d

05 nov. 2014 - Leandra Divers

Sunset Overdrive : le test !

Sunset Overdrive : le test !

Exclusivité de fin d’année pour la Xbox One, le déjanté Sunset Overdrive est enfin arrivé dans les chaumières. Fun et bien barré, le jeu est-il une des raisons de craquer pour la console de Microsoft ? Venez dézinguer du monstre avec moi les amis, je vous raconte tout (et même plus encore) !

Avant de commencer l’épique épopée qui est la mienne, faisons un petit point sur certains aspects du jeu, dont la création du personnage. Vous avez le choix du sexe ici, et comme j’ai choisi de faire une femme, le test parlera des aventures formidables de Leandra contre les vampires (ou les zombies, ou tout autre truc bien chelou qu’on affronte). Par contre, ne cherchez pas d’options poussées pour le physique, vous n’en aurez pas. Ici, le monde se divise en deux catégories : les grands, les petits et ceux qui ne savent pas compter. Mais de toute façon pour moi la bonne taille, c’est quand les pieds touchent par terre.

Niveau choix du visage, l’équipe de développement a dû être chapeautée par un roux car la présence en nombre de ces derniers est suspecte, mais mis à part ça il y a un peu de choix. Petit bémol, le choix du visage reset forcément la coiffure, mais je chipote, alors continuons car le monde attend d’être sauvé. Vous aurez aussi la possibilité de choisir parmi différentes coupes chez le coiffeur, pas de souci de ce côté-là non plus, et une fois dans le jeu, vous aurez accès à une garde-robe que vous enrichirez via des loots ou des achats, mais on trouve déjà à la base du classique et du assez déjanté (mention spéciale au super costume de mascotte !). Bref, vous avez créé votre héros et votre aventure épique commencera assez bas dans l’échelle sociale. Mais qu’importe, maman vous a toujours dit que vous étiez destiné à faire des grandes choses.

Red Bull donne des ailes

Le géant mondial de la boisson énergétique à la mode lance une nouvelle campagne pour son tout nouveau produit, et vous dans tout ça ? Vous êtes le mec qui ramasse les détritus pendant le super concert de la mort qui tue. Je vous avais prévenu, le début de votre aventure pue pas mal la défaite. Mais comme nous sommes dans un jeu vidéo et qu’en plus vous êtes le héros, quelque chose d’affreux va se passer. En effet, le public sous l’effet de la boisson va se transformer en monstre.

Vous voilà donc poursuivi par une horde de monstres barjots, et il va falloir courir pour leur échapper. Premier constat, vous avez fait une option Yamakasi à l'école car vous savez courir sur les murs, glisser sur les rambardes comme un dieu du skate, vous accrocher like a boss aux fils électriques qui parcourent la ville. Bref, vous êtes un papa, mine de rien. Et c’est là le cœur de Sunset Overdrive, l’ambiance est totalement barrée (on y reviendra), mais son argument premier est son gameplay de déplacement. Je ne vais pas vous le cacher, dans les open worlds, la conduite de véhicule trouve rapidement ses limites chez moi, par contre les déplacements alternatifs dans des jeux comme Prototype, Infamous ou Saint Row 4, ça, j’adhère complétement.


Oui, voilà votre ville

Comme dit plus haut, vous pouvez courir sur les murs, glisser sur à peu près tout avec vos chaussures, rebondir sur les éléments du décor. Bref, du gros fun assez rafraîchissant, car plus vous apprenez à vous déplacer plus vous vous amusez, et surtout mieux vous vous déplacez et plus vous apprécierez la ville. Les décors, parlons-en. L’environnement est coloré comme jamais pour poursuivre dans le côté décalé du jeu. Par contre, on aime ou on n'aime pas – et les goûts et les couleurs, ça vous regarde – mais pour moi, la ville a une vraie identité visuelle et ça donne une sacrée gueule en jeu. Niveau technique, ça se tient bien, les ennemis rappliquent rapidement et en nombre, le but du jeu est justement de maîtriser les déplacements pour faire du décor une arme de choix.

Tourner autour d’une zone pour avoiner sera un schéma récurrent, mais les ennemis eux aussi ont de la ressource pour vous déloger. Donc prenez garde, vous n’êtes pas en sécurité dans les hauteurs même si cela vous donne évidemment un avantage.

