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14 janv. 2015 - Diana Divers

Les classiques du Jeu Vidéo n°2 : Call of Juarez Gunslinger

Les classiques du Jeu Vidéo n°2 : Call of Juarez Gunslinger

Cette semaine, je vous propose un petit FPS arcade. La série Call Of Juarez nous avait habitués à des FPS classiques : un scénario Post-it, des couloirs et des scripts. Pour ce spin-off de la série, pourtant, Techland nous offre un FPS arcade qui bénéficie d'un tout autre traitement.

Salut ! Comment ça va cette semaine ?

La semaine dernière je vous faisais acheter Beyond Good & Evil. COMMENT ?! Vous ne ne l'avez pas acheté !

*Pointe un fusil à pompe sous votre nez* 

Allez, allez ! On achète le jeu et plus vite que ça ! Non, on n'attend pas les soldes !

Bien.... Maintenant, lancez cette musique pour le classique de cette semaine. Puisque que Call of Juarez Gunslinger est dans l'ambiance, autant vous faire profiter d'une bonne bande son.

Gunslinger, quoi qu'est-ce ?

Selon moi, la principale inspiration de Gunslinger vient des jeux d'arcade de type Time Crisis : des shooters dans lesquels les ennemis apparaissent dans des tableaux pour se faire dérailler, si possible dans la tête, par le flingue du joueur. Sauf que Gunslinger bénéficie en plus d'une réalisation en 3D, d'une excellente ambiance Far West et de duels au revolver. Oh, et d'un vrai scénario. Ben ouais, c'est pas évident pour un FPS, ces temps-ci...

Gunslinger se veut profondément Fun (avec un grand F, t'as vu !) : pas de Michael Bay, pas de scénario de sauvetage du monde. On incarne un chasseur de prime en quête de revanche, on choisit ses armes, les ennemis apparaissent, on les descend, quand on les a finis, on avance dans le niveau. Le tout en marquant des points. Pourtant, derrière ce «simulateur de duels Far West», on retrouve un vrai scénario intelligent.

Promenons-nous dans les bois...

Partant d'un excellent twist, le jeu se permet de casser le quatrième mur : les missions sont en fait des épisodes de l'histoire de notre héros qu'il raconte dans un saloon une fois vieux. Et les histoires sur sa vie, en fascicule du type Buffalo Bill, sont fausses, au grand désarroi d'un jeune groupie présent. Aussi, il arrive régulièrement que notre héros enjolive un peu la vérité avant de se faire reprendre par les clients, amenant des rectifications et donc des changements en temps réel dans les missions.

OK et alors ?

Ben alors, ça envoie du bois : se retrouver encerclé dans un Last Man Standing désespéré et se préparer à vendre chèrement sa peau. Puis, le jeu se met en pause et un client du saloon élève la voix : «Dis, tu serais pas un petit peu en train de nous prendre pour un couillon là, le vieux ?». Et là, paf, disparition de tous les ennemis, ramenant le niveau à quelque chose d'envisageable.

C'est l'heure du Du-Du-Du-Duel !

Je ne vais pas m'étendre plus sur le mode histoire, afin de ne pas spoiler certains combats ou twists. Par contre, je vais aborder d'autres éléments du gameplay.

Ah ? Suffit pas de défourailler ?

Tout d'abord, la barre de Concentration. À chaque fois que vous tuez un ennemi, vous gagnez un peu de concentration. Plus vous enchaînez les combos (tuer des ennemis à la suite sans interruption), plus votre barre augmente. En activant le mode Concentration, vous consommerez de la barre au cours du temps et vous rentrerez en Bullet time. Vous continuerez à agir normalement, mais tous les ennemis et l'environnement seront grandement ralentis, vous permettant un massacre digne de l'Homme au Poncho (retournez voir le Bon, la Brute et le Truand ainsi que le reste de la trilogie du dollar si vous ne comprenez pas l'allusion ! Et honte sur vous !).

Enfin, l'ensemble des points gagnés ne vous donnera pas juste un plus gros ePenis en vous faisant monter au Classement mondial. Il vous permettra également de progresser dans un système d'expérience qui donne des bonus intéressants et parfois jouissifs.

Un des arbres de compétences du mode arcade. Vous en avez trois en mode histoire.

Oh, et je n'ai pas parlé du bullet time pour esquiver les balles mortelles ? Ben, y'en a.
Mon seul point noir serait les QTE. Mais bon, ça c'est parce que je suis un joueur PC. J'aime pas ça. Mais bon, il y en a peu et ils ne sont pas infaisables, donc pourquoi pas.

Bon, c'est pas tout ça, mais je l'achète ou pas ?

Soyons honnêtes, Call Of Juarez Gunslinger n'a pas une durée de vie énorme : en une dizaine d'heures, vous aurez parcouru le jeu et débloqué l'entièreté des arbres de progression. Et, même si vous pourriez continuer à faire du ranking et à multiplier la course aux points, je ne pense pas que la durée de vie soit énorme.

Mais le jeu ne se veut pas être le jeu du siècle. Spin-off d'une série moyenne, il est finalement selon moi la meilleure itération de celle-ci. Le scénario est bon, bien écrit. Et le gameplay est fun. Il m'arrive régulièrement d'en lancer une partie quand j'ai 10 minutes à tuer et un besoin immédiat de fun. Après tout, se prendre pour Clint Eastwood, brandissant un Colt dans chaque main et tuant des bandits ou des indiens avec son six coups, ça reste la classe intégrale !

D'autant que le scénario est extrêmement bien léché, que le jeu est beau et qu'il ne coûte pas très cher. On est loin des solos de 3 heures pour 60 € avec un univers qui tombe en morceau à la cinquième minute (note pour COD : une EMP, ça affecte TOUS les équipements électroniques, pas que les drones ennemis).
Un bon scénario, une bonne réalisation, un bon gameplay. Que demander de plus ?

 

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