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04 avr. 2015 - ZeManiaK Divers

Pillars of Eternity : promesses tenues !

Pillars of Eternity : promesses tenues !

Voilà, enfin, il est là. Le jeu kickstarté au succès démentiel, la suite attendue et non-officielle de Baldur's Gate, une ode aux vieux RPG PC d'antan... Eh bien ma bonne dame, Pillars of Eternity est tout cela, et même plus encore. Test d'un jeu qui se montre à la hauteur de ses références.

(Note de l'auteur : ce test va être long. Si vous êtes adepte du tl ; dr, un résumé rapide : ce jeu est génial.)

C'est moi, Baldur's Gate, c'est bon de vous revoir !

Premier constat en créant un personnage puis en découvrant l'interface et l'univers : je joue à Baldur's Gate 3. Ou plutôt, je joue à un jeu qui s'affiche ostensiblement comme ce que Baldur's Gate 3 aurait donné s'il était sorti : même interface, mêmes types d'icônes de personnage, de curseurs, de menus, et j'en passe. C'est plus qu'un hommage, c'est un héritage assumé qui ne tourne heureusement pas au simple plagiat, car en plus des ajouts (détaillés ci-après), le jeu se veut optimal sur le plan ergonomique. On peut trouver très facilement les informations qu'on recherche, en combat comme dans les menus, et c'est agréable. La pause tactique (comprenez : mettre en pause pendant le combat afin de gérer les actions de chacun des membres du groupe) est assumée comme élément clé du gameplay, elle peut même se déclencher à certains moments clés prédéfinis (l'engagement du combat). De plus, les formations adoptées par votre groupe avant un combat, si elles sont personnalisables, sont de base calquées sur celles de Baldur. Bref, ce jeu ne prendra nullement par surprise les habitués des Baldur's Gate, Icewind Dale ou autre Planescape Torment qui retrouveront leurs vieux réflexes, et ce d'autant plus que les systèmes de combat et de création de personnage puisent leurs racines dans une source assez connue. En ce qui concerne les graphismes, là aussi c'est la même chose... mais en mieux, et on se surprend à inspecter les maisons et les donjons, toujours très bien rendus (les personnages sont, quant à eux, corrects).

En effet, Pillars of Eternity propose un système de jeu très proche de Donjons & Dragons 3e édition (Baldur's Gate reprenait celui d'Advanced D&D), avec le même nombre de classes (11), les mêmes sorts mais avec des noms différents. Seules deux classes changent, les bardes sont remplacés par des chanteurs, qui doivent accumuler des "phrases" avant de lancer des sorts puissants, et  les ensorceleurs remplacés par les clairvoyants aux nombreux pouvoirs psy. Certes, les augmentations de caractéristiques, les sorts obtenus à chaque niveau et les capacités spéciales ne sont pas les mêmes, mais chaque niveau apporte ses choix et ses gratifications, ce qui donne envie d'aller plus loin. Le bestiaire de monstres est aussi fortement inspiré du monde de Baldur's Gate (les Royaumes oubliés), avec quelques changements mineurs (les troglodytes sont remplacés quasiment poste pour poste par les Xaurips, par exemple).

Mais surtout, le meilleur hommage que pouvait faire Pillars of Eternity à son ancêtre, ce sont les compagnons autour de votre personnage. Certes, si aucun d'entre eux n'égale le génie comique d'un Minsc (est-ce réellement possible, ceci dit ?), vos compagnons ont de la répartie, des caractères bien trempés, et leur propre storyline qui, pour certains des personnages, prendra son temps à se révéler. Tous ont en tout cas un intérêt propre et on se prend d'affection pour eux, tellement que je trouve dommage (d'autant plus qu'on peut en « stocker » certains dans le bastion) que le nombre n'a pas été porté à onze, soit le nombre de classes jouables pour que chacune ait son représentant. Caprice de riches, j'en ai bien conscience, d'autant qu'il est possible de créer en plus des compagnons soi-même (mais sans histoire), mais bon, quand le plat est bon, on se surprend à en redemander.  Un plat très goûteux par ailleurs quand on s'attarde sur les musiques, tour à tour épiques, furtives, bucoliques, en tout cas parfaitement intégrées à l'ambiance.


