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12 nov. 2014 - Necktal Divers

The Binding of Isaac Rebirth - Mom revient, et elle n’est pas contente !

The Binding of Isaac Rebirth - Mom revient, et elle n’est pas contente !

The Binding of Isaac Rebirth, ou le remake d’un des jeux indépendants les plus marquants de ces dernières années. Mais dis donc, The Binding of Isaac est sorti il y a trois ans seulement, ce « Ribeurf » ne serait donc pas un gentil moyen de nous soutirer plus de blé sans trop se forcer la couenne ? Oui… Mais non !

The Binding of Isaac ? Quoi que qu’est-ce ?

Un enfant appelé Isaac (beh oui, pas Gérard… sinon ce serait Le Sacrifice de Gérard, et ça aurait nettement moins bien marché) vit seul avec sa mère. La maman en question n'est pas toute seule dans sa p’tite tête, et une voix divine lui annonce que son fils à une âme corrompue et qu’il doit être privé de ses jouets ! Oh puis non, autant le couper du reste du monde ! Finalement, après mûre réflexion, mieux vaudrait carrément le sacrifier !

Isaac, qui a entendu sa maman préparer le couteau de boucher et qui n'est pas un lapereau de trois semaines, se dit qu’il est temps de vérifier sous le tapis, au cas où il y ait une trappe secrète et… OH ! Une trappe secrète !


Isaac, à table !

Et c’est là que le jeu commence ! En vue de dessus, on contrôle notre Isaac dénudé avec ZQSD et on tire dans la direction qu’on veut avec les flèches directionnelles. C’est tout simple, et ça rappelle The Legend of Zelda sur NES !

On parcourt des étages avec plein de salles remplies de monstres. Au cours de notre périple, on trouve des objets qui améliorent nos statistiques, qui modifient nos larmes ou qui invoquent de petits compagnons mignons. Chaque étage contient un boss qu’il faut affronter pour continuer le périple. Pour pimenter le tout, la mort vous ramène à l’écran d’accueil d’où vous devrez tout recommencer. À chaque tentative, la disposition des salles, les monstres et les objets sont totalement aléatoires !

L’univers est… spécial, dans la lignée du célèbre Super Meat Boy, mais avec une bonne couche de références religieuses et… de caca ! Car oui, the Binding of Isaac, c’est des larmes, du sang et des excréments. Malsain au possible mais génial.

Et le Rebirth dans tout ça ?

Malgré le franc succès de Binding of Isaac, le créateur Edmund Mc Millen est resté sur sa faim : le jeu n’était pas complet et plein de détails étaient à peaufiner. Pour des raisons qui seront évoquées un peu plus bas, un simple DLC n’aurait pas fait l’affaire et c’est pourquoi il s’est lancé dans la création de Binding of Isaac Rebirth.

Fini le Flash, place au C++ !

LE gros problème de The Binding of Isaac premier du nom : il fonctionne grâce à Flash. Flash, c’est bien pratique pour faire de jolies animations sur son site web, mais lorsqu’il s’agit de créer un jeu vidéo assez complet, c’est une autre affaire.

Ceux qui ont beaucoup joué au premier Isaac en ont déjà fait l’expérience : même sur une machine de compétition, lorsqu’on titille un peu les limites du jeu en prenant plein d’objets qui ont de gros effets visuels, ça rame !

Avec cette nouvelle version en C++, le problème est réglé : on peut cracher des salves de larmes gigantesques qui tournent partout dans la salle et explosent ! Tout est fluide, c’est merveilleux !

Isaac se paye un lifting

Edmund Mc Millen a été clair là-dessus : il n’aimait pas le style tout rond et tout mignon de The Binding of Isaac. Dans la version Rebirth, l’aspect visuel du jeu fait peau neuve. On passe du tout rond au pixel apparent, avec un petit côté old school très agréable.

