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17 nov. 2014 - Mandark Divers

Randal's Monday : point'n geek !

Randal's Monday : point'n geek !

Au bonheur du geek ! Tel aurait pu être le sous-titre de Randal's Monday, tant ce jeu n'a rien à envier à la fièvre des grands magasins chers à Zola pour ce qui est de donner à farfouiller dans les rayons de la sous-culture qui, si exposés « physiquement », occuperaient eux aussi et sans aucun doute quelques étages.

Pauvre Randal ! Non content d'être un branleur fini doublé d'un cleptomane irrécupérable recouvert d'une loose para-bellum, son quotidien s'assombrit un peu plus un (pas) beau début de semaine, tandis que non seulement son proprio a atteint ses dernières limites de patience rien qu'à l'idée d'un quatrième mois de loyer impayé, mais qu'en plus son employeur a décidé de se passer dorénavant de ses services et que le corps de son meilleur ami est retrouvé carbonisé dans le four de sa cuisine ! Et cerise sur le gâteau, il semblerait qu'il soit en plus condamné à revivre cette journée pourrie encore et encore ! Faut dire que quand au petit matin son radio réveil éructe « I Got You Babe » de Sonny & Cher, on sait tous que c'est le moment de se poser des questions.

In memoriam

Si tu l'ignores, amie lectrice ami lecteur, Randal's Monday est un point'n click, et un qui joue dans la catégorie « très bon », c'est indéniable. On sent que les équipes de Nexus Game Studios ont grandi sous l'ère de la disquette et qu'ils ont à l'époque gavé leurs micro-ordinateurs avec le meilleur de la production Lucas Arts tant l'esprit de leur jeu rappelle Monkey Island ou Maniac Mansion, pour ne citer que ces deux là. On y retrouve le même goût pour les interactions loufoques (mais répondant toujours à une certaine logique) et l'humour absurde, ici saupoudré en plus d'un peu de déconne bien noire, voire gore.

Et en tant que grands gamins passionnés ils ont tenu à crier haut et fort leur amour de la bonne culture et ont truffé leur jeu de plus de 50 ans de références pour nerds endurcis, et le moins que l'on puisse dire c'est qu'ils n'y ont pas été de main-morte, les bougres, et je ne vais d'ailleurs même pas essayer de commencer à les citer tellement la tâche est herculéenne ! Certaines sautent bien évidemment aux n'oeils mais beaucoup beaucoup sont très bien planquées, et c'est joie et bonheur pour l'amateur de soudain les débusquer, d'autant plus que les hommages sont loin d'être uniquement visuels et qu'on les trouve aussi en masse dans les textes et les dialogues.

Game of talk

Il y a d'ailleurs pas mal de tchatche dans Randal's Monday, souvent pour le plaisir de (se) faire plaisir et rien d'autre – là encore à la façon d'un Monkey Island -, ce qui soûlera peut-être les non-initiés (et/ou ceux qui n'apprécient pas qu'il y ait trop de parlotte) mais fera le bonheur des autres, d'abord parce que c'est très bien écrit et interprété (on y retrouve même deux des acteurs du Clerks de Kevin Smith, auquel Randal's Monday renvoie évidemment aussi beaucoup), ensuite et surtout parce que c'est souvent vraiment très drôle et bien senti sans jamais être pesant, ce qui n'est pas forcément évident quand l'humour référentiel constitue comme ici la colonne vertébrale d'un titre, car il y a toujours le risque de mal l'utiliser. Heureusement c'est tout sauf le cas ici et c'est avec impatience qu'on attend d'en prendre encore une dose !

Franchement flatteur pour les mirettes grâce à ses décors harmonieusement colorés, riches en détail mais pour autant jamais surchargés, et doté d'une bande son très cool-fusion (assez dans la veine du groupe Lite, pour celles et ceux qui connaissent), Randal's Monk...euh Monday dispose d'un gameplay hyper simple et intuitif : on clique droit pour avoir des infos, gauche pour interagir et on donne un coup de molette vers le bas ou le haut pour ouvrir et fermer son inventaire. C'est clair et sans fioritures et l'on est sûr de ne pas se mélanger les pinceaux lors de résolutions d'énigmes qui mettront tout de même bien vos neurones (enfin, si on vous en prête deux) en branle à certains moment, comme au bon vieux temps de l'Amiga 500 ! Les moins patients pourront, s'ils le désirent, éviter de s'arracher le peu de cheveux qu'il leur reste en allant quémander la soluce dispo à partir de l'inventaire, oui oui, mais ils doivent savoir qu'ils seront fortement culpabilisés avant d'être illuminés, et que pour une info donnée le prix est d'un chaton écrasé. À bon entendeur...

Conclusion

La référence geek à outrance constitue tellement l'ADN de Randal's Monday que c'est un vrai bonheur d'avancer dans le jeu, et on ne peut que tirer son chapeau aux développeurs de Nexus Game Studios d'être parvenu à la doser aussi bien et aussi finement. Au final c'est un vrai trip barré concocté « par des geeks pour des geeks » auquel ils nous convient : ce n'est pas juste un très bon point'n click, plutôt un vrai coup de cœur dont on se souviendra.

Ce qui est bien aussi.

 

 

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