d

25 juin 2014 - Laixpert League of Legends

La patte de Laixpert #2: ROC-CW

La patte de Laixpert #2: ROC-CW

Nous revoilà pour une nouvelle édition, que dis-je, une nouvelle expédition dans les abysses des teams LCS EU avec « La patte de Laixpert ». Cette excursion nous conduira cette fois-ci au fin fond du classement des LCS EU : ROCCAT et Copenhagen Wolves.

 

Roccat : l’après Spring Split…

Après avoir fait sensation durant le Spring Split et terminé à 15 victoires pour 13 défaites (54% winrate), les tigers sont plutôt devenus des minous à l’heure actuelle. Avec un départ assez difficile, les Roccat semblent avoir perdu leur mojo.

 

Cependant il leur reste des forces pour renverser la vapeur.

Il faut savoir qu’avant de devenir professionnels, les tigres étaient avant tout des amis dans la vraie vie. Une forte amitié dans un tel environnement qu’est l’impitoyable milieu de l’eSport, c’est un facteur qui, à mon sens, donne un équilibre certain à cette line-up. De plus, malgré les performances récentes, ils bénéficient d’une bonne réputation, tant auprès des autres joueurs que du public.

Les points forts du moment, si on parle purement de jeu, ce sont Jankos et Vander.

Jankos, le jungler, est le call-order de l’équipe, c’est lui qui impose le rythme et c’est un joueur très régulier quel que soit son pick. Son Lee Sin est particulièrement efficace, peut-être même le meilleur Lee Sin d’Europe avec Shook des ALL. Quant à Vander, si son Thresh n’est pas ban… c’est la débandade dans les gorges tellement il le maîtrise à la perfection. Mais Thresh n’est pas le seul pick qu’il ait dans sa manche, sa Morgana est également largement au niveau pour ces LCS. L’early game est également, chez les ROCCAT, une phase qu’ils contrôlent très bien, puisqu’ils sont très bien positionnés en termes statistiques au niveau des first bloods et de la 1re tour.

 

Malheureusement, après le skill individuel du jungler et support, et l’early game, les forces s’amenuisent.
 

 

Par rapport au Split précédent, beaucoup des picks phares dont ils disposaient sont tombés en désuétude, ou en tout cas en disgrâce pour les joueurs LCS. La Caitlyn de Celaver, avec laquelle il avait brillé, ou encore le Trundle de Xaxus n’ont plus la cote. Le jeu des Roccat ayant peu évolué, les équipes ont trouvé les armes pour les contrer. C’est peut-être la raison de la baisse de régime d’Overpow qui restait tout de même très performant durant le Spring Split, mais qui désormais a beaucoup moins d’impact.

Les tigres ont les atouts pour sortir la tête des shrooms, notamment la prise d’objectifs en early qui doit rester la signature avec Jankos en chef d’orchestre et Vander en playmaker. En revanche, il faut absolument qu’ils fassent évoluer leur gameplay qui est devenu trop prévisible pour les autres équipes.

 

 

Copenhagen Wolves : les survivors !

Présente depuis le Spring Split de la saison 3, l’équipe danoise est en mode survie depuis qu’elle a intégré les LCS. Sans jamais briller, les Wolves ont réussi à éviter les derniers Up & Down avec un pâle 13/15, mais synonyme tout de même de maintien.

Ce début de Summer Split reste très compliqué pour ces survivants, d’autant plus qu’ils ont changé de jungler avec Airwaks qui remplace Amazing, et qu’ils jouent avec des remplaçants : Woolite supplée le toujours très performant Forg1ven et Mazzerin se substitue à cowTard. Non pas que ces remplaçants soient Paper X, mais il est toujours difficile et contraignant de s’adapter à de nouveaux joueurs.

 

Mais pour être des survivors, il faut user et abuser d’astuces et de malice. La line-up danoise dispose de quelques armes qui lui valent cette subsistance dans ces LCS.

 

La phase de laning des Wolves est toujours très solide. Que ce soit Youngbuck sur ses bruisers et la botlane avec les excellentes mécaniques d’Unlimited, cette phase n’est pas un problème pour les loups du Danemark.

 

Mais voilà, après cela, il n’y a plus grand-chose qui parle.

Le gros problème de cette équipe, c’est qu’une fois qu’elle est derrière, it’s over. Ils sont trop attentistes, ils ne tentent jamais de plays. De plus, les picks sortis, qu’on pourrait parfois qualifier d’out-meta, comme le Vlad de YoungBuck et les junglers d’Airwaks qui sont essentiellement concentrés sur le farm, sont peut-être viables en SoloQ (on pense notamment à Yiiiiiiii Master), mais dans les LCS, le teamplay est ce qui fait gagner ou perdre une game, le skill individuel ne suffit pas.

En clair, ce n’est pas qu’ils sont mauvais, c’est simplement que les autres sont meilleurs. Les loups sont donc en ce moment amputés de gros joueurs, ce n’est donc pas facile de tenir la distance face aux autres écuries. Mais s’ils veulent tenir leur rang de survivors, il va falloir composer avec ces désagréments.

 

J'espère que cette excursion au fin fond des abysses des LCS a éclairé votre lanterne. "La patte de Laixpert" revient prochainement pour une nouvelle immersion chez les teams des LCS EU.

 

Acheter vos jeux avec notre partenaire G2A.com

 

Poster un commentaire

Vous devez être connecté pour pouvoir poster un commentaire.