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05 déc. 2017 - Camthug League of Legends

LCS EU : plus de peur que de mal ?

LCS EU : plus de peur que de mal ?

Une semaine après l'ouverture de la période de transfert pour toutes les ligues du globe, la plupart des équipes sont – au moins en partie – connues. Et sans surprise, l'Europe devrait connaître cette année plus de départs que d'arrivées. Mais alors, qu'en est-il de l'exode massif annoncé avant le début du mercato ? A t-il vraiment eu lieu ? L'Europe a t-elle réussi à conserver des équipes compétitives malgré les difficultés économiques ? Éléments de réponse.

L'exode aura bien lieu

Un peu plus d'une semaine après le début du mercato, l'Europe compte bien plus de départs que d'arrivées : si Zven, Mithy, Febiven, PowerOfEvil, Trick, Expect, Ignar, Nuclear et Chei devraient quitter la région, Nisqy est pour l'instant la seule recrue.

Cette année encore, l'Europe devrait donc perdre une partie de ses joueurs. Contrairement aux saisons précédentes, peu d'équipes semblent vouloir investir sur des joueurs d'autres régions et notamment des joueurs coréens.

Mais alors, comment expliquer la fuite des joueurs européens et l'arrêt des importations ? Eh bien c'est assez simple. Avec la mise en place du système de franchise en Amérique du Nord, les structures peuvent attirer plus facilement les sponsors et investisseurs, et bénéficient donc d'une puissance économique accrue. Elles peuvent ainsi proposer des salaires extrêmement élevés et attirer des joueurs de toutes les régions.

Le salaire de Impact à Team Liquid avoisinerait le million de dollar pour la seule année 2018. #PaidbySteve
Crédits : @TeamLiquidLoL

Mais ce n'est pas la seule raison de cet exode. Car si l'Europe est contrainte de se séparer d'une partie de ses joueurs, le départ des Coréens semble lui être le fruit de la volonté de nos structures. Ainsi, Wadid est pour l'instant le seul joueur coréen annoncé en Europe pour la saison prochaine et pourrait bien le rester. Pourquoi ? Car beaucoup d'équipes ont constaté que l'import de joueurs coréens ne pouvait être vraiment fructueux que sur le long terme (le temps de dépasser des barrières de communication très largement sous-estimées par le public). Or très souvent, le temps manque aux structures et les recrues leur filent entre les doigts avant d'avoir justifié leur transfert.

En 2018, les équipes européennes devront donc compter plus que jamais sur les joueurs locaux pour atteindre des sommets.

Qui s'en tire le mieux ?

Schalke tire le gros lot

Fraîchement promue en LCS, Schlake 04 a réussi a constituer une équipe très compétitive. Avec Vizicsacsi, Nukeduck et le tandem Upset/Vander, l'écurie allemande pourra compter sur des lanes très fortes, qui devraient offrir à Pridestalker l'espace nécessaire pour évoluer dans la jungle. Après les déboires de 2016, il y a fort à parier que Schalke montre un tout autre visage cette année.

Fnatic, Misfits et Splyce s'en sortent bien

Côté Fnatic, le seul changement opéré devrait être l'arrivée de Hylissang à la place de Jesiz au poste de support, changement qui ne devrait pas impacter grandement le jeu des Oranges. Idem pour Misfits, qui a dû se séparer de PowerOfEvil et Ignar mais a réussi à mettre la main sur Sencux et Mikyx, qui devraient très bien s'intégrer à l'équipe. Pour Splyce en revanche, le mercato n'a pas été un long fleuve tranquille. Avec les départs de quatre de ses joueurs, la structure au serpent a dû rebâtir entièrement son équipe et a finalement opté pour Odoamne, Xerxe, Nisqy, Kobbe et Kasing. Grâce à son toplaner et son jungler roumain, Splyce pourrait bien jouer les premiers rôles cette année.

G2, H2K et UOL grands perdants ?

Après les départs de Expect, Trick, Zven et Mithy, G2 devra reconstruire son équipe autour de PerkZ. Et si l'arrivée de Hjarnan et Wadid ne laisse pas augurer le meilleur, celle probable de Wunder sur la toplane et d'un bon jungler pourraient modifier la face de l'équipe pour l'année à venir. Pour les supporters de G2, il faut donc être patient, et garder espoir. Pour H2K en revanche, après les départs de Odoamne, Febiven, Nuclear, Chei et Prolly et celui probable de Jankos, l'espoir semble difficile à garder. Pour l'instant, H2K peut compter sur Caedrel et Sheriff, deux anciens joueurs de Challenger Series. Enfin, UOL devra composer sans Viziscasci, Xerxe et Hylissang, mais avec Exileh, Samux et Kold (anciennement Trashy) pour la saison prochaine. Pas vraiment de quoi faire rêver.

Cette année plus que jamais, PerkZ devra être le leader des G2.
Crédits : Riot Games.

Et les autres ?

Pour Vitality, Roccat et Giants, il faudra encore attendre puisque aucune de ces équipes n'a encore dévoilé son effectif. Néanmoins, avec la perte de Nukeduck et Vander pour Vitality, de Pridestalker pour Roccat et de Gilius pour Giants, aucune de ces équipes ne devraient être en mesure d'atteindre les sommets en 2018.

2 commentaires

liclic
liclic - 08/12/2017 02h46

Pourquoi ne pas faire comme aux NA et faire un système de franchises en EU ?

percol
percol - 08/12/2017 19h03

@ liclic :

C'est en projet avancé pour l'année suivante.

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