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16 oct. 2014 - Ura Divers

NBA 2K15 : Toujours aussi bon qu'en 2013 ?

NBA 2K15 : Toujours aussi bon qu'en 2013 ?

Fans de basket et plus précisément de la NBA, il est fort probable que vous attendiez NBA 2K15 autant que moi. Référence absolue qui a su se bonifier comme le vin, la licence est de retour après une édition 2014 qui aura fait enrager de jalousie les joueurs PC sur les possesseurs de consoles de nouvelle génération tant les améliorations sur celles-ci étaient légions et convaincantes. Fort heureusement, nous autres devant nos claviers aurons également la chance de toucher à une version estampillée next-gen pour cette saison 2015. Et ça, c’est cool… Ceci dit, reste à savoir si les autres y trouveront leur compte une fois de plus… Je vous avoue que je n’y croyais pas vraiment tant NBA 2K14 était au point !

Cependant, nous savons que les développeurs de chez Visual Concepts ne sont pas du genre à se reposer sur leurs lauriers et, dès le début de notre premier match, on se rend compte que le jeu n’est pas identique à son prédécesseur. La première nouveauté notable au niveau du gameplay réside dans la maniabilité légèrement plus lourde dans le sens où l’on ressent bien plus le poids des joueurs qu’à l’accoutumée. Bon point donc ! Aussi, une nouvelle jauge fait son apparition en dessous de ceux-ci. Dédiée aux débutants, elle aidera principalement à rendre les lancers plus simples puisqu’il « suffira » de relâcher le bouton lorsqu’elle atteindra un certain niveau. Dans la même idée, cette jauge permettra également de savoir si la position du joueur est propice à un lancer.

De quoi aider à appréhender le jeu pour les moins aguerris d’entre nous même si, en pratique, cette fonctionnalité n’a pas une grande utilité dans le feu de l’action. En effet, les matchs n’ont rien perdu de leur intensité d’antan. Comme d’habitude, peu importe que vous soyez simplement curieux ou grand puriste : NBA 2K15 est tout simplement jouissif. Paramétrable à l’extrême, il offre une expérience de jeu qui conviendra à n’importe qui… La preuve : si son équilibrage ne vous convient pas, vous n’aurez qu’à le changer grâce aux nombreuses options proposées à cet effet ! Intéressant non ? Et c’est une raison supplémentaire pour dire que, depuis la saison passée, nous sommes littéralement immergés dans le monde de la NBA.

Assurément, il faudrait être aveugle pour dire que cet épisode n’a pas de la gueule ! Graphiquement, on est face à ce qui se fait de mieux sur next-gen. Si l’on regrette malgré tout le manque de détails sur certains décors, ce qui se passe sur le parquet nous laisse indubitablement sans voix… On vit chaque match comme si on y était ! Il suffit de voir le soin bluffant accordé à la modélisation de chaque athlète… Mais, ce qui fait véritablement la différence cette année, ce sont les animations ! D’une fluidité incroyable et désormais très variées, elles ne desservent en rien l’intensité des matchs… Au contraire, elles rendent l’ensemble très vivant ! J’exagérerais à peine en disant qu’on en viendrait presque à en frissonner lorsque foules et sportifs se meuvent !

Et pour encore rester sur le thème de l’ambiance, c’est sans surprise que nous retrouvons, une nouvelle fois, nos chers Kevin Harland et Clark Kellogg accompagnés de leur tripotée d’analystes aux commentaires. Et, si je n’ai pas un niveau exceptionnel en Anglais (car il n’y a pas de commentaires en français), je puis tout de même vous dire qu’il n’y a rien de neuf à ce niveau : ils sont toujours efficaces. Néanmoins, on pourrait faire la fine bouche en se disant que chacune de leurs apparitions n’est pas très soignée. En plus d’avoir l’air de pantins, il arrive que certains d’entre eux aient des comportements assez étranges durant les cinématiques (notamment lors des interviews en match de Doris Burke) ou qu’ils buggent tout simplement. Rien de bien dramatique donc même si ce genre de petits détails est parfois suffisant pour briser l’immersion.

