d

20 déc. 2017 - Strift Divers

L'Overwatch League dans les starting-blocks

L'Overwatch League dans les starting-blocks

Début décembre, s’est joué la pré-saison de la tant attendue Overwatch League. Durant quatre jours, onze des douze équipes de la ligue se sont livrées à des matchs amicaux au sein de la nouvelle Blizzard Arena. À l'aune de l'ouverture de la saison régulière, un bon test pour Blizzard.

Overwatch League coming soon ™

Après un an de teasing acharné, l’Overwatch League est enfin prête à débuter son circuit compétitif. Avec un démarrage officiel prévu pour le 11 janvier 2018, Blizzard a ravit ses fans en organisant un show de pré-saison pour sa ligue, l’objectif étant de réaliser un stress test avant le grand lancement. Pour les équipes, l’enjeu principal était de présenter les talents recrutés et construire leur image de marque.

Après plusieurs mois consacrés à l’adoubement des franchises et au choix d’un modèle sportif et économique, les équipes de la ligue vivaient enfin leur première expérience compétitive. Si les matchs étaient amicaux, les enjeux sur le plan business étaient bien réels. En effet, malgré les fanbases réunies par de nombreux joueurs, les équipes doivent aujourd’hui relever le défi d’unifier celles-ci autour d’un étendard unique.

La proximité géographique et culturelle avec les fans, doublée d’une bonne communication ont contribué à créer un certain engouement autour des équipes. À ce jour, cependant, le moyen le plus sûr de construire son image dans l’e-sport demeure la réussite compétitive. Sans surprise de ce côté là, ce sont les représentants coréens de Seoul Dynasty qui ont triomphé.


Rassemblement de fans de Seoul Dynasty

Rassemblement organisé par Seoul Dynasty avant le départ de ses joueurs pour la Californie.
Crédit : Seoul Dynasty (Twitter)

En revanche, les London Spitfire et leur roster 100% coréen n’ont pas su être à la hauteur des attentes. Les Vaillant ont, par contre, agréablement surpris en sortant victorieux du premier derby californien face aux Gladiators, grâce aux prouesses des Français Terence « Soon » Tarlier et Benjamin « Unkoe » Chevasson. Voilà qui rappelle malheureusement l’absence des autres anciens membres de Rogue au sein de la ligue, comme Dylan « aKm » Bignet.

La rivalité existante au baseball entre Boston et New-York n’aura, pour l’instant, pas de suite sur Overwatch puisque les seconds se sont largement imposés. Il faudra peut-être regarder du côté des texans de Houston Outlaws et Dallas Fuel pour voir émerger de nouveaux « classicos ». Enfin, on regrettera l’absence des Philadelphia Fusion, qui n’ont pas pu participer à l’évènement.

Quid de l’expérience spectateur ?

Depuis ses débuts quelque peu décriés, le mode spectateur d’Overwatch a bien évolué. Pour préparer l’arrivée de sa ligue, Blizzard s’est attelée à améliorer celui-ci. Avec les skins d’équipe, sortis pour la coupe du monde, et les dernières améliorations visuelles de l’interface, auxquels s’ajoutent une meilleure préparation des commentateurs et observateurs, l’e-sport sur Overwatch est enfin plus regardable.

Tout d’abord, chaque partie commence par un travelling de la carte jouée, rappelant ainsi les zones clés de celle-ci. Dans les situations d’attaque/défense, la caméra commence par présenter l’organisation des défenseurs et leur composition d’équipe. Dès lors que l’attaque commence, c’est le point de vue des attaquants qui sera proposé, permettant ainsi au spectateur d’évaluer plus facilement le déroulement de la partie.


Vue de la Blizzard Arena pendant le match opposant les Valiant aux Shock

Dans l’arène, les portraits géants des joueurs rappelant leur statut sont affichés derrière eux.
Crédit : Blizzard Entertainment

Dans les modes assauts, escortes et hybrides, le focus de caméra est tout simplement inversé lorsque les attaquants et défenseurs échangent leur rôles. En revanche, les cartes de contrôle sont toujours plus difficiles à suivre. Les améliorations de l’interface et les nouveaux angles de vues sont alors les bienvenus, notamment lors des teamfights prolongés.

Par contre, le point à améliorer reste la diffusion des matchs. N’étant pas diffusé sur Twitch et Youtube pour cette pré-saison, Blizzard peine à sortir les VODs à l’heure. De plus, les vidéos étant découpées en plusieurs parties, il est difficile d’y retrouver certains passages d’analyses en plateau. Enfin, les fans sont toujours en attente d’une plateforme permettant de regarder les matchs sans spoilers. Un accord avec Twitch pour la diffusion de l’Overwatch League pourrait toutefois voir le jour, selon certaines rumeurs persistantes.

À travers cette pré-saison, la promotion de l’Overwatch League semble avoir été un succès pour Blizzard, et a reçu un assez bon accueil sur les réseaux sociaux. En dépit de cela, la diffusion se doit d’être améliorée si la ligue souhaite gagner des spectateurs en dehors des États-Unis. Pour rappel, le début officiel de celle-ci est annoncé pour le 11 janvier 2018.

Poster un commentaire

Vous devez être connecté pour pouvoir poster un commentaire.