Par exemple, vous ne trouverez pas Imoen dans ce jeu. Et encore moins sa voix. Que demande le peuple ?

 

Baldur's Gate + Livre dont vous êtes le héros + Suikoden + Sixième sens = orgasme

Aimez-vous lire ? Non, si je vous demande ça, c'est que la quantité de textes dans ce jeu, à l'instar de ses modèles, est très élevée. Avis à l'amateur non lettré qui s'aventure en ces terres : si vous n'aimez pas les pages de texte qui vous expliquent les tenants de l'histoire principale ou d'une quête secondaire, ce jeu n'est peut-être pas fait pour vous. Cela dit, la grande qualité des dialogues, l'univers du jeu et les quêtes ne peuvent que vous donner envie de vous lancer. Obsidian a fait le tour de force d'inventer à partir de rien un monde cohérent, celui d'Éora, dont un tout petit bout nous est ici présenté (le Palatinat de Dyrwood et ses alentours), mais l'univers entier est décrit avec une telle cohérence et une telle crédibilité que vous voudrez en savoir plus sur ce qui vous arrive, ainsi que sur le monde autour de vous. D'ailleurs, les développeurs ont bien fait leur boulot, et explorer à fond une carte n'est ainsi jamais inutile : on trouvera toujours des objets magiques, des débuts de quête, des conversations inattendues... De quoi s'employer à dévoiler chaque environnement méthodiquement car la seule idée de louper quelque chose nous est insupportable.

Mais là où le jeu se transcende, c'est lors des cut-scenes illustrées par des dessins qui, non contents d'être jolis, proposent aux joueurs des énigmes et des passages « Livre dont vous êtes le héros » très, très satisfaisants. Cela dit, pour être honnête, le jeu est déjà dans ses dialogues « normaux » à un niveau stratosphérique : vos choix ont un vrai impact sur votre réputation (il n'y a pas d'alignement comme dans D&D, donc pas de loyal bon ou chaotique mauvais) ainsi que sur vos traits de personnalité : avouerez-vous à cette pauvre femme que le remède que vous lui apportez est, selon sa créatrice, inefficace pour elle ? Si oui, vous serez reconnu comme honnête, si non, vous serez un trompeur. Ce n'est pas juste un choix cosmétique : des choix de dialogue n'apparaîtront que si vous êtes reconnu comme assez charitable par exemple, et certaines quêtes ne seront accessibles que si votre réputation est bonne... ou mauvaise, les bandits ayant un fort empressement à vous tuer dès que vous apparaissez comme un honnête homme. Si vous ajoutez à cela que votre culture peut aussi influer sur les dialogues (et les caractéristiques), cela donne une aventure à haut degré de rejouabilité, alors qu'on atteint facilement les 50-60 heures de jeu en une seule partie.

Pourquoi mentionner Suikoden en sous-titre (si ce n'est pour rappeler que le deuxième est le meilleur jeu du monde) ? Parce que passé les huit-neuf heures de jeu, vous obtenez une forteresse qui, une fois restaurée, vous donne accès à des options inédites dans ce genre de jeu : mini-quêtes à la Final Fantasy Tactics pour occuper les personnages non utilisés, création d'auberges, de magasins, d'événements divers qui offrent au jeu une sorte de quête annexe intéressante d'autant que sous ce bastion réside un donjon optionnel très long et très rémunérateur en argent comme en loot. Comme dans Suikoden, on voit son « château » s'agrandir et se développer d'une ruine branlante à une place-forte : après tout, il y a bien eu Goat Simulator, alors pourquoi pas « Propriétaire-terrien Simulator » ?