D’ailleurs, ce n’est pas tout ce qu’on peut dire sur ces cinématiques. Effectivement, bien plus souvent utilisées afin de scénariser le mode « MyPlayer » (où l’on contrôlera un joueur qui devra gravir les échelons au sein de la ligue), elles s’avèrent souvent maladroites et sont surtout trop fréquentes. S’il est sympathique de nous voir interagir avec nos co-équipiers, on en est bien vite lassé et on regrette  simplement les passer systématiquement. Pourtant, l’idée de nous faire acteur d’un scénario entre les matchs était plutôt bonne, mais le fait que nous ne puissions pas façonner notre propre personnalité et que notre avatar réagisse un peu à sa sauce n’arrange rien.

De plus, toute cette mise en scène à outrance aura même tendance à casser le rythme du jeu à force d’ajouter des temps de chargements pas toujours indispensables. Un détail vous allez me dire, mais sachez que les chargements d’avant-matchs sont déjà suffisamment longuets pour ne pas en ajouter une couche. Aussi, à notre grand désarroi, et pour ne rien arranger, des sauvegardes sur les serveurs de 2K Sports sans cesse. Une connexion permanente sera requise pour atteindre certains modes de jeu afin d’être sûr que vous ne trichiez pas et que, si vous vouliez faire évoluer votre protagoniste du mode « MyPlayer » plus rapidement, vous vous penchiez sur le système de microtransaction proposé par leurs soins… Un peu limite pour une licence à sortie annuelle…

Et c’est d’autant plus dommageable que naviguer dans les menus n’a toujours rien d’agréable. Comme chaque année, on peste sur l’interface utilisateur qui est à des années-lumières de celle d’un FIFA 15. Pas du tout ergonomique, elle nous fait perdre un temps fou et on en vient à s’interroger sur les capacités de Visual Concepts dans ce domaine. C’est à se demander comment ils arrivent à la remodeler chaque année en ne l’améliorant que rarement ! Du simple mauvais goût ? Allez savoir… Heureusement en tout cas que la playlist composée par Pharell Williams soit assez dynamique et variée pour nous tenir éveillés !

Sinon, rien à noter au niveau du contenu et des modes de jeu qui sont globalement identiques à ceux qu’on à l’habitude de voir. Si les modes « Carrière », « Mon MG » et « Ma Ligue » sont encore terriblement chronophages, on regrettera qu’ils ne soient pas accompagnés d’autres un peu plus originaux, comme à l’époque de 2K12 et de son hommage aux plus grandes légendes de la NBA. Mais ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : il serait étonnant que vous vous ennuyiez sur cette version si vous aimez un tant soit peu les jeux de sport.

Conclusion

Années après années, on peine à croire que la licence va continuer à évoluer tant elle semble déjà au point. Mais, alors qu'ils pourraient très bien la laisser stagner, les développeurs des studios de Visual Concepts sont toujours dans le coup et, désormais, on peut aisément dire que NBA 2K15 est une référence absolue à conseiller à quiconque aime le basket. Portée par un gameplay minutieux et excellemment équilibrée, l'édition de cette année m'a conquise et il y a fort à parier que j'y passerai de très nombreuses heures. Ceci étant dit, comme rien ne peut-être parfait, préparez-vous à vous armer de patience lorsque vous vous aventurerez dans les menus... À vrai dire, en voyant cela, j'ai eu l'impression de voir une montre de luxe emballée dans du papier toilette de sous-marque... Enfin une magnifique montre alors ! Petite précision pour les joueurs PC : assurez-vous de bien disposer de 45go de mémoire libre et sachez qu'il vous faudra une machine dernière génération pour en profiter pleinement... Bref, j'y retourne moi !

 

 

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