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14 août 2014 - Uppsala Divers

L'online a-t-il tué les LANs ?

L'online a-t-il tué les LANs ?

Il est bien loin le temps où le péquin lambda s'en allait à Trifouillis-les-Oies avec son Pentium 4 boosté à 1 giga de RAM dans le coffre de sa Twingo pour jouer à Counter Strike et Quake 3 Arena avec les copains dans un gymnase de province. En quelques années, l'univers du jeu vidéo et du sport électronique a vu évoluer, voire disparaître, la LAN. Essayons donc d'en comprendre les raisons.

Première raison : les jeux.

Hormis Dota 2 qui s'est vu doté il y a quelques mois d'un mode LAN, les jeux les plus joués (Starcraft, League of Legends, Counter Strike…) nécessitent tous un accès à l'Internet. Problème : la connexion principale est souvent saturée et quand elle tombe en panne, les différents tournois se retrouvent tout simplement mis en pause.

Bien que l'intention de vouloir limiter voire éradiquer la triche soit louable, le fait de devoir se connecter à un serveur externe pose problème et l'on a déjà vu un ensemble de comptes Battle.net bloqués temporairement à cause d'une reconnexion massive suite à une coupure d'Internet.

Les jeux vidéo compétitifs doivent-ils revenir à la bonne vieille création de partie en local ?

« Bouge pas. Je crée. »

Deuxième raison : le côté pratique.

Autrefois, jouer sur son petit PC avec un 56k était loin d'être l'option la plus séduisante. Il valait mieux se rendre dans un cybercafé qui possédait à la fois de bonnes machines mais aussi une bonne connexion. C'est ainsi que certaines équipes se sont formées. Habituées à fréquenter la même salle, elles venaient jouer ensemble et affronter leurs adversaires venus des autres cybers.

De plus, les LANs étaient l'occasion à l'époque de partager des fichiers (MP3/vidéos) via le réseau local bien plus rapide qu'avec son modem.

Mais aujourd'hui, la plupart d'entre nous possèdent un ordinateur suffisamment puissant couplé à une connexion ADSL voire fibre qui nous permettent de pouvoir affronter des joueurs du monde entier et créer des équipes internationales.

Troisième raison : le confort

Aujourd'hui, on joue surtout chez soi. Entre sa chaise de bureau, ses toilettes et son frigo rempli naturellement de produits les plus sains, le gamer est de moins en moins enclin à se déplacer dans un hangar mal chauffé où le frigo est à plus de 5 mètres (la glacière étant la seule solution viable).

La notion de repos y étant des plus rudimentaires, la LAN n'est pas non plus l'amie de celui qui souhaite se reposer après une longue semaine de travail. Notre participant devra donc compter sur le faible espace mis à sa disposition pour étaler son duvet et son tapis de sol si par hasard il a pensé à en prendre un.

Bonne chance si votre voisin est somnambule. Crédit Extremetech

Quel avenir ?

Avec l'arrivée de la DreamHack au pays de Molière, on est en droit de se poser la question de l'avenir des LANs tricolores. Aujourd'hui, et malgré le succès de la Gamers Assembly, le phénomène tend à s'estomper. On a pu voir le fiasco de la Geex qui pourtant partait dans le même esprit que sa grande soeur venue du Nord. La sauce n'a pas pris et c'est à se demander si la France redeviendra un jour une terre de LANs ou en tout cas de LANs à grande échelle. 

Pourtant, on le sait, le nom DreamHack fait rêver. Jusque là il fallait se déplacer à l'étranger pour vivre cet évènement hors norme entre jeux en réseau et rencontres avec les plus grands noms de la scène esport. La franchise va-t-elle ranimer la flamme quelque peu faiblarde chez le public français ? On l'espère. En attendant on fait chauffer les APM chez soi.

N'hésitez pas à nous donner votre avis, vos expériences et vos attentes concernant les LANs (en France ou à l'étranger).

 

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1 commentaire

Acheum
Acheum - 18/08/2014 15h10

Ah, les bons souvenirs... Les virées avec la tour et le 17" cathodique dans la voiture, la glacière remplie de bières et le duvet pour essayer de dormir entre deux tables, 200 personnes entassés dans un gymnase avec des coupures de courant régulières (200 PC à alimenter, ça fait souvent sauter les plombs), les petites tournois CS, Quake 3 et Unreal Tournament, la fouille des partages réseau des autres PC pour récupérer des films ou des mp3...

C'était le bon temps, mais c'était aussi l'époque ou on avait que des connexions 56k, et c'était la seule solution pour jouer en multi dans de bonnes conditions. C'est surtout les connexions haut débit qui ont tué les LAN, pourquoi s'emmerder à déplacer son PC et à s'entasser dans un confort minimaliste quand on peut jouer peinard depuis chez soi ?

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