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11 mars 2016 - Mandark Divers

Un éditeur dans la lumière

Un éditeur dans la lumière

Savais-tu, amie lectrice, ami lecteur, que Focus-Home Interactive est le deuxième éditeur français ? Oui, oui, juste derrière monsieur Ubisoft. Et pourtant, c'est une compagnie relativement discrète si l'on y pense. Tiens, si je te demande, là maintenant, de me parler d'un de leur titres emblématiques, tu penses à quoi ? Farming Simulator, certes, mais encore.. ? Ah, tu sèches, pas vrai ? Mais ce n'est pas moi qui vais te jeter la pierre, non. Parce que... eh bien comme je l'ai dit plus haut, jusqu'ici Focus-Home était plutôt discret sur sa com'. Mais ça c'était avant !

Ça se passait il y a un peu plus de deux semaines. Nous étions conviés par l'éditeur-distributeur à une présentation de son lineup à venir, et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il s'est donné les moyens de ses ambitions ! Il n'a en effet pas fallu moins qu'une véritable journée marathon, organisée avec un planning quasi militaire, pour découvrir pas moins d'une douzaine de jeux qui nous ont pas mal impressionnés, l'ami Shoam et moi-même. Fô dire qu'il y avait du bô studio présent sur place ! (Détail important, toutes les démos qui nous étaient présentées étaient hands-off et les jeux affiliés toujours en développement).

Cyanide plaçait la barre très haut dès le début du tour, avec un Styx : The Shards of Darkness réellement somptueux et diablement prometteur en termes de possibilités d'infiltration, et Call of Chtulhu, dont le développement commence à peine, qui se veut l'héritier de l'esprit du célèbre jeu de rôle, et de l’œuvre de Howard Phillips Lovecraft bien entendu. À ce stade on dira juste que la courte séquence de gameplay ainsi que les divers artworks qui nous ont été présentés laissent augurer du meilleur, surtout pour un jeu où il faudra craindre pour sa santé mentale.

Mais pas le temps de s'extasier trop longtemps, nous voilà au pas de course fonçant à la découverte de Space Run Galaxy, suite de Space Run, et toujours un tower-defense en mouvement, puisqu'il s'agit à nouveau d'armer «  à la seconde » un vaisseau lancé dans l'espace intersidéral en fonction des aléas spatiaux et autres pirates du cosmos qui voudraient s'en prendre à votre cargaison, sauf que cette fois, ce sera bien plus vaste. Ça s'annonce fun et speed et Passtech Games a toutes les cartes en main pour faire un nouveau carton-plein.

Changement radical d'atmosphère avec Shiness : The Lightning Kingdom (heureusement, pas à courir sur ce coup-là, le stand du studio Enigami se trouve dans la même pièce). Se réclamant fièrement et fortement de la grande époque du J-RPG, la joyeuse bande menée par Samir Rebib – le creative director de le game – paye son hommage à une certaine idée du jeu de rôle, fun et colorée avant tout, mais qui n'en oublie pas de garder le joueur au taquet via un système de combat à mi-chemin entre le A-RPG et le jeu de tape. Une présentation qui nous a franchement emballé, tant par le soin apporté à la réalisation du soft que par l'enthousiasme de sa jeune équipe de développement, et un jeu qu'on attend au tournant.

 

Les choses étaient décidément bien faites, puisque le focus suivant se trouvait également dans la même pièce (pas si grande en plus, on a juste eu à tourner nos fesses et ce qui va avec). Seasons After Fall – que l'on pourrait traduire par « les saisons après l'automne », tabarnac – en mettait lui plein les yeux grâce à sa direction artistique de folie... mais a laissé votre serviteur un peu sur sa faim côté gameplay. Non que celui-ci ait l'air bof, mais la section du jeu qui nous était présentée semblait très avancée dans l'histoire, avec un personnage au max de ses possibilités, et qui faisait donc fi de la courbe d'apprentissage qui permettra d'accepter, ou pas, la logique particulière des mécanismes de Seasons. En résulte donc – et c'est tant mieux pour le studio Swing Swing Submarine – une vraie curiosité de prendre leur bébé en main depuis le début. Et pis encore une fois, qu'est-ce qu'il est bô !

