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05 sept. 2014 - Mandark Divers

Surgeon Simulator : Anniversary Edition

Surgeon Simulator : Anniversary Edition

« What the f... ! ». C'est très exactement ce que j'ai pensé dès les premières secondes passées sur Surgeon Simulator : Anniversary Edition, au point de sérieusement me demander si l'on n'était pas en train de se payer ma poire ! Je veux dire : une maniabilité plus qu'hasardeuse, une transplantation cardiaque à effectuer avec pour outils un marteau, une perceuse, une super-fraise (whatever the hell it is !), une scie égoïne... WTF !? Heureusement, il y a également quelques tranquillisants pour passer en mode « groovy-baby », une affection assumée pour la bonne poilade, ainsi qu'une poignée de scalpels bien affûtés !

Docteur qui ?

Du grand n'imp' ! Y a pas à tortiller du fion, Surgeon Simulator : Anniversary Edition n'a de « simulation de chirurgien » que le titre, et semble au premier abord totalement injouable et sans aucun intérêt vidéoludique, pour peu qu'en plus on ne pense pas moins de sa petite personne en tant que guémeuréxigeant.

Et c'est pour ça que Surgeon Simulator : Anniversary Edition (ce titre, quelle classe !) est absolument génial, et que pour se bidonner seul ou entre potes avec un soft vraiment azimuté, je n'ai pas vu mieux depuis l'inénarrable Muscle March (Jill Valentine et Chris Redfield prennent l'herbe verte et approuvent ce message) !

Car – et sinon je n'aurais pas pris la peine d'y consacrer quelques lignes – Surgeon Simulator, en plus d'être un des pinacles du genre « grosse blague potache » du JV, propose tout de même un vrai challenge : celui de demander au joueur la même capacité à user de dextérité et de concentration qu'un charcutier chirurgien au bloc, et une bonne partie du sel du jeu vient de la bonne maîtrise des commandes.

Avec un peu d'entraînement on arrive à utiliser correctement ses doigts

On ne dirige qu'une main dans Surgeon Simulator, celle du boucher praticien bien sûr, et suivant qu'on la préfère droitière ou gauchère, on l'aura quoi qu'il arrive sous le nez, rendant ainsi le moindre contact périlleux. Suite à quoi, on utilisera les touches de tranches droites et gauches pour monter et descendre l'appendice ainsi que pour refermer ou ouvrir ses gros doigts (suivant la pression exercée sur les touches, il sera même possible de les manœuvrer indépendamment les uns des autres, mais il faudra apprendre à bien doser).

Et pour ce qui est d'assurer la rotation de sa mimine, ou la faire s'incliner verticalement sur l'axe du poignet, on se servira de la fonction gyroscopique du pad de la PS4, ou alors, si l'on n'est pas fan de ce type de reconnaissance de mouvements, on pourra assigner ces gestuelles au champignon droit (le gauche servant – que l'on soit gaucher ou droitier – à bouger le bras de droite à gauche et de l'avant vers l'arrière). Il est aussi possible de jouer avec la Playstation Camera, mais ce périphérique me faisant pour le moment défaut, je ne me prononcerai pas sur son efficacité en jeu.

Frappes chirurgicales

Et de toute façon, je doute que ce soit aussi fendard qu'au pad, tellement on a l'air con à essayer de choper à peu près correctement cette saloperie de perceuse qu'on vient encore de lâcher et qui est en train de perforer le poumon gauche du patient (il s'appelle Bob) en tournant sur elle-même, alors qu'on venait tout juste de faire sauter les bonnes côtes sans trop commettre de dégâts alentour ! Damn !

Car bien que totalement déjanté, Surgeon Simulator demande du skill pour sauver le pauvre Bob. Pour effectuer une transplantation cardiaque par exemple, il faudra se débarrasser de la cage thoracique (plus aisé à faire avec la perceuse qu'avec le marteau, believe you me), puis dégager les poumons qui obstruent la voie (deux, trois coups de scalpel aux bons endroits et hop, ça s'arrache tout seul, et ensuite ça se bazarde !) avant de – plus délicat – sectionner les bonnes artères pour extirper l'organe malade et le remplacer par un tocant neuf.

Doucement, doooooouuuuucement.....

Alors on se concentre veugra, car si le patient perd trop de sang, c'est le game over assuré ! Ah, si seulement on ne passait pas son temps à perdre sa montre dans les intestins de l'infortuné malade, ou à se piquer accidentellement avec la solution calmante destinée à ce dernier (solution qui a dû être conçue et brevetée le soir du concert de Woodstock, et dont les effets psychédéliques vont juste durer tout le reste de la partie !), ou encore à laisser tomber maladroitement un ou des outils qu'on ne pourra plus récupérer, puisque le rayon d'influence de la main se limite à son « plan de travail ».

Certes, on pourra reprocher à Surgeon Simulator de ne pas beaucoup varier les tâches à accomplir (une transplantation cardiaque par-ci, une du cerveau par-là...), mais les développeurs ont pallié cette limitation en variant les situations dans lesquelles il faudra jouer du bistouri, et si ce n'est déjà pas simple dans un bloc opératoire, essayez donc voir dans une ambulance lancée à toute allure (avec les instruments qui passent leur temps à sauter à la moindre bosse) ou dans l'espace, en apesanteur !

Conclusion

Surgeon Simulator : Anniversary Edition n'est pas un grand jeu, mais là n'est clairement pas le but que le studio Bossa cherchait à atteindre. Par contre, c'est une formidable rigolade foutraque comme on n'en a pas vu depuis un moment (pour peu qu'on aime l'humour Monty Python tendance gore) et un soft particulièrement exigeant si l'objectif est de viser le high-score.

Après, avec sa maniabilité très spéciale, reste à savoir – ami lectrice, ami lecteur – si tu cherches juste la bonne marrade outrancière, auquel cas tu ne passeras pas des heures dessus (mais tu seras bien content de savoir qu'il est toujours au chaud, quelque part sur ton disque dur, crois-moi), ou si c'est être en tête du leaderboard mondial qui te titille, et là, je ne sais pas si tu y arriveras, mais je peux d'ores et déjà te prévenir que ça prendra du temps... et que t'as pas fini d'en chier !

 

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