d

26 mars 2014 - Mandark Divers

MGS V : Ground Zeroes - En attendant The Phantom Pain

MGS V : Ground Zeroes - En attendant The Phantom Pain

Amie lectrice, ami lecteur, j'ai un vrai cas de conscience en écrivant ces lignes et il est tout de même d'importance puisque, voilà, je suis un total Kojima fan (oui) ! Ne me demande pas pourquoi, c'est comme ça (et pis est-ce-que je te demande pourquoi tu aimes la pâte-à-tartiner chocolatée ? Tu aimes au moins ?). Alors voilà, pour ce qui est d'espérer que je sois impartial tu peux repasser, mais à bien y réfléchir, si tu es en train de lire ces inepties c'est que l'ami Hideo doit t'émoustiller aussi un peu (hein ? Allez avoue sssssweetheart !), donc sans plus attendre, voici Ze « test » of Metal Gear Solid : Ground Zeroes.

Hideo Game

Kojima Hideo est vraiment un petit roublard, preuve en est - mais ce sera sûrement plus clair à la fin de ce papier -, la réclame qu'il a réalisé lors de sa récente apparition dans la capitale, en collaboration avec une enseigne de vente de jeux vidéo. A la base ça n'aurait pas dû m'interpeller plus que ça, d'une parce que je ne porte pas l'enseigne en question dans mon cœur – pour des raisons purement subjectives bien que suffisantes en ce qui me concerne -, et deux parce que tout Kojima-fan que je sois je suis toujours un peu étonné de l'ampleur du culte qui est voué au bonhomme. Mais à la réflexion pas surpris.

"Je voulais rester discret bordel, bouffe ça pour la peine !"

Ne te méprend pas, amie lectrice et/ou ami lecteur, je fais vraiment partie de ceux qui pensent que Kojima san a réellement bouleversé le « landerneau vidéoludique », mais ce qui me semble être le plus fort c'est qu'il l'a fait « sans arme, ni haine, ni violence », ce qui est un peu un paradoxe au vu de l'univers dépicté (t'occupe...) dans ses réalisations. En effet, et encore une fois la pub pré-citée en est la parfaite illustration par l'image, la méthode Kojima c'est d'y aller tranquille, sans se faire remarquer, en prenant son temps, pour au final laisser tout le monde devant le fait accompli : il est là et quand il est là ça se voit ! 

Alors, mégalomaniaque l'Hideo ? 

Non. Quand on connait un peu son Kojima on comprend vite que le Monsieur est tout sauf quelqu'un de prétentieux, et s'il y a une chose qu'il n'oublie jamais, c'est que son succès il le doit à son public, et c'est à mon sens en gardant toujours ça en tête qu'il faut aborder Metal Gear Solid : Ground Zeroes. Mais je vais d'abord passer vite fait sur la question du Fox Engine (jamais vu autant de poils de barbe aussi distinctement) et du gameplay (jamais contrôlé un borgne de façon aussi souple).

Voilà, comme ça c'est plié. Ben oui, j'ai dis que je ne faisait que passer dessus, alors c'est bon.

Par contre tu dois déjà savoir, ami lecteur, que Metal Gear Solid : Ground Zeroes est (très) court à partir du moment où tu remplis les objectifs principaux et basta.

Pour ne pas se faire repérer, courir au milieu des lumières est moyennement conseillé

Mais ce n'est pas parce qu'un type au Japon a choppé le melon au point d'en profiter pour t'insérer entre les joues du bas une galette anémique, c'est parce que le type en question ne cesse de rappeler à son public quelque chose d'essentiel : le plaisir de jouer, comme le plaisir de quoi que ce soit d'autre qui fait plaiz, c'est de faire durer, et – sachant que Kojima san se passionne pour le travail des autres – ça ne m'étonnerais pas qu'il ait tâté d'un petit jeu indé au concept plutôt original : The Path. Dans The Path, le joueur incarne...le petit chaperon-rouge (si) et doit amener à sa mère-grand un panier amoureusement garni, entre-autres d'une galette et d'un petit pot de beurre. Le truc, c'est que pour se rendre là-bas il suffit de suivre le chemin qui est devant soi, et si on le suit...eh ben on arrive chez la vioque et c'est fini. Par contre si on décide d'ignorer la seule et unique recommandation du jeu (« surtout ne vous éloignez pas du sentier !») ça devient une toute autre histoire...

T'as le bonjour d'Hideo !

Kojima est de plus plutôt connu pour son côté espiègle, et jouer à la fois avec son image et avec son public il adore ça et du coup il me semble également évident que la sortie de Metal Gear Solid : Ground Zeroes est à mettre en parallèle avec la sortie d'une autre démo qui avait fait grand bruit à l'époque, celle de MGS 2 (rien que l'exposition du « Snake nouveau » est très similaire) et il s'agit avant-tout de contenter la curiosité des fans (« il ressemble à quoi ce Fox Engine ? Et c'est comment un MGS open-world ? Et il est bien Jack Bau...Kiefer Sutherland dans le rôle de Snake ? »), avant la claque – logiquement démesurée en comparaison – que devrait être The Phantom Pain. 

Tu me trouve bien fan-boy, n'est-ce pas ami lecteur ? Certes, certes, mais réfléchis trente secondes à ceci : la démo de Metal Gear Solid 2 : Sons of Liberty a calmé tout le monde à l'époque et les joueurs se disaient du coup qu'ils allaient avoir droit à Metal Gear Solid en super plus mieux. 

Et là l'ami Kojima il fait quoi ? 

Il prend tout le monde de court avec le reste du jeu en livrant un génial mind-fuck Hidéo-ludique, au risque de faire fuir tous ceux qui l'encensaient, mais en même temps met tellement ses couilles sur la table que ça marche, et à l'arrivée Metal Gear Solid 2 reste un des jeux les plus passionnant et riche (et fun of course) jamais fait, d'aucuns iront même jusqu'à dire : une date !  

Et voilà pourquoi je pense, moi, que Kojima est en train de ricaner sous cape, parce qu'il a encore quelques bons tours dans sa manche pour épater la galerie quand The Phantom Pain sortira. 

La conclusion de Mandark

Difficile dès lors de « noter » objectivement ce qui est avant tout une – superbe - carte-postale (tu sais, comme celles qu'envoie Nico) ou, l'image me semble même encore meilleure, un colis envoyé par tes chers parents alors que tu es en colo, avec plein de friandises dedans, et t'es trop jouasse quand il arrive (et tes potes aussi), parce qu'il te rappelle la maison et que c'est un avant-goût du moment où tu y retournera pour retrouver maman et papa. Bon là le colis est payant (tu peux voir ça comme une sorte de contre-remboursement) mais le papa s'appelle bien Kojima, et moi j'aime mon papa ! 

So, who's your daddy ?

L'avis de Plax

Tout le monde en a parlé, si l'on court comme un dératé à travers la map en jouant de la gâchette, on finit l'aventure principale en 20 minutes montre en main. Et là on se dit : "Pour 30€, bonjour l'arnaque". Mais finalement, en y regardant de plus près, en ajoutant l'intrigue, la patte Kojima, les missions annexes et les défis, MGS : Ground Zeroes a beaucoup d'atouts à faire valoir et est finalement un bon moyen de patienter jusqu'à The Phantom Pain ! (conseil : tournez-vous vers le démat' à 10€ moins cher).

 

Acheter vos jeux avec notre partenaire G2A.com

 

Poster un commentaire

Vous devez être connecté pour pouvoir poster un commentaire.