J’avoue préférer l’ancienne version sur ce point-là. Le côté mignon des graphismes créait un décalage énorme avec l’ambiance et l’histoire malsaine d’Isaac, ce qui était très agréable et amusant. Même si ce décalage est moins présent avec les nouveaux graphismes moins enfantins, ce n’est qu’un détail auquel on ne fait au final plus attention après quelques heures de jeu.

Pegi 18, l’ambiance qui fait peur

Au niveau de l’ambiance, la nouvelle version d’Isaac est incomparable à l’ancienne. Les graphismes sont moins enfantins et plus gores, plein de petits détails graphiques sont là pour le côté immersif, que ce soient les petits champignons, l’eau ou les énormes amas rocheux.

Mais s’il y a bien un point qui transcende l’ambiance de The Binding of Isaac Rebirth, c’est sa musique.


La musique d'un des derniers étages du jeu. TREMBLEZ MORTELS !

Écouter l'intégralité de la bande-son du jeu

Le grand Danny Baranowsky avait fait des merveilles sur Super Meat Boy et The Binding of Isaac, mais cette fois, c’est l’équipe de Ridiculon qui place la barre très haut avec des musiques moins mélodiques et beaucoup plus angoissantes.

Bah oui, courir tout nu dans des endroits inconnus et pourchassé par sa maman avec un couteau de cuisine, ça fout la trouille, alors il fallait la musique qui va avec !

À deux, c’est toujours mieux

The Binding of Isaac Rebirth, c’est aussi un mode multijoueur très bien pensé. Un deuxième joueur peut rejoindre la partie à n’importe quel moment et incarner un petit compagnon d’Isaac. Un cœur d’Isaac est transféré au second joueur et les tirs des deux joueurs sont identiques. Une manière de jouer à deux en respectant le principe de base d’Isaac : il est seul face à l’inconnu, et les seuls alliés qu’il pourra trouver sont de petits compagnons qui se contentent de le suivre. Cela implique que seul le joueur 1 peut ramasser des objets, et que c’est lui qui choisit quand changer de salle.

Un petit bémol sur ce mode multijoueur : il est accessible uniquement en local et il est impossible de jouer à deux sur le même clavier. Il faut donc trouver un vrai copain, et une manette… Pas toujours facile !


Isaac fait pipi sur les asticots avec son nouvel ami

Du nouveau contenu

Et nous y voilà ! Les graphismes et l’ambiance, c’est sympa, mais ce que les vidéos de présentation nous ont montré pendant ces derniers mois, c’est bien de nouveaux monstres et objets hallucinants !

Et encore une fois, le camarade Edmund et son équipe n’ont pas fait les choses à moitié. Une flopée de nouveaux monstres, de nouveaux boss dont le tant attendu boss caca, et 141 nouveaux objets. Oui, 141 NOUVEAUX OBJETS ! De quoi passer une bonne centaine d’heures sur le jeu avant de débloquer tout ça et de pouvoir admirer son tableau des items rempli.

Comme si ce n’était pas assez, plein de petits ajouts plus discrets ont aussi fait leur apparition : de nouveaux personnages, de nouveaux types de salle, de nouveaux éléments de décor destructibles… Je n’en dis pas plus, vous découvrirez tout ça par vous-même !


L'effet d'un des nouveaux objets... Sympa, non ?

En résumé

    

Malgré quelques appréhensions au niveau du contenu – eh oui, le jeu coûte quand même 15 €, une simple refonte visuelle avec quelques nouveaux objets aurait été décevante – on peut le dire sans risquer de se faire taper sur les doigts : The Binding of Isaac Rebirth mérite son prix et l’engouement qu’a suscité sa sortie. Il est bien plus abouti que son prédécesseur, et par conséquent meilleur.

Si vous avez aimé The Binding of Isaac, vous aimerez The Binding of Isaac Rebirth ! Satisfait ou remboursé (publicité mensongère hein, me réclamez pas de pognon) !

 

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