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11 oct. 2016 - Darkkoubi Divers

NBA 2K17 : La simulation sportive parfaite enfin la ?

NBA 2K17 : La simulation sportive parfaite enfin la ?

Comme chaque année, le nouvelle itération de NBA 2K pointe son nez, avec toujours plus de promesses. Quelques semaines avant sa sortie, votre serviteur avait pu déjà mettre ses grosses pattes dessus et discuter avec Rob Jones , producer sur la série, qui avait promis une simulation sportive tendant toujours plus vers la perfection. Après avoir pu enfin doser le jeu comme il faut, qu'en est-il vraiment ? La perfection est-elle de ce monde ? Verdict.

'Cause I'm T.N.T., I'm dynamite !

Cette année une chose est sure, vous aurez toujours plus l'impression de regarder une retransmission de la chaine américaine TNT. Pour ce qui est de retranscrire la réalité, NBA 2K17 est indéniablement au dessus de toutes les autres simulations sportives qui existent. On notera notamment le travail titanesque abattu par Visual Concepts pour nous redonner l'ambiance de toutes les salles de la ligue que ce soit au niveau des éclairages, des sons ou même de l'ambiance des différents publics, plus ou moins véhéments selon les franchises. On parlera aussi des animations, toujours plus fluides, et les transitions entre les différents mouvements qui se font maintenant de manière totalement naturelle, ou bien encore l'inertie des joueurs si bien paramétrée que la prise en main en est simplifiée. On pourra aussi parler des 300 modèles, et plus, de chaussures qui ont été scannées directement en 3D, qui raviront les fans de sneakers.

L'autre point fort du jeu, c'est évidemment le côté technique. Le jeu est incroyablement beau que ce soit sur pc ou sur consoles. Les joueurs sont toujours mieux représentés et on sent vraiment l'incroyable travail qui a été fait sur les éclairages des salles à chaque instant. Aucun problème de ralentissement ou autre ne sont survenus pendant une partie. NBA 2K17 est vraiment un très bel écrin pour le basket virtuel. Un écrin seulement ? Hélas oui, c'est bien là qu'est le problème.

 

Rien ne se perd, rien ne se créé, tout se répète.

Cette année on nous avait promis un nouveau mode tutoriel bien plus fourni et qui permettrait aux joueurs novices de mieux appréhender la simulation pointilleuse qu'est un NBA 2K. Il n'en est rien. Au lieu de ça, vous aurez un match d’entraînement avec Team USA où des conseils de Coach K apparaîtront en surimpression souvent en retard par rapport à l'action et qui n'apportent rien du tout sur le « savoir-jouer » à NBA 2K.

Quand au gameplay à proprement parler, le jeu physique à été remis en avant par rapport aux éditions précédentes. Dans les faits, il devient encore plus difficile de foncer tête baissée pour un drive dans la raquette ou d'enrhumer son défenseur au poste. L'inertie revue des joueurs permet de ressentir leur masse et faire opposition de son corps devient une véritable arme en défense. Une bonne chose en soit, mais qui est malheureusement tuée dans l'oeuf par une IA défensive complètement aux fraises. Les 3 points et les pick n'roll en tête de raquette passent beaucoup trop souvent. Les matchs se résument alors souvent à un duel de pistoleros à longue distance. Si vous prenez Steph Curry, vous êtes presque inarrêtable.

On évoquera aussi les problèmes de finition qui rendent le jeu ennuyeux pour tous les adeptes de la série depuis des années. Des problèmes qui avaient été corrigés dans le précédent opus reviennent dans cette édition 2017. Les passes qui finissent dans les tribunes sans que l'on sache trop pourquoi, les lay-ups ratés sans aucune raison, si ce n'est le fait de justifier un système de timing complètement bancal, le fait que le jeu semble parfois complètement scripté, pour justifier un semblant de « momentum » comme dans la réalité. Parfois, on se dit que quand le jeu a décidé que ça ne rentrerait pas, ça ne rentrera pas. Un défaut qui avait disparu depuis la version 2015.

Dans ce marasme de gameplay qu'est 2K17, on pourra quand même noter un bon point : le travail fourni sur les interceptions. Plus question de marteler le bouton jusqu'à ce que vous piquiez le ballon à l'adversaire, il s'agit maintenant d'attendre le bon moment pour essayer. Une innovation bienvenue.

La balle orange pressée.