Comme je l’ai dit, les vagues d’ennemis peuvent être assez massives – et continuons de distribuer des bons points – et la console de Microsoft ne bronchera pas pour afficher le tout sans ralentir. Mais plus que les graphismes, les déplacements et l’humour, j’ai vraiment apprécié les effets visuels. Les monstres en flammes (notamment les géants), les explosions, les petits détails, tout cela est vraiment bien amené. J’ai halluciné devant certains effets visuels, on commence enfin à rentrer dans la next gen, et après une année ça fait plaisir. En plus de ça, Insomniac Games s’est fait un malin plaisir de construire son jeu autour d’un univers bien barré.

Crazy Joe


Aussi mignon que dévastateur !

Sunset est un peu le cousin de Saint Row (le côté graveleux en moins), on parle quand même de personnes infectées par une boisson. Tout est prétexte pour lancer une vanne, l’explosion d’une masse d’ennemis fera apparaître des « kaboum » dans la mélasse de vos adversaires, vos armes sont toutes plus stupides les unes que les autres (un lance-nounours explosif, les gars quoi !), les animations de mort sont très variées et toutes excellentes. Les personnages sont tous caricaturaux et, cerise sur le gâteau, le héros ainsi que le jeu brisent régulièrement le quatrième mur. Par exemple, une voix off complètement timbrée vous apprendra le système de combo ou d’autres aspects du jeu. Références geeks et populaires, humour déjanté, situations ridicules et épiques à la fois, le jeu foisonne de second degré, mais le tout tient la route sans arriver à l’overdose (ou l’overdrive, JEAN BLAGUIN, HUMORISTE !).


Les effets sont cool

Côté arsenal, il y a un peu du Dead Rising dans l’esprit. Vous vous retrouverez ainsi avec des armes bien stupides pour éradiquer la menace, mais par contre autant les armes sont sympas mais autant on regrettera un petit manque de diversité parmi elles. Ces armes ainsi que vos capacités personnelles (esquive, déplacement, etc.) seront boostées par des améliorations (les Amps) qui seront disponibles lorsque vous remplissez une jauge de style pendant vos combats.

Un nuage dans le ciel

Touchons-nous au Saint-Graal de cette fin d’année après tant d’éloges les amis ?

Malheureusement non, et c’est bien dommage. Après tant d’efforts fournis pour nous faire aimer la ville, le jeu s’écroule (un peu, on ne parle pas de catastrophe ici) là où beaucoup trop d’open worlds échouent : la répétitivité. Le gameplay est fun mais un poil redondant, on saute, on glisse et on tue les ennemis en tournant autour d’eux, et à terme cela pénalise le titre d'Insomniac Games car on aura le sentiment de toujours faire la même chose.

Entendons-nous, je ne trouve pas que ce point-là soit négatif au point de plomber complètement votre expérience de jeu, on est loin de la répétitivité d’un Crackdown 2 par exemple, mais c’est un caillou dans la chaussure, et sur une randonnée ça peut faire mal (ma mère m’a aussi toujours dit que j’aimais bien les métaphores hasardeuses). Pour certains, une fois la découverte passée, le système de déplacement pourrait laisser place à de la lassitude, et c’est le point faible du jeu.

Conclusion 

À vous, les possesseurs de One :
Si vous cherchez un jeu plus terre à terre à la GTA, ne nous mentons pas, vous avez GTA 5 qui va bientôt arriver sur next gen. Mais si vous cherchez un jeu à l’ambiance unique, au mode de déplacement stylé avec certes des défauts mais aussi des vraies (bonnes) qualités, alors n’hésitez pas !

Si vous ne possédez pas de One :
Sunset Overdrive n’est pas le jeu qui à lui tout seul peut vous faire acheter la console. Par contre, si vous jetez un œil aux sorties de cette fin d’année, la console de Microsoft étoffe de plus en plus son catalogue, et si on ne prend plus les jeux un par un mais comme un tout, avec des jeux comme Sunset, pourquoi ne pas craquer ?

 

Acheter vos jeux avec notre partenaire G2A.com

 

Poster un commentaire

Vous devez être connecté pour pouvoir poster un commentaire.