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12 oct. 2015 - Mandark Divers

NBA 2K16 : Le basket par un nul

NBA 2K16 : Le basket par un nul

Amie lectrice, ami lecteur, je ne vais pas te mentir : le sport et moi ça fait 12. Qu'il soit pratiqué sur un terrain bien dur de chez dur ou même en « e », ce qui au passage pourra sembler un brin loufoque considérant la nature même du site sur lequel j'officie actuellement. Mais c'est comme ça, du sport, je n'en fais pas ! C'est peut-être dû à l'admiration que je porte à Winston Churchill, ou juste qu'il y a suffisamment de professionnels payés très cher pour faire ça à ma place... peu importe au fond. Ce qui importe c'est que, bikôze of a general requisition of all the forces in place at OG 4 da Worlds, me voilà à devoir te faire une review de NBA 2K16, le dernier opus de la simulation de basket considérée comme reine absolue, moi qui n'ai pas foutu les pieds sur un parquet ciré depuis... woof, plus longtemps que ça encore !

En même temps c'est une expérience assez intéressante. À la différence d'un tas de sites qui pour l'occasion sortent de purs experts maison, rodés aux diverses itérations de l'éditeur depuis des années, c'est ici l'avis d'un pur bleu qui va prédominer. Et ne croyez pas que ça n'a pas son petit poids, car pour une fois j'ai enfreint ma règle d'or, qui consiste à ne pas m'intéresser à ce que mes éminents confrères disent d'un jeu à sa sortie, pour ne pas être influencé. Et après lecture, eh bien je n'avais toujours rien compris au jeu !

Mais... qu'est-ce que c'est que ce truc !?

Après avoir installé le jeu, j'ai eu confirmation de ce que je suspectais : NBA 2K, bien plus qu'un Fifa ou qu'un PES, se révèle être une série foutrement élitiste ! Tellement, même, que pendant les très longues minutes que prennent les données du jeu à s'installer sur « le cloude » la première fois qu'on lance la galette, on est balancés – pour patienter – en plein match. Et aïe aïe aïe pour celle ou celui qui n'a jamais approché un terrain de basket virtuel : aucun tuto, aucun repère, c'est la panique totale ! Mais aussi, p***** que c'est bô et que ça bouge trop bien !

L'installation initiale passée, ainsi qu'une courte séquence en image de synthèse glorifiant  – comme il est de bon ton de le faire depuis que certains équipementiers sportifs ont mis la main sur l'iconographie exaltée du surhomme fort de corps et d'esprit pour vendre (cher) tout ce qui est siglé d'une virgule, de trois bandes ou d'un félin bondissant – le statut quasi-divin que tout bon athlète se doit de posséder, on se retrouve sur le menu principal, enfin un peu au calme, en quête du mode tuto, histoire de voir tout de même un peu comment ça marche c'te z'affaire.

Panique à bord pour les débutants ! Les seuls tutos sont sous forme de vidéos...pas forcément très claires

Et là, nouveau revers. Il y en a bien un mais... non jouable. Ce sont en fait quelques vidéos, balancées à la va-vite par des professionnels donnant plus l'impression de s'adresser à des initiés qu'à des novices. Et ces quelques vidéos sont loin de donner les explications de base nécessaires à un bleu pour ne pas ramer tandis que la team d'en face enchaîne panier sur panier ! Blast it ! Va t-il me falloir prendre des cours en dur et IRL pour avoir une chance de m'amuser ?

Qu'aurait fait McGyver, pensais-je alors ? Jeter un z'yeu sur la « command list » des actions possibles pardi ! Aussitôt dit, aussitôt fait, et là on flippe un peu à la vue des longues listes de moves qui n'ont rien à envier à celles des nombreux combos d'un Soulcalibur. Mais dans le même temps ces listes intriguent, car elles sont quelque-part la promesse d'un jeu riche pour peu qu'on se familiarise avec. Si seulement il pouvait y avoir un @%$#&! de tuto pour digérer tout ça à son rythme !

Puis on cogite un peu sous sa coupe mulet. Pourquoi pas, après tout, se mettre dans la peau d'un débutant via le mode « Ma Carrière », qui est censé nous propulser dans les baskets d'un inconnu qui rêve de rayer le parquet de ses longues dents ?

Et là, c'est le déclic !

Play together, dribble alone

NBA 2K s'est forgé une réputation non seulement de par l'excellence de son côté simulation, mais également en invitant à chaque opus de grands blases de la culture afro-américaine liés au basketball. Les années précédentes, c'étaient des pointures comme le rappeur Jay-Z qui faisaient office de MC. En 2015, Visual Concept (le studio qui emballe le tout), a choisi de s'offrir les services du cinéaste Spike Lee, grand fan de basket en général et des New York Knicks en particulier, pour emballer un storytelling faisant office de toile de fond à l'ascension du prodige du panier que vous allez devenir.

Totalement inutile donc rigoureusement indispensable, ce « film dont vous êtes le héros » vous demande de créer de toutes pièces un avatar grâce à un éditeur des plus poussés (qui vous laisse même le choix des origines ethniques de votre perso, bien qu'en définitive mieux vaut qu'il soit black puisque de toute façon il sera forcément originaire de Harlem et fils d'une famille tout ce qu'il y a de plus afro ; du coup, si on décide de se créer un p'tit blanco ou un asiatique, ça fait bizarre) avant de le lancer dans l'aventure.

Le mode "My Career" se révèle être le vrai moyen d'appréhender au mieux NBA 2K16 pour un novice !