Le gros morceau de cette année, comme tous les ans vous me direz, c'est évidemment le mode carrière. Si l'année dernière, on avait du se farcir un scénario aux ras des pâquerettes par Spike Lee, les développeurs ont retenu la leçon. Le mode carrière est toujours scénarisé, mais nettement plus intéressant. Avec de vrais choix  qui dépendent de vos réussites en match. Si vous enchaînez les notes B+ ou meilleures dans vos matchs universitaires vous pourrez vous trouver une petite amie alors que sinon vous finirez célibataire jouant à la console dans votre chambre d'étudiant. Des petites scénettes, certes un peu inutiles, mais qui au moins le mérite de rythmer le mode carrière de manière convaincante.

Vous devez donc créer votre joueur et comme l'année dernière, certaines statistiques sont capées en fonction du poste et du profil de joueur que vous avez choisi. Un joueur athlétique sera moins fort au shoot qu'un spécialiste mais plus rugueux, etc... Vous aurez possibilité d'améliorer ce plafond statistique avec les séances d’entraînement.

Malheureusement, c'est l'un des plus gros points faibles de ce mode carrière, le grinding. Vous aurez besoin de faire des séances d’entraînement, partout, tout le temps, pour espérer progresser plus rapidement. Enfin c'est ce que le jeu veut nous faire croire, comme si la centaine d'heures minimum pour finir le mode carrière avait besoin d’être doublée. Entre les temps de téléchargement interminables et les ateliers d'une fadeur infinie, on finit par zapper sans scrupules ces séances d’entraînement. Car on s’aperçoit que, finalement comme les années précédentes, faire de bonnes stats lors des matchs permet de progresser tout aussi rapidement. Petit conseil pour de meilleures statistiques, passez le quart-temps au minimum à dix minutes.

Mais ce mode carrière réserve aussi de bonnes surprises. Cette année, on voit l'apparition d'un deuxième personnage, qui pourra devenir votre meilleur ami sur et en dehors du terrain, Justice Young, joué par Michael B. Jordan (Creed). Cette amitié débouchera sur un nouveau système de jeu en duo « orange juice ». Lorsque votre duo enchaînera les actions, vous débloquerez ce mode qui permet même de contrôler Justice et vous donnera des petits boosts sur les shoots ou les dunks. Une très bonne idée qui permet d'apporter un vent de fraîcheur sur la licence.

Basketball Manager

L'autre gros morceau vient du mode GM. Déjà entièrement repensé l'année dernière, celui-ci voit arriver quelques nouveautés, comme la possibilité de créer son propre championnat, de faire des équipes d'expansion, de relocaliser des franchises existantes. Les managers en herbe seront ravis de voir que cette année, vous pouvez créer vos programmes d’entraînement personnalisés, les sauvegarder et même les partager avec la communauté.

Autre nouveauté appréciable, la gestion (enfin!) des exceptions que ce soit monétaires ou sur les tours de draft. Vous pouvez échanger votre tour de draft en le protégeant, par exemple si vous êtes dans le top 5 de la draft, il vous revient de toute façon. Comme dans la réalité, cela permet au vrais requins du trade de se lâcher.

Enfin à l'intersaison, le conseil des patrons de franchises se réunira et votera pour des changements sur les règles, les taxes, les salary cap, qui si elles sont acceptées peuvent changer totalement la façon de gérer sa franchise.

 

 

LA PERFECTION N'EST PAS DE CE MONDE 710Points positifs
  • Juste sublime
  • L'«orange juice» en mode carrière
  • Durée de vie monstrueuse
  • Animations incroyablement naturelles
  • Les améliorations du mode MyGM
Points négatifs
  • Les néophytes auront toujours autant de mal
  • Le grind en mode carrière
  • Les temps de chargement
  • Interface illisible
  • Le jeu tourne au festival à trois points

Malgré un très bel écrin toujours plus proche de la réalité, NBA 2K17 a toujours tous ces petits défauts récurrents d'année en année. Les nouveaux venus auront beaucoup de mal à apprécier le jeu au début et devront persévérer pour vraiment s'amuser. Les temps de chargement, même s'ils sont moins longs, sont plus nombreux que l'année dernière (un comble). Les accès serveurs en permanence, le grinding en mode carrière, les défenses permissives, l'interface toujours à la ramasse n'arrangent rien. Même si dans le fond rien ne change et que tout se répète, les changements en mode carrière avec l' "orange juice" et les améliorations du mode MyGM auront déjà fait craquer les fans de la meilleure simulation sportive.

 

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