La dernière référence, et pas des moindres, Sixième sens, m'a sauté aux yeux car très vite dans l'aventure votre personnage va pouvoir « voir » des gens qui sont morts, et cette faculté le transformera en gardien (ok, c'est moins stylé qu'enfant de Bhaal, mais c'est mieux que rien, et ça apporte des pouvoirs bonus aussi). J'en profite pour créditer les scénaristes pour l'histoire géniale et très prenante, qui prend son temps pour dévoiler ses atours. Le fait de s'insérer dans un monde cohérent et dans une région qui vient de traverser les feux de la guerre, et qui semble subir une malédiction à la suite de la mort d'un dieu dans ses terres, rend crédible l'univers mais aussi les tourments des habitants de la région du Dyrwood. Puisque le jeu, déjà très prisé, voit poindre à l'horizon une possible suite, il y aura un background extrêmement développé à exploiter pour l'occasion.


Dès que j'arrive à trouver ça en carte réelle, je me précipite dessus !

Un système de combat perfectionné

Pour les non-habitués, j'explique le concept : vous coordonnez une formation composée d'un à six personnages, le plus souvent en faisant pause lors de l'affrontement, afin d'avoir le temps de gérer les actions de tous vos personnages. Chacun effectue son action, puis attend un certain laps de temps avant de pouvoir en effectuer une nouvelle : un système de tour par tour qui ne dit pas son nom, mais où les cooldowns des ennemis comme des membres de votre équipe s'affichent clairement pour plus de lisibilité. Et heureusement car certaines fois, les affrontements virent facilement à la foire d'empoigne dès qu'il y a plus d'une douzaine de combattants, l'IA voulant sans cesse (et c'est logique) concentrer ses coups sur les personnages de la ligne arrière (comprendre : mages et prêtres), qui sont les plus vulnérables. Puisque j'aborde ce point, laissez-moi vous conseiller : n'activez pas le mode difficile. Ou alors préparez-vous à souffrir car même le mode normal est sévère, et si la difficulté est paramétrable, les faux pas, les expéditions à la hâte dans des couloirs piégés ou les boules de feu mal calculées vous feront regretter amèrement votre imprécision. D'autant que le nombre de statistiques différentes, plus nombreuses que dans BG, doit être assimilé pour mieux tirer parti du système de combat.

Notons par ailleurs que contrairement à Baldur's Gate, il n'y a pas de résurrection possible. À chaque personnage sont attribuées deux jauges. La première, nommée jauge de résistance, est celle qui se rapproche le plus d'une jauge de points de vie classique : quand elle est à zéro, votre personnage s'effondre, il est K.O. et indisponible jusqu'à la fin du combat, et si tous vos personnages sont K.O., c'est le game over. Mais c'est la deuxième jauge, ou jauge de santé, qui se révèle inédite. À chaque coup subi, votre santé diminue, même lentement. Si la jauge de résistance revient au maximum après chaque combat, pas celle-ci : après quelques affrontements costauds, votre santé risque donc d'être amoindrie, et si elle atteint zéro, le personnage est définitivement perdu (et l'aventure s'arrête s'il s'agit du personnage principal). Le seul moyen de remplir cette jauge de santé : le repos, dans une auberge ou en plein air. Une bonne idée, quand Baldur's Gate avait rendu la résurrection tellement indispensable pour faire revenir les camarades (très souvent) tombés au combat. À noter que le camping utilise un matériel adéquat : impossibilité donc de se reposer quand on veut, comme on veut, indéfiniment. En contrepartie, Pillars of Eternity a abandonné l'idée débile des BG de se faire attaquer pendant les phases de repos (ainsi que pendant les voyages entre parties de la carte), une bonne idée s'il en est.


Rassurez-vous, ce drake est moins puissant qu'il ne le laisse paraître. En tout cas, après 22 heures de jeu...

« Entretnir » (sic) un bastion, c'est pas facile, m'voyez !

