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14 déc. 2014 - ZeManiaK Divers

Pokemon ROSA : du vieux avec du neuf.

Pokemon ROSA : du vieux avec du neuf.

Après une impatience compréhensible, me voilà enfin à reparler de mes charmants monstres portables préférés. Nintendo a certes quelques défauts, mais pas celui de l'incohérence, après les remakes des jeux des deux premières générations, c'est logiquement les jeux phares de la troisième vague qui arrivent. En plus, ils nous parviennent parés d'une mise à jour, afin de ne pas être dépaysé, puisque depuis la Game Boy Advance, les Pokemon en sont à leur sixième génération (ces conflits de génération, je vous jure...). Rubis Omega et Saphir Alpha viennent donc de sortir sur 3DS, et c'est avec un certain plaisir que je vais scruter ce jeu intéressant, qui propose des pistes pour l'avenir de Pokemon... mais qui ne frôle pas la perfection, loin s'en faut.

Je profite de ce paragraphe pour rappeler brièvement le pitch : vous êtes un garçon (une fille) fraîchement arrivé(e) à Bourg-en-Vol, et vous êtes appelé(e) à devenir le (la) futur(e) maître (maîtresse) de la ligue Pokémon d'Hoenn. En chemin, il y aura des arènes, des batailles contre la team Aqua ou bien la team Magma (selon votre version), et l'exploration d'une région qui, à l'époque, était extrêmement vaste. Un beau programme, qui n'a pas beaucoup varié, puisque les Mega-Evolutions et la Primo-Résurgence, deux des nouveautés de l'opus, n'apportent pas grand-chose au schmilblick. Mais, il faut dire que le contenu de base est déjà volumineux.

Hoenn à la sauce 3DS, un vrai régal.

Première constatation : c'est très beau, et la région d'Hoenn bénéficie vraiment du rendu 3D de la 3DS. Le mont Chimnée a de l'allure, le désert de sable aussi quoique toujours trop petit, et les différents environnements du jeu gardent, et amplifient même, la sensation de diversité qu'on avait déjà à l'époque. Certains lieux ont d'ailleurs été profondément remaniés, à l'image de Lavandia qui est devenu une sorte de centre commercial géant, mais la plupart des designs originels ont été respectés, et le rendu est très agréable. On retiendra par contre des mini-lags qui ont lieu en plein combat, entre les tours, quand les deux Pokemon en confrontation se partagent l'écran. De plus, les arènes, qui auraient pu être entièrement remodelées, ne sont souvent que mises à jour (même si, en ce qui me concerne, je trouve l'arène Combat mieux maintenant car je détestais devoir crapahuter dans l'obscurité totale...).

Bon point à noter, l'apparition de cinématiques lors des moments importants du jeu (surtout face à la team Aqua / Magma) qui permettent de mettre en relief l'importance (relative, voir plus loin) des événements. Et, je ne parle pas du vol en plein ciel, à dos de Mega Latios, qui avait un bon petit feeling SNES très, très fun. De plus, l'habillage très Game Boy Advance du Navidex, du Pokedex, et même des premières secondes du jeu est rafraîchissant. Les musiques, elles aussi, respectent le jeu originel et l'on ne se trouve pas dépourvu de repères en la matière. Seul regret, j'aurai aimé des concours Pokemon à l'ambiance un peu plus survoltée (à défauts d'être passionnants), mais bon, là, je chipote, cette fonctionnalité n'ayant jamais été l'une des plus appréciées des joueurs. Je suppose que remodeler Lavandia a du prendre la majorité du temps, c'est le champion de la ville, Voltère, qui a dû être content.

C'est curieux, mais sur cette image, je ne trouve pas que Voltère fasse très "champion des Pokemon électriques"... Comment ça, c'est pas le bon ? Bien sûr que si, quand je tape Voltère sur Wikipédia, ça affiche toujours cette image. Un peu de respect envers les moteurs de recherche, voyons !

Le jeu Pokemon le plus confortable qui soit...

En effet, ces remix de la troisième génération ont le bon goût de nous permettre de profiter d'un expérience Pokemon parmi les plus "easy-peezy" qui soit. Entre le Multi-Navi qui indique les Pokemon restants à capturer dans chaque zone (sous couvert de les avoir déjà vus), les dresseurs prêts à remettre le bleu de chauffe pour une revanche, les bases secrètes, les baies disponibles, et j'en passe, jamais un Pokemon n'aura été si peu prise de tête. Le jeu a même pris en compte les va-et-vient incessants de l'opus original (entre le troisième et le cinquième badge surtout), et votre rival(e) vous propose même, à certains moments bien précis, de vous mener au point suivant de votre progression, par exemple à l'arène de Clémenti-Ville lorsque vient le moment d'en défier le champion qui, accessoirement, est votre père (possibilité quasi-inédite dans la licence). Nintendo et Game Freaks vous prennent donc par la main au maximum, mais cela ne permet pas de masquer un défaut malheureusement bien visible du jeu, dont le seul coupable est le temps : le manque de Pokemon disponibles. Qu'on me comprenne bien, le pokedex régional d'Hoenn compte près de 200 Pokemon, c'est loin d'être ridicule. Mais ROSA arrive après les versions Noire 2, Blanche 2 et surtout X et Y : hors, ces versions, avant même le premier badge, vous donnaient accès à un pool de monstres dément afin de constituer une équipe des plus personnalisées. Ici, le choix des armes apparaît, en comparaison, bien limité, et c'est dommage de penser qu'ajouter juste une petite centaine de Pokemon au tableau, aurait rendu la progression moins laborieuse, même si la possibilité de traquer des Pokemon avec le Navi-dex, et de chercher ceux qui ont des talents particuliers, ravira les Pokemaniacs hardcores.

