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09 sept. 2014 - Mandark Divers

Preview : Bayonetta 2 : Aux anges !

Preview : Bayonetta 2 : Aux anges !

Oui, ami lectrice, ami lecteur, je suis littéralement aux anges après avoir eu l'occasion de poser très récemment mes pognes sur une mablette (j'aime bien ce nom) pour jouer à Bayonetta 2, et pas qu'un peu mon neveu !

Bon, avant toute chose, il faut savoir que Kamiya Hideki est mon dieu et Bayonetta ma bible, aussi tu te doutes bien que si j'attendais sa suite comme le Messie, j'étais également sur la défensive, sachant par vécu que quand sort un titre qui fait soudain office de « maître-étalon » - à l'instar du Devil May Cry originel, premier coup d'éclat du père Kamiya, soit dit en passant -, la foudre tombe ensuite rarement au même endroit.

Devil May Cry 2 était, est toujours d'ailleurs, une catastrophe, et fut aussi glaçant à sa sortie qu'un ice bucket de la taille de celui qui lança à l'époque un challenge aux passagers du Titanic, et le fait que Kamiya n'ait jamais été impliqué sur le projet y est forcément pour beaucoup. Pour Bayonetta 2 ce n'est plus non plus lui qui est aux manettes, mais il a toujours gardé un œil bienveillant sur le projet. En plus de ça, l'équipe responsable de cette suite est composée en grande majorité des mêmes talents qui ont œuvré sur le premier opus (maintenant sous la houlette de Inaba « MadWorld » Atsushi, qui plus est)... et c'est un jeu PlatinumGames, quand même et foutredieu !

Une sorcière toujours sans balai (dans le...)

Les premières minutes sont sans équivoque : on a bien à faire à du Bayonetta pur jus, au point même de ne pas être étonnés de se frotter à un premier chapitre qui est presque un « copier-coller » de celui du premier épisode. Et ça passe à merveille, déjà parce que de cette manière les fans de la première heure seront vraisemblablement rassurés de se retrouver en terrain connu, et que ceux qui vont découvrir seront prévenus d'emblée qu'ils ne sont pas venu pour gonfler des ballons, ensuite parce qu'il y a une ambiance toujours aussi décontractée et outrancière, pas prétentieuse pour deux halos mais toujours forte en gouaille, bon mots, mots en « F », érotisme assumé, nawak-factor et style (what else ?), et que côté gameplay - même si Bayonetta 2 semble un tout petit peu moins punitif que sa grande sœur – ça reste un savant et inspiré mélange de frénésie « hénaurme » et de justesse d'exécution.

Love is blue !

De plus, il y a une intéressante inversion des codes visuels du jeu d'origine, histoire de marquer une différence de ton avec Bayonetta : la sorcière Umbra a maintenant les cheveux courts tandis que ceux de la Lumen Jeanne lui arrivent aux fesses, la clarté et la couleur bleu dominent là où le premier volet jouait volontiers sur les teintes sombres et rouges, la tenue de Bayonetta, tout en restant proche de celle qu'on lui connaissait, a évolué vers un style très commedia dell'arte, qui reflète une personnalité plus affirmée du personnage après ses aventures passées...

En gros, Bayonetta 2 s'annonce fidèle mais pas servile, et mamma mia, qu'est-ce que ça charcle ! Côté démesure, le spectacle est définitivement là et bien là et les développeurs n'ont pas manqué d'imagination pour exploiter les situations à la ouaneuguène que permet l'univers créé par papa Kamiya, tout en n'oubliant pas non plus de peaufiner de nouvelles belles exécutions démoniaques et autres finish-moves chevelus (d'où mon interrogation, au passage, quant au PEGI 16 du jeu, vu que celui-ci n'a rien à envier à Bayonetta pour ce qui est du charme, de la violence et du langage pas spécialement châtié).

C'est dans les vieux chaudrons qu'on fait les meilleures potions !

Dieu merci il n'y a pas non plus de changement radical des commandes (qui répondent toujours au poil, et le fait de devoir jouer à la mablette ne m'a pas gêné le moins du monde) ni du système de combat, qui pour rappel repose sur le principe d'aligner de bô combos (que l'on peut enchainer à l'infini avec un bon timing) pour péter le high-score à chaque fight, et d'effectuer des esquives qui, si effectuées au très très bon moment, déclenchent le mode « Witch Time », durant lequel le déroulement du temps est momentanément ralenti pour les affreux, ce qui du coup concède un avantage certain à la belle.

Alors là en fait, ça fait juste quelques minutes que le jeu a commencé...

On notera également la présence toujours jouissive d'un arsenal conséquent et, par contre, la disparition du « taunt », qui permettait en provoquant un vilain de remplir sa jauge de mana, cette dernière se remplissant maintenant au fur et à mesure des affrontements et donnant ensuite droit à une sérieuse amplification de la portée et la violence des bourre-pifs. Sinon Bayonetta 2 inclura un mode deux joueurs en coopératif, la langue de Mishima dans les réglages audio ainsi que la présence d'une option permettant de jouer au stylet (pas trop le truc utile en fait).

Il y a encore tout un tas de chose à dire sur Bayonetta 2, mais si tu le veux bien, amie lectrice, ami lecteur, on va garder tout ça pour le test tout bô tout chô qu'on va te faire pour le retour de la reine. D'ici là sois rassuré : PlatinumGames n'a pas vendu son âme à un pauvre diable et le dernier bébé du studio va être un sacré sabbat !

 

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