Alors que j'étais tout sourire devant le jeu qui se dressait devant moi, un malin génie (comprendre : Thud) m'a fait remarquer un problème : la traduction française est miteuse. Dans les premières heures de jeu, pas trop de souci (mis à part les premières lignes de dialogue dans la caravane). Puis, on voit que des mots apparaissent là où ils ne devraient pas, que d'autres sont très mal orthographiés (dont le « entretnir » balancé par l'intendante de la forteresse au moment de son acquisition). Des petites scories, des manquements au bon goût qui piquent mais qui n'altèrent pas le plaisir de jeu... enfin, jusqu'au moment de croiser des wichts, des enfants-monstres sans aucun pouvoir, mais dont le nom est en anglais un presque-homonyme de witch (sorcière), ce qui a dérouté les traducteurs. En les croisant pour la première fois, j'ai donc vu le mot « sorcière » s'afficher sur mon écran... Je me suis donc préparé à subir une pluie de sortilèges que j'attends toujours puisque ces petits monstres n'ont aucune attaque magique. Le fait que tout le jeu soit traduit (sauf les monuments aux morts, qui servent de remerciements aux backers et mettent un coup de pied dans les testicules du quatrième mur) est un plus indéniable, mais bon, tant qu'à faire, autant bien faire jusqu'au bout. Rien de grave donc, d'autant que ce devrait être patché par la suite.

Parmi les retours que j'ai entendus, certains m'ont surpris : le jeu en aurait déçu plus d'un parce qu'il y en aurait « trop » à faire, à voir, à ramasser, à lire... Excusez-moi de rappeler ce qui est à mon sens l'évidence, mais ce genre de jeu n'est pas à mettre entre les mains du premier venu. Il demande un investissement non seulement financier (même si à 42 € au lancement, aucun centime n'est perdu et le jeu vaut le coup), mais aussi et surtout en temps. Il faut lire les règles, accepter de bêcher pour son loot, et dans ce domaine, Pillars of Eternity peut être assez extrême. Pas un problème pour moi, mais je comprends que certains soient rebutés. J'étais plus déçu de l'absence de multijoueur, pourtant prisé à l'époque des Baldur's Gate 1 et 2, mais aussi présent en 2014 sur Divinity : Original Sin. Quand je vois le nombre de personnes pouvant raconter leur campagne en duo dans les terres autour de la Porte de Baldur, je me dis qu'il ne manquait que cela pour que le jeu fasse un quasi sans-faute, c'est dommage.

Alors oui, des fois, quand il y a beaucoup de monde à l'écran, ça lag, les dialogues ne sont pas toujours très fidèles aux intonations très détaillées du texte, certains personnages (oui, je pense à toi, Kana) ont des looks très discutables. Mais j'ai beau essayer de me convaincre de mettre une note de 9/10, je n'y arrive pas. Principalement parce que malgré ses défauts, mineurs mais existants, Pillars of Eternity a fait renaître en moi un sentiment que je pensais atrophié : celui de ne pas vouloir lâcher le clavier même après trois heures de jeu, avide d'en savoir plus sur la prochaine salle, la prochaine ville, le prochain PNJ, le prochain donjon. Cet enthousiasme à aller explorer l'inconnu, à dialoguer avec ses camarades pour mieux les connaître sans même essayer d'en retirer un profit immédiat, juste pour le plaisir de la lecture et de l'univers. Ce plaisir qui nous animait au moment de lire des Livres dont vous êtes le héros. Au moment des soirées jeux de rôle.

Au moment de jouer à Baldur's Gate. Tout simplement.

........................ Oh, et puis zut !


La forteresse, qui commence seulement à être retapée à neuf. Eh oui, les espèces de rochers verts sont bien des doigts. De statue. Si si.