Et c'est en fait là que se trouve véritablement le tutoriel du jeu. Déjà parce qu'on incarne qu'un seul joueur sur le terrain, tributaire des actions des autres membres de son équipe, ce qui oblige à tenir compte des stratégies de placements offensifs/défensifs des alliés et des adversaires. En gros : on apprend sur le tas, et même sans être familier des règles de base on les apprend vite. Ensuite, se concentrer sur les actions d'un seul joueur permet de tranquillement maîtriser les mouvements de base et la façon dont fonctionne la jauge circulaire « collée » aux pieds de son Michael Jordan en herbe. Cette dernière est en effet essentielle puisqu'elle indique au joueur, suivant les situations de jeu, la précision de ses tirs ou ses capacités de défense/blocage face aux joueurs adverses. Il est donc impératif de la surveiller comme le lait sur le feu.

Pas mal, c'est sur quelle chaîne ce match ?

Ce qui est vraiment impressionnant avec NBA 2K16, c'est sa réalisation et le comportement des autres joueurs. Non seulement l'ambiance et les animations sont à tomber, mais les stratégies mises en place sur le terrain laissent admiratif tant « ça joue » vite et bien, et jamais de la même manière, preuve que chez Visual Concept on a décortiqué jusqu'à la moelle le style de chaque équipe composant le roster (c'est particulièrement flagrant pendant les sessions où l'on se retrouve simple spectateur sur le banc de touche, avec dès lors tout le loisir d'étudier la partie en cours).

Et c'est ainsi qu'on finit par se prendre au jeu, à soigner son positionnement, tenter des interceptions, mais en marchant sur des œufs car la faute est vite arrivée, et qu'on n'a vraiment pas envie que ça tourne à la séance de tir au panier, et que les adversaires en profitent pour resserrer le maigre écart de points qu'on aura réussi à assurer jusqu'ici. Et pendant la finale il n'est pas rare de se mettre à gueuler, de joie ou de dépit, pour un match gagné à l'arrache, ou pour un panier adverse à trois points rentré dans les deux dernières secondes d'une rencontre.

Contre toute attente, rester sur le banc de touche et observer attentivement la partie en cours aide énormément

C'est avec une assurance que je ne me voyais pas posséder en déballant le jeu la première fois (et après avoir changé le placement de la caméra – il y a d'ailleurs une foultitude de possibilités à ce niveau-là – car celui d'origine n'est pas forcément indiqué pour un novice) que j'ai pu me lancer dans des parties plus classiques (où l'on contrôle toute une team) et aller me faire laminer online (mais bon, j'ai beau avoir pesté, j'ai bien ri aussi).

Et simulation complète oblige, NBA 2K16, comme les précédents, du reste, n'est pas avare côté contenu. On y trouve, en plus du mode « Ma Carrière » une sorte d'extension : le mode « 2K ProAm, où il s'agit de prendre sa création, et, hors du contexte universitaire où il évolue, la faire jouer en cinq contre cinq (on peut aussi s'associer à des amis pour créer une équipe, avec ses logos, tenues et stades personnalisés... mais comme je n'ai pas d'amis, je n'ai pas pu tester).

Disponible aussi, la possibilité de jouer avec des légendes du basketball de ces 15 dernières années, et même de se la jouer « European Extreme » avec l'une des 25 meilleures équipes de notre continent.

Quant à la zique, mieux vaut que vous soyez branchés rap/hip-hop car, comme toujours, la B.O est mixée/composée par quelques célèbres Djs !

Yes, we finaly did it!

Et je vais arrêter là ce papier, amie lectrice, ami lecteur, car pour tout ce qui concerne les aspects vraiment techniques et les éléments de comparaison avec les volets précédents de la série, eh bien je suis le dernier qualifié pour pouvoir en parler, vu que je la découvre justement avec cet épisode (c'était donc « le basket par et pour les nuls »). Mais je peux au moins affirmer ceci : réussir à procurer à ce point une réelle excitation pour un sport qui, jusqu'ici, me laissait indifférent, au point d'y revenir au moins une fois par jour pour m'entrainer, voire de peut-être commencer à m'intéresser aux championnats IRL, ce n'est pas banal et c'est ce qui à mon humble avis justifie pleinement la réputation de la série phare de 2K Sports.

Rendez-vous donc dans un an pour NBA 2K17, lorsque je serai réellement en mesure de vous faire un vrai test « de pro ».

Dunk hunt 810Points positifs
  • La réalisation splendide !
  • Les animations époustouflifiantes !
  • Le gameplay ciselé
  • L'ambiance incroyablement réaliste des matches
  • La bande-son (bruitages et musiques) au taquet
  • L'I.A balèze
  • Driver une jeune pousse de rien à pro, c'est franchement excitant !
Points négatifs
  • Pas de tuto jouable
  • Demande un certain investissement de temps et de jugeote si on est pas "initié" pour comprendre les mécanismes du jeu

Qu'un jeu de sport puisse à ce point me scotcher, je n'y aurais pas cru trente secondes il y a encore deux semaines, mais les faits sont là : NBA 2K16 est une apothéose totale, une véritable déclaration d'amour au basketball dont presque tous les aspects ont fait l'objet d'un soin maniaque, pour à la finale donner un titre d'une force de fun et d'implication qui ne peuvent que forcer l'admiration, et cela même si l'on n'a jamais été fan des Harlem Globe Trotters !

Manque juste un %$@#/&! de tutoriel jouable, sans lequel certains qui voudraient commencer à s'intéresser à la série pourraient hélas être tentés de décrocher avant que ça commence à devenir jouissif. Si c'est ton cas, amie lectrice, ami lecteur, n'hésite-pas à prendre quelques gamelles avec le mode "My Career", et tu seras récompensé/e au centuple !

 

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