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24 mars 2014 - Mandark Divers

InFAMOUS : Second Son - Notre test

InFAMOUS : Second Son - Notre test

Bon, comme ma mère m'a bien élevé on va commencer par faire les choses à la bien, aussi je me présente amie lectrice z'et ami lecteur, Mandark pour te servir, et laisse-moi te dire une chose tout de suite : j'aime bien ouvrir grand ma gueule, pour donner mon avis, ou dire de la merde, ou des trucs classieux parfois, et là on m'a gentiment demandé (au fait, on avait dit la moitié avant les gars !) de donner mon humble avis concernant le très attendu InFAMOUS : Second Son (j'adore ces titres avec des décrochages de majuscules, façon wipEout!), alors allons-y gaiement !

Good guy / Bad guy

Donc, est-ce que InFAMOUS : Second Son c'est bien ? Oui. Voilà. A plus.

Ça suffit pas ? Bon, ben j'm'en va développer un peu.

Je ne sais pas si tu es comme moi, ami lecteur de sexe incertain, mais personnellement je trouve qu'incarner un super-héros, dans un jeu vidéo, y'a rien de plus moumoute ! Et après tout c'est normal, car s'il y a bien une chose que le JV rend possible, c'est de s'y croire, alors s'y croire avec des super-pouvoirs et mettre le dawa en mode open-world...cool beans

Et bizarrement, ce ne sont pas les adaptations vidéoludiques de ténors des soirées bal-masqué qui se révèlent être les plus intéressantes (je ne compte pas la série des Batman : Arkham dans le lot, paske en super-pouvoirs Batman il a nibe !) Pourquoi ? Parce qu'à l'instar de GTA, le fait de ne pas avoir à suivre d'orientation morale pré-définie est ce qui conditionne vraiment le fun effect de cette sorte de game, or Spidey et consorts  sont par nature obligés de faire le bien, et pour le coup se révèlent bien moins funs à jouer qu'un James Heller (Prototype 2) ou, dans le cas qui nous intéresse, qu'un Delsin Rowe (et paye ta palme du blaze le plus incongru de l'année au passage).

YA HA !!!

Et dans le cas de Second Son, c'est à la fois une bonne et une mauvaise chose. Bonne parce qu'on a, comme auparavant, une assez large marge de manœuvre qui n'est pas bridée par un alignement good guy/bad guy prédéfini. Mauvaise bikoze hélas la voie choisie pour justifier la liberté d'action reste encore une fois d'utiliser un artifice qui tend à devenir de plus en plus inutile, voire lourdingue avec le temps : celui de choisir entre faire le bien et faire le mal, mais pas les deux dans une même partie puisque sinon tu vas avoir du mal à progresser.

Et te demander, ami lecteur, de prendre en main un personnage qui est fondamentalement un chic type et lui laisser ensuite l'option de commettre des actions qui mettent à mal la populace innocente, ça ne colle juste pas (demande à John Marston ce qu'il en pense), et – personnellement en tout cas – ça me brouille l'écoute de devoir faire un deuxième tour de piste « contraint et forcé » pour obtenir certains pouvoir uniquement accessibles selon l'alignement que l'on aura privilégié au départ de l'histoire. Bref, à part pour l'excellent Sleeping Dogs où l'utilisation de ce procédé est, par contre, inhérent à l'intrigue – et donc justifié -, c'est un peu trop old-school ici.

Et c'est tout le problème de Second Son : c'est plus grand, plus fort, plus explosif que les deux épisodes précédents (trois avec Carnival of Blood, qui est plus un add-on, même si aussi stand-alone), et en plus y'a tout plein de bonnes idées, mais il n'innove en rien, et à ce titre ne se place pas au-dessus de ses grands frères.

LE jeu de la PS4 ?

Ah oui, le truc à savoir pour ceux qui espéraient le titre de Sucker Punch comme LA killer-app de la PS4, l'exclu qui ferait baisser la tête en signe de honte à tous les joueurs de Titanfall, c'est que ce n'est tout simplement pas le cas. Pas que Second Son soit mauvais, bien au contraire, c'est même un régal (faut que je te rappelle l'équation magique ? Super-héros badass + super-pouvoirs badass + open-world  = kaboom !). Son héros est une nouvelle déclinaison intelligente du personnage de Peter Parker et est suffisamment sympa pour qu'on ne rechigne pas à passer quelques heures en sa compagnie, et comme il a toujours tout plein de trucs à faire pour bien faciliter le transit intestinal d'un méchant pouvoir totalitaire qui fait rien qu'à priver les z'honnêtes gens de leurs droits fondamentaux, il y a de quoi faire. 

Les SFX des super-pouvoirs sont somptueux

Et puis il y les pouvoirs de Delsin, qu'il doit piquer à d'autres porteurs et qui ont le mérite – en plus de déclencher des effets visuels magnifiques – d'être totalement nouveaux (no more Mister Energizer!) et de varier agréablement le gameplay. Mais, comme pour les épisodes précédents, les missions (principales et secondaires) ont tendance à devenir vite répétitives, ce qui est toujours dommage dans un environnement ouvert, et encore plus quand on propose au joueur de se la jouer soit boy-scout soit total-motherf*****, et qu'on constate au final que peut importe le camp qu'on aura choisi, ça ne changera rien dans le déroulé du jeu, à part obtenir deux fins différentes.

Et si InFAMOUS : Second Son est sans conteste très fluide et très beau, ce n'est pas pour autant la giroflée à cinq feuilles qui m'a laissé une jolie marque sur les joues quand j'ai joué à Killzone : Shadowfall ou Tomb Raider : Definitive Edition, et pour le coup j'ai parfois l'impression d'être sur la génération de consoles précédente, tellement – exemple pris au hasard – The Last of Us est bien plus impressionnant visuellement.

Conclusion

InFAMOUS : Second Son reste à la hauteur des volets précédents, ce qui est à la fois une bonne chose, car les développeurs de chez Sucker Punch ne manquent pas d'inspiration et de talent pour donner envie de s'éclater, et en même temps pas forcément une bonne chose car il ne provoque jamais la surprise et reste confortablement assis, le cul sur des bases plus toutes fraîches, ce qui fait qu'il m'a été difficile de faire d'une traite la quinzaine d'heures du premier run.

Pour reprendre la phrase d'un collègue que j'ai trouvée plutôt juste : « InFAMOUS : Second Son a du style mais manque de substance » donc je ne peux que le recommander, mais pô forcément comme une priorité, et certainement pô comme une killer-app.

Mais il est bien fun, et c'est ce qui compte à l'arrivée.

 

 

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2 commentaires

Korlis
Korlis - 24/03/2014 23h01

Conclusion c'est pas sur PC :P

Plax
Plax - 25/03/2014 10h15

Eh oui les mecs, les consoles c'est utile des fois ;)

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