Pillars of Eternity, une réussite 1010Points positifs
  • Un univers riche et très prenant, magnifié par sa musique
  • Un système de combat efficace, des personnages aux classes équilibrées et utiles
  • Une ode à l'exploration et à la découverte
  • Des quêtes nombreuses et intéressantes, dont celle de la forteresse
  • Des compagnons attachants et profonds, à défaut d'être drôles
  • C'est beau
  • Je n'ai jamais eu autant de plaisir à lire qu'avec ce jeu vidéo
Points négatifs
  • La traduction française par moment pas au niveau
  • Un processeur gourmand et parfois un peu souffrant
  • Pas de multijoueur, à charge de revanche
  • Pas de hamster géant de l'espace miniaturisé (c'est un défaut)

Qu'on se comprenne bien : Pillars of Eternity n'est pas parfait, loin de là, et ce malgré sa note. Mais je lui mets 10 car il tient sa promesse : c'est bel et bien le jeu qu'il promettait d'être, et chaque euro investi dedans est rentabilisé. Si vous aimez les RPG, si vous aimez le texte, si vous aimez votre mère, jouez-y, sans délai. Sur ce, je vous laisse, moi j'y retourne !

 

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12 commentaires

Vaag
Vaag - 04/04/2015 20h20

QUESTION : J'ai joué 40h en 4 jours (mode Difficile) j'en suis à l'entrée des Ormes. J'ai assez bizarrement arrêté par peur de le torcher. En fait quand je lis dans le test qu'il y en a "trop" à faire je me demande si c'est vraiment vraiment le cas justement, parce que la forteresse se construit au final super vite et à par le souterrain en dessous (dont je ne connais pas la longueur) bin il me reste plus que la zone des Ormes à faire..

Donc est ce qu'on revient sur nos pas ect est ce qu'il y a une zone "infini" avec loot de tarés et objectifs longs ?
C'est con mais au final je préfère rester sur ma claque sinon.

ZeManiaK
ZeManiaK - 04/04/2015 20h34

ben je trouve qu'il n'y en a pas "trop", mais après chacun son rythme : si tu es expert dans ce genre de jeu tu as peut-être trouvé directement la bonne team, le bon build et t'as tout arraché sur ton passage, je pense que beaucoup ne seront pas à ce niveau là. Je pense qu'en 50h-60h il se finit, mais moi j'aime prendre mon temps ^^

Vaag
Vaag - 04/04/2015 20h43

Ah non mais je parle à chaque PNJ et j'essaye de faire toutes les quêtes annexes. Et je dois faire 45 essais sur certains combats (je pense notamment à ceux qui offrent une prime Oo)

Mais comme je te le dis j'ai passé 4 jours dessus non stop x) Ils sont niveau 9 mes persos je crois. Et la seule classe que j'ai trouvée pétée c'est assez bizarre mais c'est "Clairvoyant" y a une attaque "lame quelque chose" qui fait des dégats monstre sur 3-4 ennemies et contrairement aux mages ses sorts se regen.
Mais un petit passage dans le labyrinthe m'a fait gagner 45k du coup j'ai OS la forteresse.. J'ai pas trouvé d'info sur le net sur le "end game":/

ZeManiaK
ZeManiaK - 04/04/2015 21h10

ouais le labyrinthe donne masse d'argent., c'est assez dingue et les primes sont horriblement dur. tu dois encore en avoir pour 10-15h de ce que tu me dis

Korlis
Korlis - 05/04/2015 00h37

Zemaniak, ton article est recouvert d'un film laiteux et liquide qui poisse.

Bon, vu que je suis un gros rat j'attendrais peut être qu'il soit en promo ^^

ZeManiaK
ZeManiaK - 05/04/2015 11h53

achète le mec, il en vaut le coup. maintenant je comprends l'attente de la promo

Thud
Thud - 05/04/2015 13h19

Le meilleur rpg depuis Dragon age origins d apres moi. Une excelente surprise, difficile de lui trouver des defauts. Je suis juste decu de la traduction francaise qui de toute evidence a ete realisee par un logiciel et pas par un etre humain :) mais sinon le jeu est incroyable et depasse meme Baldur s Gate 2 sur certains points (graphismes, caracteristiques, choix, quetes ..). Je le recommande à tous les fans de RPG.

