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28 sept. 2017 - MightyZ Divers

Preview: The Evil Within 2

Preview: The Evil Within 2

Si le premier Evil Within avait fait son petit effet en 2014 c'est aussi et surtout grâce à son concepteur, Shinji Mikami alias Le Daron du jeu d'horreur qui, avec son tout récent studio Tango Gameswork s'en est allé vers l'occident, plus précisément chez le géant Bethesda pour pondre son tout nouveau projet dans le genre qui l'a rendu célèbre. Sans être exempts de tous défauts, le titre avait tout ce qu'il fallait pour prétendre à devenir une référence dans son domaine. 3 ans plus tard, sa suite, sobrement intitulée The Evil Within 2 sortira mi-octobre et nous avons pu nous y essayer lors d'une session de Hands-On organisée par l'éditeur américain dans ses bureaux parisiens. Faut-il alors attendre un véritable changement de cap ou du simple "more of the same" ?

Shinji Mikami étant resté en retrait lors du développement de The Evil Within 2, c'est au tour de Jhon Johanas de s'occuper de reprendre le flambeau du Sensei. Le petit protégé s'étant déjà chargé des deux, très réussis, DLC du premier épisode, quoi de plus normal pour Mikami de lui donner le soin de réaliser cette suite avec une toute jeune équipe au sein de Tango, un peu comme avec Hideki Kamiya à l'époque de Resident Evil 2 *wink wink*. Parenthèse mis à part, dès les premières minutes manette en main, on sent que la jeune Team a mis un point d'honneur à respecter au mieux le matériel originel.



 

Mâle dedans

Sans surprise, on retrouve un Sebastian Castelianos une nouvelle fois en prise avec ses vieux démons, mais dont l'objectif est ici de retrouver sa fille qu'il pensait décédée depuis quelques années, mais qui fût kidnappée par un groupuscule nommé Mobius dont on ignore les intentions. Celle-ci possède de mystérieux pouvoirs et notamment un univers mental dont on sera prisonnier durant le jeu de part le dispositif STEM (le même que celui du premier épisode) qui permet de relier l'esprit d'un homme à celui d'une autre dimension. Notre protagoniste sera toujours épaulé par Juli Kidman, mais cette fois-ci par radio, celle-ci étant restée dans le monde réel.

Dès les premières minutes de jeu, The Evil Within 2 annonce la couleur, et ce sera rouge écarlate. A peine arrivé dans le chapitre 2 que nous voilà poursuivis par une créature immense aux corps entremêlés, ensanglantés et dotée d'une scie circulaire. Évidemment, pas question de l'affronter, le jeu reflète déjà son leitmotiv : il faut fuir. En bon prétendant du genre Survival Horror, le jeu renoue directement avec ce qui constituait la grosse réussite du premier épisode, à savoir un sentiment de peur permanent, si bien que l'on est constamment sur le qui-vive à se retourner pour regarder derrière sois ou en scrutant le plafond histoire de ne pas être surpris par une créature ou un hominidé sorti de nul part.




En effet, les munitions se font rares et il va falloir user abondamment de la ruse pour économiser des bastos ou tout simplement éviter les confrontations directes. Le principe de la récolte de sirop à la menthe gel vert faisant office de points de compétence est toujours présent, il faudra l'utiliser à bon escient afin d'augmenter ses capacités dans le hub servant de QG. En parlant de celui-ci, fini le Sanatorium, Sebastian se retrouve directement dans son commissariat qui sera vraisemblablement amené à changer au fil des chapitres. La customisation et le crafting semblent être plus poussés que dans le premier Evil WithinSebastian sera amené de nouveau à s'asseoir sur la chaise pour augmenter ses aptitudes, mais devra aussi faire avec un établis servant à développer ses armes et munitions à l'aide de pièces détachées disséminées un peu partout. 

Union libre

Les équipes de Tango avaient prévenu , fini les zones étriquées du premier épisode, The Evil Within 2 opte pour un monde ouvert offrants d'avantage de perspectives d'exploration. Dans l'état, on parlera de zones plus vastes certes, mais sans aller lorgner vers la liberté totale. Tournure de phrase certes exagérée, force est de constater que le jeu offre une nouvelle échelle à son système du jeu. La nouvelle ville du nom de Union étant complètement en ruine, il va falloir explorer ses bâtiments et recoins pour dénicher un maximum de munitions tout en affrontant (ou pas) la population locale qui n'est franchement pas là pour vous souhaiter la bienvenue. Une nouvelle mécanique est introduite grâce à l'utilisation de la radio qui donne la localisation de "résonnances", sortes de brides du passé qui donne la marche à suivre sur notre progression ou l'emplacement de munitions.

Malheureusement, si cette nouvelle façon d'aborder l'action offre bien plus de dimension de jeux, la jouabilité donne peu de souplesse notamment dans les déplacements de notre héros. Le maniement de Sebastian est toujours un peu lourd ce qui peut s'avérer handicapant notamment lorsque l'on se retrouve en plein milieu d'une horde d'ennemis prêts à vous déchiqueter en trois coups de canif. De plus, cette lenteur générale de la marche et de la course ont de quoi frustrer à l'échelle d'un monde ouvert cassant le rythme du jeu de manière significative. Un conseil, augmentez au maximum votre endurance, c'est cadeau. Heureusement, les zones plus étriquées sont de nouveau de la partie notamment avec la zone de la mairie que l'on a pu essayer qui s'avère labyrinthique et très "claustrophobe friendly".




 

Même si la jouabilité a gardé ses errances passées, ce n'est pas le cas de la réalisation générale du jeu qui a fait peau neuve pour l'occasion. Fini l'effet cinémascope, les textures baveuses et les effets de saturation en pleine lumière, The Evil Within 2 affiche une toute autre plastique grâce au STEM Engine, sorte de dérivé du moteur maison ID Tech 6. Les effets de lumière ont de la gueule, les textures sont convaincantes et les animations sont de qualité (si l'on aime le motion blur). On est aussi servi côté bande son avec des effets sonores réussis qui auront tendance à vous faire hérisser le poil de frissons.

The Evil Within 2 révèle un potentiel certain, celui d'une suite sérieuse se basant sur les acquis du premier épisode tout en tentant le pari du monde ouvert, pas simple pour un jeu d'horreur. Une combinaison qui fonctionne en l'état, mais dont on ignore encore si cela se révélera aussi fun à jouer sur la durée. Malgré tout, on retrouve avec grand plaisir l'esprit torturé et les folies visuelles qui constituaient les réussites du premier épisode. La grande inconnue reste encore le développement du scénario, les trop peu nombreuses brides aperçues lors de cet essai ne nous permettant pas pour l'heure de juger du résultat final programmé pour le 13 Octobre sur PC, PS4 et Xbox One.

 

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