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03 mai 2016 - Perco StarCraft 2

Les chroniques d'un joueur lambda #13 : lettres d'Herbert le marine

Les chroniques d'un joueur lambda #13 : lettres d'Herbert le marine

Chaque guerre a ses héros. Chaque conflit ses icônes plus ou moins glorifiées. Pour nous, joueurs de Starcraft II, Herbert le marine est le plus grand de tous. Oublions Herbert le héros, découvrons Herbert l’homme.

Timbré

La légende a retenu sa bravoure sans faille, son courage presque insensé. Des armées de Zergs et de Protoss ont vu cet homme, seul, fragile d’apparence, changer le cours d’une bataille. Mais une légende se forge dans les épreuves, la douleur, la vie. De récentes fouilles ont permis de redécouvrir la correspondance que le 1re classe Herbert, encore jeune bleusaille, entretenait avec sa douce amie de l’époque.

La grande Histoire a besoin de la petite histoire comme clé de lecture.
Chut, taisons-nous et lisons ce merveilleux témoignage.

 

 

Ma chère Barbara,

Nous sommes enfin arrivés au front.
Le voyage jusqu'ici fut long, mais il me suffisait de regarder ta photographie et de repenser à la douceur de ta peau pour retrouver mon entrain.
Ton image a beaucoup aidé les copains aussi.

La gloire promise me semble bien loin, tout est ravagé ici, sans vie.
Ces saloperies de Zergs nous observent, ils attendent leur heure.
C'est beaucoup plus gros que je ne le croyais un zergling, ça a beaucoup plus de dents aussi.

Je dois te laisser, le sergent approche, il n'est pas facile.

Tu me manques. 

Ton Herberounet d'amour.

 

Cher Herbert,

Mon cœur tremble de te savoir si loin de moi, si seul au milieu de toutes ces horreurs. Je prie pour toi tous les jours, j’ai rencontré un jeune caporal qui me conseille et me dit d'être fier de toi. Je le suis, mon amour. Pense bien à prendre ton Stim le matin et le soir comme le médecin te l'a prescrit.

Ton ami Hector est-il avec toi ? Je ne sais si l'on vous a affectés à la même compagnie mais j'aimerais tant que tu aies quelqu'un avec toi en ces temps difficiles.

Tu me manques tellement, je rêve que ce conflit cesse et que tu rentres à la maison.

Ta Barbara qui t'aime plus que sa propre vie.
 

 



 
 

Ma Chérie,

Ta lettre m'a fait tant plaisir, j'en tremble encore.

Hector était avec moi jusqu'ici, mais il a été affecté au corps des reapers à sa demande, il voulait absolument essayer leur jetpack. Il est parti observer les mouvements des Zergs, il devrait revenir bientôt... enfin je crois, je trouve qu'il est parti depuis bien longtemps.

Quand j'ai demandé au sergent combien de temps prenait un aller-retour, il a rigolé un coup et ne m'a pas répondu clairement.

Je fais bien attention à ma santé mais on nous a installé un nouveau bouclier horriblement lourd. Tu sais la fragilité de mon coude, je crois que je vais le laisser dans un coin à la base pour pouvoir bouger plus facilement. En tout cas, cela me semble une bonne idée.

Notre base ne cesse de grandir, nos troupes d'être renforcées, je crois que les Zergs n'ont qu'à bien se tenir, nous sommes prêts.

En ce moment, on nous entraîne à «splitter». Il faut se mettre en groupes de plus en plus petits tout en courant. Je n'ai pas bien compris le but de l'exercice, mais je pense que c'est l'occasion de me faire de nouveaux copains.

En parlant de cela, des gars m'ont demandé de te dire d'envoyer de nouvelles photos... tu dois leur rappeler leurs mères ou leurs sœurs sans doute.

Ton Herberounet qui t’adore.

 

Mon Herbert,

Je suis bien aise de te savoir bien et moins seul.

De mon côté également, je lutte contre la solitude. Félicien, le caporal, passe me voir très régulièrement maintenant. Tu m’avais caché à quel point vos officiers étaient passionnants. Il m’a expliqué l’importance de ce que les simples marines comme toi faisaient pour le Dominium, c’est très bien, tu ne dois pas revenir avant d’avoir gagné cette guerre, je le sais désormais.
Je n’envoie plus de photographies, je crois que tes « amis » ne sont pas très fréquentables. Tu n’as jamais vraiment su t’entourer.

Barbara.

 


 

 

Ma Chérie,

Ta lettre me semble si froide. J’ai pourtant de plus en plus besoin de réconfort.

Un horrible cafard m’a arraché le bras lors d’un assaut, laisser mon bouclier à la base n’était pas une si bonne idée finalement.
J’essaye de positiver, je n’ai plus mal au coude. C’est dur.

Ne vois-tu pas trop ce jeune caporal ? Je n’aime pas te savoir seule mais quand même…

Ton Herberounet, inquiet.


 

Herbert,

Il faut cesser de m’écrire désormais.

Félicien et moi nous aimons, c’est arrivé comme ça, c’est tout.
Il dit que tu ne reviendras jamais de toute manière, je ne peux te gâcher ma jeunesse, je dois vivre.

Toi aussi, vis ta vie, trouve-toi une gentille... un petit... quoi que ce soit que tu puisses trouver là où tu es.

Adieu.

Barbara H.

 


 

 

Mon amour,

Tu me brises le cœur mais jamais je ne renoncerai à toi.

Tu verras, je te prouverai ma valeur, je reviendrai en héros !
Demain, nous lançons l’assaut final, je serai le plus brave de tous.
S’il le faut, j’attaquerai une base adverse de front, seul.

À un bras, ça va être coton…

Ton Herbert à jamais.

 

Quelle émotion, quelles révélations ! Toute cette rage guerrière ne serait finalement que l’expression d’un sentiment si humain ? Une volonté de reconquérir un cœur en mitraillant à tout-va ?
Lecteur zerg, lecteur protoss, tu connais désormais l’origine de tes maux, la source du mal. Tu connais ton véritable ennemi.

Juste au cas où :

Barbara Heindrich épouse B.,
12 rue du Dominion, appartement 7B,
64500 KORHAL.

 

 

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3 commentaires

Afrouner
Afrouner - 03/05/2016 16h55

Excellent, comme d'habitude, la forme est très réussie

liclic
liclic - 03/05/2016 19h25

J'ai trouvé cela drôle.....

IceW0rld
IceW0rld - 03/05/2016 23h13

Un jour il faudra que tu fasse une nouvelle plus longue ... ou même un bouquin. Moi je précommande ! (petite voix dans ma tête : on a le droit au skin herbert IG si on précommande ?)

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