'il nous réserve.

Bienvenue à Philly !

Les événements se déroulent deux ans après la fin du premier, alors que nous suivons l'arrivée d'un p'tit nouveau dans la résistance de Philadelphie, pourquoi la résistance ? Eh bien, l'Apex, une société nord-coréenne et principal fournisseur d'armes et d'équipement des États-Unis, finit par profiter de ce monopole pour prendre le contrôle, et nous voici donc à devoir libérer le peuple de l'occupation « Norkoss ». Les choses tournent plutôt mal alors que nous étions formés par le célèbre Ben Walker et nous voilà devenus l'espoir d'une nation. Sortez les cocktails et les fumigènes, c'est l'heure de la Révolution !

Reprise de contrôle

Vous voici donc en plein cœur d'une ville dont les quartiers sont répartis selon deux types de zone. Les « zones jaunes » sont des quartier résidentiels ultra sécurisés, avec une énorme répression (on peux parler de dictature), les « zones rouges » sont des quartiers interdits aux civils et où les Norkoss ont pour ordre de tirer à vue. Votre travail à vous, c'est de reprendre point par point, bâtiment après bâtiment, Philadelphie. Pour ce faire, chaque zone aura différents objectifs, allant de la simple élimination à du piratage. Une fois un secteur sécurisé, la résistance y établira un bastion vous permettant d'avancer, et de pouvoir continuer la lutte. Cependant, ne vous habituez pas à compter sur vos amis les résistants. Faute à une IA à la ramasse, ils ne vont jamais réellement vous servir, si ce n'est de bouclier humain en de rares occasions. Puisque j'y suis, j'en profite pour noter la présence de nombreux bugs Day-One, qui sont de plus en plus rares, grâce à des patchs réguliers. Le dernier, datant du 3 juin à l'heure où j'écris ces lignes, corrige nombres d'entre eux, et rend le jeu bien plus intéressant . Pour vous aider vous avez à disposition tout un tas d'armes, allant de l'arbalète au lance-flamme en passant par le lance roquette, et une flopée d'outils de piratage ou autres cocktails molotov. Cet attirail très bien pensé vous permet de modifier vos armes en temps réel sur le champ de bataille en fonction des situations, donnant un énorme plus au gameplay rendu assez inégal par moment, certains points de contrôle étant très difficiles à atteindre alors que d'autres seront à peine gardés.

It's show time !

La révolution oui, mais que le week-end.

Le jeu est truffé de bonnes choses, tout autant qu'il l'est de mauvaises. La moto par exemple est une très bonne idée pour se déplacer dans des zones dévastées, hélas la conduire est tellement un challenge que l'on préférera la plupart du temps de se déplacer à pied. Entres bugs de collisions et IA débiles, certains moments vont vous faire sortir de l'immersion que le jeu parvient pourtant à rendre très intéressante. Même chose du côté des graphismes, même si le jeu n'est pas forcément laid, on sent bien que le jeu aurait pu nous en mettre plein la vue, à l'image d'une cinématique d'introduction du plus bel effet. L'environnement quand à lui est plaisant, diversifié et aussi ouvert qu'on peut l'attendre de ce genre de titre, même si l'on se lassera assez vite du concept de reprendre des bâtiments encore et encore, sans de vraies variantes. Heureusement l'histoire se veut simple mais efficace, et parviendra toujours à vous faire replonger dans l'ambiance. En résumé, le jeu profite d'une excellente durée de vie grâce aux captures, mais celles-ci risquent de vous ennuyer assez vite surtout si comme moi vous vous mettez en tête de toutes les faire !

Ça prend vraiment du temps de libérer une ville en fait !

Un mot sur le multijoueur, pas plus !

Le multijoueur n'est pas intéressant, pourtant le concept de base n'est pas si mal. Même si la présence d'un season pass nous fait vite comprendre que le multijoueur va profiter d'améliorations de contenu, il est en l'état très vite oublié. On vous propose dans le mode « Résistance » de créer votre personnage, et de vous joindre à trois autres joueurs afin de terminer une douzaine de missions aussi rébarbatives que répétitives. De quoi passer quelques soirées avec vos amis, pas plus.

 

Homefront : The Revolution, en deux temps. 610Points positifs
  • Une bonne durée de vie.
  • La reprise de contrôle de la ville
  • L'évolution du scénario
  • Les armes
  • La cinématique d'introduction
  • L'ambiance générale du jeu
Points négatifs
  • Une IA inégale
  • Une difficulté inégale
  • Trop de répétition dans les reprises de contrôle
  • Des graphismes en dents de scie
  • Toujours des bugs
  • Un multijoueur anecdotique

Ni bon ni mauvais. Le jeu ne séduit jamais complètement mais ne déçoit jamais vraiment non plus. De bonnes idées mal exploitées, trop de redondance dans les objectifs, mais un kit d'armes fort intéressant qui vont vous faire adorer les combats. Si l'histoire est séduisante et bien implanté elle reste très classique, voir même clichée par moment. Comme de plus en plus souvent, les jeux Day-One sont truffés de bugs, et les erreurs commises lors du premier opus de la série ne semble pas leur avoir appris cela. J'ai aimé jouer à ce jeu, mais il sera vite oublié, et c'est dommage.

1 commentaire

HugoSoulier
HugoSoulier - 07/06/2016 12h43

Cette licence me déçoit tellement :(
Il y a un concept à exploiter mais c'est mal fait.
Une guérilla moderne, urbaine et dans des pays développés mais non ça foire.
Je n'ai pas fait cette épisode mais dans le premier il y avait des scènes interessantes mais le jeu (sur X360) n'était pas mieux qu'un médal of honor de PS2 .

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