Mijka
Mijka - 07/04/2015 05h47

Je conseille vivement la lecture de cette discussion (ainsi que le lien débutant le topic) : http://www.reddit.com/r/projecteternity/comments/31jgeb/indepth_criticism_of_pillars_very_minor_spoilers/

PoE est un bon jeu, mais n'atteint pas le degre d'excellence de BGII (qui reste un ovni).
On est surtout tous (beaucoup) sous le charme de voir revenir un jeu plus que potable dans la lignée des BG / RPG Infinity Engine, au fil d'une partie l'émerveillement nostalgique retombe et on remarque plus les détails "gênants" dans l'histoire, les mécaniques de jeu, etc... (je passe les bugs, il y a mais pour ce type de jeu ils sont relativement peu nombreux et très vite fixés (déjà 3 patchs) )
Un jeu bien sympa (sans être extraordinaire) taillé pour faire vibrer la corde nostalgique des habitués de l'Infinity Engine (peut être un peu trop de fan service aux dépens d'autres élements peut-être), somme toute. Si il suit la lignée des BG, peut être que sa (probable) suite sera plus peaufinée !


(sinon, les precommandes ont bien reçu un animal "géant miniature de l'espace", mais pas de hamster http://i.imgur.com/53McdIi.png , autre détail, apparemment la trad FR est entièrement bénévole et il est possible de les aider, sûrement d'autres liens mais... https://github.com/r-e-d/poe-fr )

Mijka
Mijka - 07/04/2015 05h49

Au passage, outre le fait que le "test" est un peu biaisé (cf liens), j'ai du mal à comprendre comment un jeu peut atteindre "10/10" en ayant quand même des points négatifs listés.

ZeManiaK
ZeManiaK - 07/04/2015 18h34

"Au passage, outre le fait que le "test" est un peu biaisé (cf liens), j'ai du mal à comprendre comment un jeu peut atteindre "10/10" en ayant quand même des points négatifs listés."
@ Mijka : Eh bien je sais être impartial et lister les défauts quand je les vois... Mais je considère que ce jeu vaut 10/10 car il mérite chaque euro investi dedans, et qu'il ne déçoit absolument aucune attente. Test biaisé je ne sais pas, mais testeur totalement convaincu, ça oui.
Cela dit je suis assez d'accord avec le fil Reddit : je le trouve plus ressemblant avec BG 1 que le 2, notamment dans la progression, l'histoire, mais même si l'aspect nostalgique (assumé) présent est clairement réalisé pour mettre les amoureux de Baldur's gate en confiance, le contenu est clairement à la hauteur de son modèle. Et je n'ose imaginer l'awesomeness d'une suite potentielle. 10/10 ne veut pas dire parfait, juste exemplaire dans tout ce qu'on demande au jeu.


Dottmungeer
Dottmungeer - 08/04/2015 12h38

Je suis toujours contre les notes maximales, par principe, mais je peux comprendre le raisonnement qui pousse à coller un 10/10, même en désapprouvant.
Je pense qu'il souffre inutilement des critiques le comparant à BG II (comme l'a fait Mijka, no offense évidemment ;) ), car Baldur's Gate dispose d'un capital sympathie énorme et jouit de la nostalgie des joueurs, là où Pillars of Eternity ne fait que la raviver. Du coup, forcément, on entend des "BG II, c'était quand même mieux". (Pour ma part, Baldur's Gate ne me touche pas plus que ça, et ça vient probablement du fait que je n'y ai pas joué à sa sortie).

Au fait... c'est moi, Imoen ! C'est bon de vous revoir !

Vaag
Vaag - 14/04/2015 19h25

Mijka c'est très simple, le plaisir du jeu avant la branlette intellectuelle de comparaison au poil de fesse près avec BGII auquel les 3/4 d'entre nous n'ont pas joués et n'aimerions surement pas vu les avancées en terme de graphisme/UI. C'est pas méchant c'est familier entre OGamiens.

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