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19 nov. 2014 - Lumantis Divers

The Evil Within : le frisson à l'ancienne

The Evil Within : le frisson à l'ancienne

C'est avec énormement d'appréhension que j'ai posé les mains sur la galette du jeu. Étant un grand fan de survival-horror depuis les tout premiers Resident Evil et Silent Hill, je tournais vraiment en rond, notamment avec les Action Horror Shooter qu'on nous a pondus ces dernières années et auxquels je n'ai réellement jamais réussi à accrocher. Quelle fut alors ma surprise avec The Evil Within, et surtout mon soulagement, en découvrant un jeu utilisant la recette des opus ayant bercé (ou pas !...) mon adolescence !

Shinji Mika-keuwaa ?!

Commençons par le commencement, le jeu a été développé par Tango Gameworks (c'est leur tout premier jeu, oui oui !) et édité par Bethesda dont on connaît déjà certains titres phares tels que Fallout, Wolfenstein ou encore la saga The Elder Scrolls !

The Evil Within, c'est aussi le tout nouveau bébé de Shinji Mikami. Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore le personnage, ce n'est personne d'autre que le papa de Resident Evil, Devil May Cry 4 ou encore Dino Crisis ! Bref, c'est un monsieur qui a déjà un sacré historique dans le genre survival-horror !

Une entrée en la matière plutôt malsaine mais bienvenue

Vous incarnez dans ce jeu un inspecteur, Sebastian Castellanos, lors de l'une de ses enquêtes. Il arrive avec ses coéquipiers dans un hôpital psychiatrique sur la scène d'un carnage plutôt sinistre. Après avoir assisté, impuissant, à la mort des autres officiers, vous êtes assommé, puis vous vous réveillez dans un endroit macabre et malsain dans lequel rôdent des créatures tirées de vos pires cauchemars. Vous devrez ainsi survivre en traversant un certain nombre d'épreuves, traduites sous forme de puzzles plus ou moins compliqués, et vous échapper tout en perçant le mystère des lieux que vous parcourez.

Si l'intrigue du jeu a l'air plutôt classique et rappellerait même d'une certaine façon Resident Evil (l'arrivée dans un lieu hanté parsemé de cadavres) ou encore Outlast (pour le côté hôpital psychiatrique et psychotique), The Evil Within se démarque à travers son ambiance très particulière. Tout au long du jeu, vous serez amenés à vous infiltrer tout en évitant au maximum le combat de front, les monstres se montrant très résistants et puissants et les munitions des différentes armes à feu étant très rares (et dont vous pouvez porter un nombre limité). Vous devrez donc souvent vous servir de votre tête, d'armes blanches, mais surtout de vos jambes pour vous tirer de situations compliquées ! Entre désarmements de pièges et résolutions d'énigmes, vous devrez avancer tout en découvrant une histoire qui monte peu à peu en puissance, mais surtout en intérêt et en mystère...

Ça va faire tout noir !... Maggle ? :D

Visuellement, l'environnement est très varié ! Contrairement à ce que l'on pourrait penser, on a l'occasion de se balader dans plein de décors différents. On note que la direction artistique a voulu donner une vraie identité au jeu, en sortant du cliché survival-horror où tous les décors se ressemblent. Les bandes noires affichées en haut et en bas de l'écran donnent au jeu un aspect Horror Movie très appréciable qui, d'une certaine façon, renforce l'immersion. Petit bémol à signaler, la caméra peut-être trop proche du personnage. M'enfin comme on dit, tout est question d'habitude... Seul regret dans cet Evil Within, le framerate reste bloqué à 30 ips... Les gars, sérieux ! On est en 2014, on a de bonnes machines ! Pourquoi ?! Surtout que techniquement et graphiquement, c'est beau, mais c'est pas non plus révolutionnaire !

Le gameplay, de son côté, reste très classique : The Evil Within est un Third Person Shooter (TPS) avec un système de visée sur un seul bouton grâce auquel le héros peut se déplacer accroupi, contourner les ennemis ou les exécuter furtivement. Il peut aussi courir, mais ce serait à ses risques et périls : le bruit que vous engendrez impacte de manière significative l'attitude des monstres traînassant autour de vous. Le système de couverture est aussi un atout non négligeable, car il vous permettra de vous cacher et d'éviter pas mal de situations fortuites ! Finalement, malgré quelques lenteurs, le gameplay est agréable et se rapproche même très fortement de son frère aîné Resident Evil, y compris les problèmes de caméra qui peuvent parfois se montrer extrêmement frustrants !

Niveau durée de vie, elle est plus qu'appréciable : comptez une bonne quinzaine d'heures pour terminer la bête en mode normal, et plutôt une vingtaine pour la dompter dans le mode de difficulté la plus ardue. À noter qu'il existe aussi un New Game +.

Une ambiance glauque et lourde comme on aime...

L'une des caractéristiques les plus importantes en mon sens dans un survival-horror est l'ambiance, et cela passe par plusieurs points clés. Tout d'abord, la musique et tout ce qui concerne les effets sonores du jeu, et là mes amis, je n'ai pas été déçu. Masafumi Takada, que l'on connaît déjà pour sa participation à de gros projets tels que Vanquish ou la saga Super Smash Bros., s'est littéralement lâché sur ce titre. C'est glauque, c'est pesant, et à mon sens, l'ambiance qu'il pose avec ses compositions participe à 50 % dans le plaisir que procure le jeu.

Bémol néanmoins pour les textes, qui au final ne sont pas de la toute meilleure des qualités ! Il n'est pas non plus possible de passer le jeu en version originale, mais à la limite, ce n'est pas trop grave, la VF étant de bonne qualité et les doublages bien réalisés.

Une bonne pioche

Ce nouvel opus de Shinji Mikami est donc une excellente surprise (quoique, avec lui, on n'en attendait pas moins !). Même s'il n'est pas à la pointe techniquement, on a une ambiance excellente, autant visuellement qu'au niveau du son. The Evil Within s'avère donc être un bon compromis entre les anciens survival-horror et les actuels ! Je ne peux que vous le conseiller, sauf si vous avez des problèmes cardiaques ! :D

 

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