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03 août 2016 - Perco StarCraft 2

Sexe, mensonges et jeux vidéo

Sexe, mensonges et jeux vidéo

Vous êtes au bar, sirotant un cocktail. Une sublime créature vous aborde, vous invite, vous séduit. Vous n’êtes pas dans une pub Axe, vous êtes un joueur KeSPA.

Une petite brève qui pourrait être drôle si elle n’était pas si symptomatique d’une gangrène qui grignote soigneusement le mollet de l’esport depuis quelques années : le trucage de matchs.

Je vous trouve très beau

Révélée par le site coréen ONSEN et relayée par Slingshot, l’histoire fait penser aux scènes les plus classiques des polars de gare bon marché. Un joueur de ProLeague anonyme (nous l’appellerons donc Jack Power pour l’immersion), est approché par une jeune fille (Jessica pour les besoins de l’article) qui l’invite à boire quelques verres, prétendant être une de ses plus grandes fan.

Elle est belle, callipyge, elle ondule comme une vague sur la mer sous le coucher du sol… ah pardon, je m’égare.
 


Reste sur tes gardes Jack Power.

 

Reprenons donc. Jack Power, hypnotisé par la beauté de l’élégante, accepte de la suivre en tout bien tout honneur. Au pire, il boira à l’œil et parlera de StarCraft II, au mieux…

Personne n’a le détail de la conversation mais en gros voilà à quoi cela a pu ressembler :
 

« Donc, Jessica, tu aimes StarCraft ?

- Oh oui, j’adore. Je suis très fan de le Esport.

- Ah ? euh… et tu joues aussi ?

- Oh non, je ne suis pas assez forte à la manette.

- Je… je… ok. Je pourrais sans doute t’apprendre quelques trucs alors.

- Oui, avec plaisir. Par contre il faudra aller ailleurs que chez moi, je n’ai pas de console.

- … »

 

On ne la lui fait pas à Jack Power, il sait renifler les arnaques, les femmes fatales. Jack décide de pousser le vice, de rester un peu. Ta curiosité te perdra Jack.

On passe à la phase deux du mauvais polar : le souteneur.

Je vais te faire une offre que tu ne pourras pas refuser

Voilà qu'apparaît un comparse de l'appât. Par pure coïncidence, l’homme les rejoint et engage la conversation avec notre joueur professionnel. Nous l’appelerons Johnny Sciavelo, car aucun roman de gare ne peu se passer d’un gangster italien.
 


Source

 

Johnny est moins callipyge que Jessica, mais il connaît mieux le jeu. Il connaît même très bien le buisness des jeux, des jeux d’argent. Très vite, la conversation prend un tour bien plus terre à terre que la simple relation fan / joueur. On commence à causer trucage de match, paris, on propose de se coucher contre un beau petit paquet de blé. Jack est dans un traquenard, un piège dans lequel il est tombé par amour des boobs des fans.

Mais Jack est un incorruptible, un Eliott Ness de l’esport. Drapé dans sa dignité, il se lève et quitte la table, tel un seigneur. Jack ne mange pas de ce pain là. Trop de ses compagnons sont tombés, Life, Byul, Bbyong…
Un petit tour chez la KeSPA et l’histoire est révélée au grand public. Happy end.

Encore six mois et on retrouve une tête de cheval mort dans le lit de David Kim.

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