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28 juin 2016 - Imre StarCraft 2

SSL : Group D is for Death

SSL : Group D is for Death

Les « groupes de la mort » ne sont pas un phénomène récent ou exclusif à Starcraft II. Le summum sur le jeu a été atteint lors du groupe B du ro16 de la GSL à l’été 2013 lorsque INnoVation, Life, PartinG et FlaSh ont dû s’entretuer pour atteindre le RO8.

Aujourd’hui Zest, Maru, herO, Super, Reality et Losira sont dans le même groupe, alors que l’on n'en est qu'au premier tour de cette saison 2 de la StarLeague. Avoir un groupe de cette envergure à ce moment de la compétition est une première et l’enjeu en est d’autant plus important, vu la difficulté de la course à la BlizzCon cette année.

Les favoris

Road to GOAT : KT Rosler Zestounet

Avec sa victoire en GSL, Zest s’est automatiquement qualifié pour la BlizzCon. Ce succès, associé à des performances correspondant à son niveau en ProLeague, a assis son statut de meilleur joueur du monde en ce début de Legacy of the Void.
Désormais il reste l’argent et la gloire à accumuler pour le Protoss de KT. Si le premier vient naturellement avec les performances, la seconde est plus dure à atteindre. Pour Zest, cela passera par une victoire en StarLeague, compétition dans laquelle il n’a guère performé, ne dépassant jamais le RO8.
 


Zest is best ?

L’ambition de Zest est d’égaler, voire dépasser FlaSh, ce qui implique d’accumuler toujours plus de victoires individuelles, de faire gagner la ProLeague à KT Rolster et de devenir le Greatest Of All Time
La deuxième saison de la StarLeague est le champ de bataille idéal pour s’avancer vers ce but et, pour cela, Zest doit écraser ce groupe et asseoir sa domination.

He smiles at you, then you die: herO

L’ace de CJ Entus se retrouve dans une situation compliquée : bien qu’il possède des points et puisse toujours se qualifier via ce système pour la BlizzCon, la concurrence est rude.
Surtout, il doit accomplir le plus grand challenge auquel un joueur ait jamais eu à faire face en ProLeague : carry une équipe de bras cassés, dans laquelle MC fait office de joueur compétent en remportant systématiquement son match et l’ace match.
Si CJ Entus peut encore se qualifier en Playoffs c’est uniquement grâce aux performances exceptionnelles de son ace, qui domine actuellement le Winners Ranking de la compétition.

 


No more herO

Pour herO, toute la difficulté va être de trouver le temps pour s’entraîner pour la GSL ET la Starleague.
Même pour l’un des joueurs les plus talentueux de la scène, il faudra une impressionnante quantité de travail pour se sortir de ce groupe et aller plus loin.
herO a le challenge le plus important de sa carrière devant lui et la capacité d’écrire l’histoire en sortant les six meilleurs mois de jeu jamais réalisés sur Starcraft.

Right now he’s smiling…

Time to fly again: Maru

Le début d’année de Maru fut tout en contraste : une magnifique performance en ProLeague, avec un incroyable 11-0 dans les rounds et une victoire face à Zest dans une game épique lors du match 7 de la finale des Playoffs du round 2, couplée à des éliminations précoces en ligues individuelles, qui le condamnent quasiment à remporter la StarLeague ou la GSL pour aller à la BlizzCon.
Lorsque sOs se fait finalement éliminer par le Protoss de KT après un triple kill, c’est vers Maru qu’il se tourne, c’est dans le dos de Maru qu’il place sa main pour encourager le jeune prodige de chez Jin Air.



Maru est-il le digne héritier de Flash ?

Parmi tous les héritiers possibles de FlaSh, Maru est celui qui présente le plus de similarités avec le maître : des débuts marqués par une tendance fromagère, un pic de skill complètement indécent quand il est en forme, une première StarLeague gagnée face à un Protoss monstrueux à l’époque (Rain pour Maru, Stork pour FlaSh), et un jeu de plus en plus tourné vers la macrogestion au fil du temps.
Pour Maru, il manque désormais l’étincelle qui le rendra régulier en ligue individuelle. Sa capacité à dominer et humilier ses adversaires (coucou MyuNgSiK) doit désormais être récurrente. Et quel meilleur terrain d’entraînement que ce groupe D ?

 

Des challengers au niveau ?

Chacun à leur manière Losira, Reality et Super illustrent l’étendue de la frustration engendrée par la carrière d’un joueur du sub top coréen, capable de se qualifier en Code S ou d’avoir un ration proche de 50/50 en ProLeague mais guère plus. 

Losira a été capable de se transcender pour dépasser ce statut par deux fois: la première en allant en finale de GSL à l’été 2011, mais son atomisation en règle par son teammate de l’époque, Nestea, sur un score de 4-0, l’a illico presto renvoyé à son statut de second couteau. Sa seconde exposition a eu lieu en 2015, avec sa victoire sur PtitDrogo en finale de l’Asus ROG. Envoyez ce type de joueur dans une LAN internationale et, à moins de se faire tuer par un plus gros poisson venu de Corée, c’est généralement la victoire finale qui l’attend.


Si Reality n’a que sa longévité et sa régularité pour lui, ces dernières semaines le joueur qui impressionne est Super. Des performances de qualité en Proleague, tant au niveau des résultats que du contenu, ont conduit son coach, Legend, à l’aligner en ace face à herO. Arriver en forme dans ce genre de groupe est la seule et unique chance de réaliser un exploit et de se qualifier pour Losira, Super et Reality.



De gauche à droite, Losira, Reality et Super.
 

Une tâche a priori insurmontable, mais qui sait ?

Réponse mercredi et jeudi à partir de 19h  sur notre chaîne, pour le dénouement du meilleur groupe de tous les temps sur StarCraft II.

1 commentaire

arnahud
arnahud - 29/06/2016 11h42

https://www.youtube.com/watch?v=vhwDxNqWtxk

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