On notera néanmoins que le jeu est bien plus généreux que l'original : celui-là, en effet, vous donne gratuitement plus de Pokemon, que ce soit le fameux Pikachu Cosplayeur, aux animations très réussies, ou surtout le Latios / Latias qui, une fois méga-évolué et aidé de la Flûte Éon, pourra vous mener dans le ciel. Cette nouvelle phase de jeu apporte beaucoup de possibilités à la licence, tant pour la capture de Pokemon que pour l'exploration, mais elle est trop limitée et elle arrive trop tard pour nous en mettre plein les yeux dès le début. Cependant son utilité post-game est incontestable, pour la chasse aux Pokemon légendaires, mais aussi pour se déplacer sur toute la carte (et non plus juste pour atterrir devant un centre Pokemon) et explorer le vaste monde qu'est Hoenn. Un point bonus pour le jeu, l'accès à des starters des générations 2, 4 et 5 après avoir battu la Ligue plusieurs fois, qui rappelle la joie que j'avais eu quand j'ai pu acquérir Salamèche dans Pokemon X. Good times...

Ceci dit, Mega-Galeking, c'est pas dégueu non plus...

... et tant pis pour le challenge, au moins pendant la première partie du jeu.

Voilà bien le souci de ce jeu : on s'ennuie quelque peu pendant la première moitié, car c'est à la fois trop facile et trop guidé. En tout cas moi, vieux baroudeur des Pokemon depuis la première génération, je me suis surpris à très vite (merci le Multi exp de sixième génération) me retrouver à avoir des Pokemon de niveau bien plus élevé que les champions d'arène, qui pour les premiers (Bastien et Voltère notamment) ont vu le niveau de leurs Pokemon baisser. Une désagréable surprise, même si Pokemon n'a jamais été le RPG le plus difficile du monde, il fallait auparavant au moins s'investir dans la durée pour entraîner son équipe à la dure. Ici, vu le nombre de combats bonus offerts par les revanches des dresseurs déjà battus, et les bienfaits du Multi exp déjà cité, pas besoin de se casser la tête.

Cela dit, la deuxième partie de l'aventure solo, où cette fois les champions possèdent des Pokemon plus puissants que dans le jeu d'origine, et surtout le contenu post-game rattrape sans problème le début quelque peu pataud. En effet, quasiment tous les légendaires du Pokedex National peuvent être trouvés à Hoenn (sous réserve que vous ayez les deux versions), et pour les autres, ils se trouvent dans Pokemon X et Y. Un régal donc, mais qui demandera de la patience aux dresseurs qui devront aller trouver les mirages sur les îles nouvellement déblocables (grâce à Mega Latios / Latias) et parfois, remplir des pré-requis plus ou moins élevés (EV de 3 Pokemon au max, bonheur de 3 Pokemon au max...). Si l'on ajoute à cela le contenu post-game initial de ces versions, et l'ajout de l'épisode Delta, permettant finalement de capturer un Deoxys lvl 80, on comprendra que Pokemon Rubis Omega / Saphir Alpha en a bien plus sous le capot que ce qu'on pouvait craindre initialement. Et c'est tant mieux !

Conclusion :

J'ai bien failli mettre une demi-étoile de moins, mais le contenu post-game m'a retenu de me le livrer à cette folie. Nouveaux joueurs n'ayant jamais joué à Pokemon (statistiquement, ça doit bien exister), cet opus vous permettra de vous initier de la manière la plus confortable qui soit. Vieux routiers, patientez un peu et ne râlez pas trop car, après la moitié du jeu, l'histoire et l'intérêt s'emballent et la vieille fibre Pokemaniaque en vous, se réveillera. Cela dit, même si le jeu a de bonnes idées, on est loin d'un must-have, si l'on n'est pas un collectionneur acharné ou un dresseur patient. Donc, si vous n'aimez pas trop passer votre temps sur les routes, arpenter des îles pour capturer des légendaires ou spammer les entraînements pour augmenter les stats de vos monstres de poche... ne jouez pas à Pokemon en général. Et surtout pas, à celui-ci. En tout cas, c'est mon humble avis...

Sur ce, je vous laisse, je dois aller entraîner mon Pikachu catcheur. Son nom ? Jaune Cena, bien sûr.

 

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1 commentaire

Lumantis
Lumantis - 14/12/2014 21h15

Toujours aussi cool tes test ZeM ! Perso, ça m'agace que Nintendo recycle du vieux pour faire du "nouveau"

Vivement un nouveau continent, des nouveaux méchants, du renouveau dans la série quoi ! Car j'ai l'impression qu'on tourne un peu en rond. Heureusement que certaines Rom Hack existent, d'ailleurs ! :)

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