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06 janv. 2016 - Vandwyn Divers

Mordheim : damned game

Mordheim : damned game

Nous avons testé pour vous ce jeu exploitant la licence Warhammer. Alors, une réussite ou une belle bouse ? Venez le découvrir avec nous et faites-vous votre idée.

En douceur

Vous commencez à me connaître, je dis ce que je pense et pour être, une fois encore, tout à fait franc avec vous, ce test va s'articuler sur deux grands axes : les trucs nuls, et les trucs moins nuls mais quand même un peu. Parce que oui, Mordheim : City of the Damned, ce n'est pas un jeu très folichon. Alors qu'est-ce qui pose problème ?

Tout d'abord, si d'aventure vous preniez quand même le jeu pour combler un vide dans votre bibliothèque Steam, je vous invite à investir dans une machine à café, parce que vous risquez de passer beaucoup de temps devant... à regarder les écrans de chargement. Non pas parce qu'ils sont nombreux, mais parce qu'ils sont putain de longs ! Le jeu n'est pourtant pas une perle graphique et les maps sont loin d'être grandes, ce n'est pas non plus comme si il y avait des millions de modèles différents pour les éléments et personnages.

C'est d'ailleurs un autre point noir : trop de redondances. Et là je ne vous parle pas de la répétition des missions, non je vous parle juste de la variété en jeu. Déjà qu'il n'y a que quatre clans jouables, si en plus il n'y a que des clones c'est clairement ennuyant à regarder. C'est comme si les fonctionnalités de personnalisation avaient commencé à être développées et intégrées, puis que finalement non, c'était plus la peine. Après, évidemment, vous en arriverez vite à faire et refaire toujours les mêmes types d'aventures dans Mordheim, mais ça il n'y a pas de raisons de s'en plaindre ça fait clairement parti du jeu (même s'il y avait matière à travailler).

Un autre élément du gameplay dont il faut bien avoir conscience et qui est récurrent dans les jeux adaptés de Warhammer : l'importance de l'aléatoire. Si vous ne le savez pas, eh bien sachez désormais que tout se règle à grands coups de dés. Que vous vouliez descendre en sautant au pied d'un mur, charger votre adversaire, esquiver ou bloquer un coup, désamorcer un piège, lancer un sort, passer sur un piège... tout est régi par l'ultime et impitoyable lancé de dés. Il ne tiendra qu'à vous de jouer en fonction de vos avantages pour maximiser vos chances de réussite, et en ça oui le jeu est bien conçu. Mais autant j'avais adoré pour le Blood Bowl, autant là ça m'emmerde sévèrement. Il y a tellement d'éléments à prendre en compte que voir le hasard venir tout foutre en l'air, c'est vraiment rageant, mais après ça ne tient qu'à moi.

Encore un peu plus de tendresse ?

J'aime quand un jeu prend soin de moi, surtout au début, vous savez, quand j'y connais encore rien. Le soucis, c'est qu'une bonne dizaine de tutos, longs et bourrés de texte, ça pourri vite l'engouement. Prévoyez plusieurs heures pour le temps d'apprentissage, parce que Mordheim : City of the Damned va certes tout vous expliquer, mais vous n'irez pas jouer tout de suite de votre côté comme un(e) grand(e). Sauf si vous vous fichez des didacticiels. Vous auriez relativement raison par ailleurs, on peut très bien se passer de certains, et dans l'ensemble il y avait clairement une autre façon de les présenter.

Bon, avec tout ça, que reste-t-il au jeu pour faire sa popote ? Heureusement, oui, il y a quand même de bonnes idées. La liberté laissée pour gérer sa bande de gros bras (ou de petits bras dans le cas des skavens) que ce soit entre les missions ou pendant, avec le système d'améliorations permanentes, c'est cool et on s'attache à nos gaillards. On prend un certain plaisir à les faire se balader dans la ville, à leur faire respirer tout un tas de vapeurs dégueulasses, les faire ramasser la moindre connerie qui traîne, et finalement à bastonner l'adversaire ou à lui dérober ses propres trésors.

C'est fun, un moment, et puis si vous n'êtes pas un fan inconditionnel de Warhammer vous irez vite voir ailleurs. Ce que je veux dire, c'est que même si vous êtes attachés à l'univers, il y a d'autres jeux à ce sujet qui vous divertiront bien mieux que ne le propose Mordheim. Les tactical rpg, en 2015, ce n'est pas ce qui a manqué, et même au-delà, ce genre a tendance à toujours souffrir d'un train de retard graphiquement donc vous trouverez d'autres références, sur PC ou consoles.

Mordheim : City of the Damned 310Points positifs
  • Gérer sa bande entre les missions
  • Warhammer
Points négatifs
  • Peu de factions
  • Temps de chargement
  • Répétitif
  • Complexe et tutos mal pensés
  • Gameplay lent
  • Un aléatoire omniprésent plus frustrant qu'autre chose

Un jeu très anecdotique, avec ou sans la référence à Warhammer. Si vous êtes passé à côté vous n'avez rien raté, sinon j'espère que vous connaissez d'autres joueurs en disposant pour faire un peu de multi.

 

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1 commentaire

Vaag
Vaag - 12/01/2016 11h53

Ce jeu a reçu un très bon accueil de la part du public de Steam. Et pourtant, je suis exactement du même avis que le rédacteur.

Alors peut être que Vermintide m'a donné ma dose de Warhammer et que je n'avais plus la possibilité de ressentir ce sentiment de nostalgie, mais je trouve vraiment que ce jeu est "faussement" complexe.

C'est comme si t'achetais un coffret collector avec plein de goodies mais qu'il manquait le jeu à l'intérieur. Ça à l'air super, mais dans les faits c'est mal réalisé, pas complexe (alors même qu'on essaye de le faire croire avec des chiffres partout).

Et aussi le jeu a l'air très très beau dans les vidéos, mais IG il ne l'est pas du tout, bref une déception en l'état.

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