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26 août 2016 - Mandark Divers

No Man's Sky : passe-moi l'ciel !

No Man's Sky : passe-moi l'ciel !

Amie lectrice, ami lecteur, il l'attendait avec tellement d'impatience ce jeu, l'ami Shoam, que ça m'aurait fait mal au cœur de ne pas lui laisser le test de No Man's Sky, aussi c'est bien volontiers que je lui prête ici ma page afin qu'il puisse tout te dire de son voyage dans l'espace (presque) infini. Take it away, Shosho !

Note : Le jeu a été testé sur une version éditeur PS4. La version PC étant un simple portage de la version console, elle a été très mal optimisée et n’exploite absolument pas les capacités des cartes graphiques du moment.

L’espace, frontière finale ! Cette expression n’aura jamais autant eu son sens que dans No Man’s Sky. Le titre est développé par le petit studio anglais Hello Games, poussé par Sony à grand renfort de bandes annonces alléchantes et de promesses encore jamais vues dans le jeu. Aujourd’hui entre nos mains, tient-il toutes ces promesses et arrivera-t-il à satisfaire l’attente des fans pleins d’espoir ? Nous pouvons d’ores et déjà en tirer un bilan concret.

Une clé de dix, s’il vous plait !

Tout commence lors d’un réveil sur une planète inconnue, au milieu de nulle part, entouré d'une végétation et d’animaux encore jamais vus. Le vaisseau à côté de nous est mal en point et demande une réparation complète. Pour cela, il va falloir trouver des ressources dans les parages. Nous allons devoir partir explorer et découvrir ce nouveau lieu étrange. Le voyage spatial devra attendre encore un peu. C’est donc à pied que nous débutons notre aventure dans No Man’s Sky. Et dans un premier temps, on peut dire que le panorama, en plus d’être unique, est réellement impressionnant. À l’image du mode survie de Minecraft, le jeu ne brille pas forcément par sa beauté graphique et possède une direction artistique quelque peu discutable. Toutefois, imaginer qu’aucun autre joueur ne verra jamais le lieu que l’on explore donne le vertige. Chaque plante, chaque animal est unique. Si on lève la tête, il est même possible d'apercevoir d’autres lunes, d’autres planètes que l’on pourra certainement visiter plus tard. On est alors excité de voir encore plus loin ce que le jeu a à nous faire découvrir.

On commence à prendre en main le multi-outils, qui sert à la fois de collecteur de ressources et d’arme contre les éléments hostiles avec un lance-foudre et un lance-grenade. Ce multi-outils pourra être amélioré plus tard. Toutefois, ne vous attendez pas à d’autres fonctionnalités. Seules la puissance de feu et l’endurance du collecteur pourront être modifiées. C’est d’ailleurs l'un des premiers points du jeu qui déçoit : la gestion de l’inventaire et du craft. Il est possible de stocker des ressources dans son exocombinaison et dans son vaisseau. Or, les cases de stockage de ressources et les cases d’améliorations sont les mêmes. Ce qui nous force à faire un jonglage difficile entre les améliorations et les ressources à stocker. On pourra augmenter le nombre de cases disponibles par la suite, mais ce sera long et coûteux. Donc, autant dire que l’on s’arrache très souvent les cheveux à essayer de faire rentrer toutes les ressources et améliorations dans le peu de place disponible. Un casse-tête dont on se serait bien passé.

Certains lieux sont superbes et riches en ressources naturelles

Parmi les étoiles

Après quelques minutes de marche, quelques ressources collectées, la réparation du vaisseau effectuée et les réservoirs de carburant remplis, nous pouvons amorcer notre premier décollage. Prendre de la hauteur donne une toute autre vision de la zone que nous avons explorée à pied. On remarque ainsi les limitations du FOV qui font apparaitre les éléments de la carte parfois un peu brutalement. C’est un peu gênant mais on imagine que cela devait être nécessaire pour garantir une certaine fluidité au tout.

Les points d’intérêt de la planète sont ainsi à portée de main en quelques secondes de vol, et possèdent une grande importance dans le jeu. Ils permettent toutes sortes de rencontres avec les NPC qui peuvent parfois nous offrir des plans ou des ressources rares. Il existe également des reliques à activer permettant de mieux connaitre la langue et l’histoire de l’une des trois races du jeu. Car, dans l’univers de No Man’s Sky, ce seront les seules personnes que vous croiserez. Sachant que chaque race a son propre dialecte et qu’une relique nous fait apprendre un seul mot à chaque activation, on imagine que le nombre de reliques à découvrir est conséquent.

Maintenant que nous avons pu prendre la hauteur, nous pouvons quitter l’atmosphère de la planète et rejoindre les étoiles. Et c’est là que le jeu prend toute son ampleur. Sans le moindre temps de chargement, on se retrouve au-dessus de la stratosphère, admirant l’ensemble de la planète que nous foulions il y a quelques minutes. Il faut le reconnaitre, l’effet est renversant et c’est sans aucun doute là-dessus que les développeurs ont passé la majorité de leur temps. Dans l’espace, entourées de quelques astéroïdes (dont nous pouvons récolter les ressources), se trouvent les nombreuses planètes encore non découvertes et une station spatiale que l’on peut rejoindre. Dans cette station spatiale, rien de bien différent par rapport aux stations dispersées sur les planètes. Dommage. Au bout de quelques minutes de vol, un combat spatial est activé nous obligeant à dézinguer les malfrats qui veulent notre peau. Hélas, c’est surtout un prétexte pour donner de l’action au jeu tant le combat est mou et peu palpitant. La récompense n’est malheureusement pas non plus à la hauteur de la peine. Encore plus dommage.

