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29 août 2014 - Leandra Divers

inFAMOUS First Light : Le test !

inFAMOUS First Light : Le test !

Sorti en mars dernier, InFamous Second Son était la première grosse exclusivité de la PS4. En soi, on n’est pas passé loin de la Killer App : c'était beau, les nouveaux pouvoirs étaient variés et originaux et le jeu utilisait les spécificités de la manette comme il fallait. Restait une certaine répétition dans les missions et les à-cotés et le scénario étaient un peu trop bateaux pour que l'essai soit pleinement transformé. Ce qui ne nous a pas empêché d'en redemander ! C'est pourquoi Sucker Punch nous propose First Light, un prologue sous forme de stand-alone (pas besoin de posséder le jeu original pour y jouer) centré sur le personnage de Fetch. 

VA CHERCHER !

ka me ha MEHAAAAAA

Eh oui, exit Delsin Rowe et son coté grand ado rebelle de Second Son, on s'intéresse ici à la vie qu'avait sa sidekick avant de s'échapper de la prison de Curdun Cay et de le rencontrer. Malgré ses pouvoirs basés sur le néon, la vie n'était pas toujours rose (AHAH !) pour Fetch ! Obligée de vivoter à Seattle avec son frère Brent depuis qu'ils avaient fui le domicile familial, tout allait changer après le kidnapping du frérot par un gang local et qu'elle doive travailler avec Shane, un dealer craignos, pour sauver la peau de son frangin, avec à la clé trahisons, embrouilles, scénario convenu et grosses explosions roses au programme. Ça sert un peu de prétexte, rien de fou, mais j'avais bien aimé Fetch dans Second Son, où elle était sous-utilisée, et la retrouver ici est agréable ; cependant, le scénar construit autour d'elle est vraiment convenu et prévisible. 

Les créateurs d'inFamous se sont bien éclaté à créer des pouvoirs élémentaires "modernes", et cette fois donc, ce sera à base de néon. On se retrouve ici avec une seule forme de pouvoir là où Delsin en possédait trois auparavant (fumée, vidéo, ciment). Du coup et au premier abord on a une impression de version tronquée, mais en soi c'est logique au vu de l'univers et... et rien, car ça fait vraiment version tronquée, en y réfléchissant bien.
 
Ça a beau être le pouvoir le plus plaisant à jouer, on a été habitués à plus de richesse et de possibilités dans le jeu original. Par contre, ça se joue toujours aussi bien qu'avant, un peu comme un TPS sous acide : on vise (en ralentissant le temps !), on tire des balles de néon basiques avec les gâchettes et, dans les situations critiques, on actionne d'autres pouvoirs secondaires mais destructeurs, comme les vagues d'énergie ou les missiles à tête chercheuse. Visuellement, ça envoie et les effets se font bien sentir et c'est toujours jouissif d'envoyer bouler un groupe de quatre soldats avec une attaque bien placée. Même chose pour les déplacements, la super vitesse est grisante à utiliser et permet de traverser la ville ou de monter en haut d'un immeuble en un rien de temps. Fini le temps de l'escalade laborieuse et réfléchie, on est dans le fun pur.

SEATTLE PLAIT !

Il a quoi mon humour hein? HEIN !

Côté environnement pas de surprises, on retrouve Seattle, ou plutôt un demi-Seattle, car il semblerait que l'autre moitié restera exclusive à Second Son. Et si on coupe sur les pouvoirs, autant couper sur l'aire de jeu. Ceci dit, il y a à faire en dehors des objectifs du scénario principal, qui sont d'ailleurs assez variés. On a plusieurs mini-missions, des otages à libérer, des courses contre des boules d'énergie ou des tags en néon (très classes) à coller sur les murs et, bien évidemment, des dizaines de collectibles à récupérer en crapahutant dans la ville.

On peut râler sur le classicisme de ces activités, mais, comme ce sont aussi les meilleurs moyens d'engranger des points d'XP, on s'y retrouve vite accro. En plus de cela, le scénario nous amène à Curdun Cay, la prison pour "conduit", les humains aux pouvoirs surnaturels, où Fetch devra subir plusieurs tests, notamment des vagues de survival (pas besoin de présenter le concept, quasiment tous les jeux proposent leur mode horde depuis Gears of War 2). Une fois que c'est fait, ces défis restent disponibles pour y jouer librement. Hélas, pas de co-op ici mais des heures de jeu pour ceux qui veulent relever des défis de plus en plus durs, à coup de challenges "tue X ennemi en armure", "X ennemis de telle façon" etc. Fait intéressant, Delsin est jouable avec l'intégralité de ses pouvoirs dans ce mode, si vous possédez déjà Second Son. 

NÉON, PAS CE SOIR

Quand on arrive en ville...

Et, les gars, c'est beau ! C'est d'ailleurs sûrement l'un des jeux de la PS4 le plus au point actuellement à ce niveau et je crois que c'est vraiment la première fois que je suis bluffé par une scène avec un perso qui pleure, pas parce que l'émotion est bien gérée non, car ce n’est pas trop le cas, mais parce que les joues mouillées rendent super bien. Les particules des néons qu'on aspire, les reflets, les explosions... on en prend encore une fois plein les yeux et c'est un régal. Cela confirme une fois de plus, malgré le ton un peu sombre du titre, que c'est l'un des plus beaux jeux sur PS4, voire sur console next-gen. 

Conclusion

Donc, doit-on craquer pour First Light ?  Si vous avez aimé les aventures de Delsin Rowe, ça dépend. On vous sert un peu plus de la même recette, mais on a enlevé les lardons. Si vous préfériez vous la jouer pouvoirs de fumée ou de vidéo... passez votre chemin. Reste Fetch, moins tête à claque que Delsin, mais clairement plus pantin. J'espérais en voir plus sur ce perso, mais finalement ai-je été satisfait ? Pas totalement. D'un autre coté, si vous n'avez jamais joué à un inFamous, pour 15€ (20€ en physique), vous avez un gros aperçu, franchement solide, d'environ 4-5 h (plus si vous vous sentez l'âme complétiste). C'est peut-être finalement à vous que s'adresse ce stand-alone : pour vous donner envie de revenir à Seattle, mais avec un pass tout inclus.
 
 
 

 

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