I’m a poor lonesome cowboy !

Seul dans l’Espace

Après avoir réparé l’hyperpropulseur, on peut envisager de changer de système solaire. On découvre alors la carte de la galaxie, et si on se balade librement pour y voir le nombre de systèmes potentiels, elle semble infinie ! Selon les développeurs, il existe 18 446 744 073 709 551 616 planètes à découvrir. Autant dire qu’il y a largement de quoi faire pour tous les joueurs. Toutefois, le jeu est massivement multijoueur uniquement pour voir les découvertes des autres. À aucun moment nous ne pourrons croiser un joueur, le voir ou discuter avec lui. Nous pourrons seulement voir les planètes qu’il a découvertes et peut-être renommées. Un point qui risque de décevoir de nombreux joueurs qui pensaient déjà explorer la galaxie entre amis.

Ainsi, après avoir changé de système, exploré de nouvelles planètes, découvert de nouvelles races d’animaux, et les avoir répertoriées dans l’encyclopédie universelle, on nous propose deux types d’objectifs : soit suivre la mystérieuse voie de l’Atlas en partant à la découverte de grandes stations spatiales disséminées dans la galaxie, soit rejoindre le centre de la galaxie. Quel que soit votre choix, attendez-vous à passer de nombreuses heures à voguer de planète en planète pour croiser les différentes surprises de chaque système. Au bout d’un certain temps, on peut y voir les limites de la création procédurale des planètes. Des animaux dont on retrouve les mêmes caractéristiques, des similarités entre les mondes, des stations spatiales qui se ressemblent toutes. Les nombreux endroits où vivent un seul NPC sont posés aléatoirement, perdus au milieu de nulle part sans aucune logique. On aurait aimé voir des cités où l’on retrouverait plusieurs habitants. Là encore, ceux qui attendaient un univers riche et dépouillé risquent d’être déçus.

Alors qu’attendre de No Man’s Sky ? Tout simplement un jeu qui réalise le fantasme du joueur qui souhaite savoir ce qu’il y a derrière la colline, derrière les nuages, derrière le système solaire. Ni plus, ni moins. Seul dans son vaisseau, il permet un voyage presque initiatique vers l’inconnu où chaque destination est une nouvelle découverte. Aucune partie, aucun voyage n’est similaire pour tous les joueurs, et c’était, je pense, l’objectif de Hello Games. Reste à savoir si le titre vaut les 60 € demandés lors de sa sortie. Pour moi, certainement pas. Les nombreux défauts de gameplay et de profondeur donnent l’impression d’un jeu qui ne semble pas fini, voire bâclé sur la fin, à l’image d’un early access à 19.99 € sur Steam.

Attendez-vous à une faune parfois très riche 

Tutoyer les cieux...ou pas 610Points positifs
  • Cette sensation de liberté infinie
  • Les nombreuses planètes inconnues à découvrir
  • Les paysages parfois époustouflants
  • L’ambiance sonore
  • Les nombreux mystères qui entourent l’univers
Points négatifs
  • Le prix
  • Le FOV récalcitrant
  • L’inventaire peu pratique
  • Les combats spatiaux inintéressants
  • Les limites de la génération procédurale
  • Le portage PC catastrophique

No Man’s Sky est un jeu solo uniquement basé sur l’exploration et la découverte. À l’image de l’excellent Out There sur mobile, il permet au joueur rêveur et avide de voyages vers l’inconnu de satisfaire sa curiosité et de trouver des panoramas uniques. Toutefois, il faudra passer outre l’ergonomie de l’inventaire, la distance de vue récalcitrante et surtout attendre une baisse de prix conséquente. Ceux qui attendaient un vrai simulateur spatial où tout est permis, passez votre chemin. De nombreux autres jeux plus complets et plus complexes, comme Elite Dangerous ou le futur Star Citizen seront certainement plus à même à remplir cette mission. Vous êtes avertis.

 

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2 commentaires

Pelops
Pelops - 27/08/2016 23h43

Il faut voir ce jeu comme contemplatif et relaxant. Personnellement après une journée stressante j'explore la galaxie et me relaxe en suivant la voix de l'atlas. Qui sait où cela me mènera.

sembei13
sembei13 - 28/08/2016 09h02

Je comprend qu'on puisse dire que ce jeu est la pour être contemplatif et relaxant... Et en même temps je suis pas vraiment d'accord.
Le jeu cale une flopée de contraintes d'inventaire plein, de tel et tel truc qui se décharge pour vraiment passer pour relaxant à mes yeux. Je le vois beaucoup plus comme un jeu dont la principale mécanique est le farm, mais pas vraiment un farm récompensé, juste un farm permettant de surmonter une barrière placée arbitrairement pour vous mettre des batons dans les roues et ralentir votre progression. Je suis vraiment pas fan et pourtant je suis capable de farm des heures et des heures sur d'autres jeux.

Mon 2eme problème (majoritaire) c'est les promesses non tenues. Ok les vidéos E3 préparées, arrangées pour faire meilleure impression etc. sans dire que j'accepte, on dira que je considère que ça fait presque parti du décors. Mais les interviews qui enchaînent les mensonges (appelons un chat un chat), faut pas pousser. Trop c'est trop, aux joueurs de pénaliser ça la ou ça fait mal : le portefeuille (en évitant précommande, achat day one et en achetant qu'aux éditeurs/studios honnêtes) ^

Ca sent le jeu qui aurait mérité une période de béta/ealy acces pour prendre le temps de discuter avec les joueurs et rajouter tranquillement le contenu à un système de création d'univers impressionnant. Pas juste gonfler l'équipe et sortir un jeu au prix fort qui n'est clairement pas suffisamment abouti pour une sortie.

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