Le suivant sur la liste : Farming Simulator 17 (non, il n'y a pas 17 itérations, c'est juste que la numérotation suit une logique « à l'année », façon Fifa du sillon) sur lequel je ne m'épandrai... euh m'étendrai pas ici non pas parce que le titre prête à rire (enfin si un peu quand même) mais parce que si tu viens sur O'Gaming, amie lectrice, ami lecteur, je doute que ce soit pour entendre causer de veaux, vaches, cochons, couvées et semailles. Je dirais juste que j'ai été séduit par le sérieux et la bonne humeur des développeurs de Giants Software, qui quoi qu'on en pense ne prennent pas leurs quatre millions et quelques de fan pour des vaches à lait, et qu'à ce stade, Farming Simulator est carrément à la conduite de tracteurs ce que Gran Turismo et Forza sont à la simu de pilotage automobile (true story!).

Bon, le temps de croûter quelques amuse-bouches et de faire descendre tout ça avec un petit rouge pas piqué des hannetons, et c'est reparti avec, un café à la main, la présentation de Battlefleet Gothic : Armada, de Tindalos Interactive. Adaptation du célèbre jeu de plateau de Games Workshop, il s'agit d'un RTS ambitieux et clinquant avec une gestion plutôt très poussée des vaisseaux composant son armada (d'où le titre, habile !) et des possibilités tactiques qui semblent bien fouillées.

Mais je ne peux pas vraiment en dire plus sur le sujet car nous voilà déjà sur le stand de The Surge... la première démo de la journée dont je ne sais honnêtement pas trop quoi penser. Le jeu du studio Deck 13 est un titre orienté action-bourre-pif dont l'histoire prend place dans un futur – forcément – sombre, et on y fight à grands coups d'exosquelettes, mais son développement n'est pour l'instant pas suffisamment avancé pour vraiment juger de ses qualités et défauts, et il ne m'a pas parlé plus que ça en l'état, peut-être parce qu'il semble assez classique pour le moment. Affaire à suivre donc.

Je réalise soudain que j'avais oublié mon café, et bien sûr maintenant il est froid, mais peu importe car voici venue l'heure de rejoindre le stand du studio Spiders, où nous attend une Jehanne Rousseau plus qu'enthousiaste à nous parler de son dernier projet,The Technomancer, un RPG de science-fiction qui prend place sur Mars et dont le personnage principal est un mage-soldat doté de pouvoirs électriques assez badass (qui en plus sont boosté par des implants cybernétiques, donc deux fois plus badass). Quatre arbres de compétences permettent de développer à sa guise trois styles de combat différents, du craft offensif et défensif, mais aussi une ligne narrative élaborée reposant sur un système de conversation dynamique avec les autres personnages du jeu – et donc susceptible de changer le déroulement du scénario, bien chiadé soit dit en passant – ainsi qu'une direction artistique franchement inspirée a définitivement posé The Technomancer dans le Top 3 de notre To Do List, comme c'est également le cas pour...

... Vampyr, du studio Dontnod (Life is Strange, gurlz and boyz!), qui lui aussi nous a bien botté les fesses niveau D.A et ambitions haut-placées. Dans cet Action-RPG dont la toile de fond est un Londres du début du XXe siècle ravagé par une plutôt sérieuse épidémie de grippe espagnole, on incarnera un vampire (what else ?) à qui il reste cependant suffisamment d'humanité pour chercher à savoir comment éviter de basculer définitivement du côté obscur. Beau, sombre et s'annonçant comme bien violent, Vampyr emporte immédiatement l'adhésion grâce à une atmosphère du tonnerre qui laisse présager d'un titre bien immersif comme on les aime, et promis, on vous en reparle très vite.

La journée se termine mais il nous reste quelques forces que nous jetons sur Space Hulk : Deathwing, des p'tits gars de chez Streum On (comme ça se prononce, folks), là encore un titre visuellement très impressionnant. Dans ce FPS, lui aussi inspiré du jeu de plateau de la licence Warhammer 40 000, on incarne bien entendu un space-marine, pris au piège avec d'autres space-marines dans un Hulk, ces immenses croiseurs spatiaux, et aux prises avec des Genestealers assez mal intentionnés. Outre être très beau, Deathwing semble assez bien restituer l'impression de se trouver dans une armure de space-marine : c'est lourd à bouger, mais p*****, ça donne tout de même une sacrée impression de puissance !

Voilà, amie lectrice, ami lecteur, c'est tout pour le moment, et c'est déjà pas mal. Garde en tête que ce n'était qu'une première approche de ce que Focus-Home nous réserve pour les deux années à venir et que nous développerons dès que faire se peut nos insights sur tous ces games qui s'annoncent good, car une chose est sûre : ils sont tous fait par des passionnés.

 

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1 commentaire

HugoSoulier
HugoSoulier - 11/03/2016 18h50

Je ne comprendrais jamais l'engouement derriere Farming Simulator mais je respecte.
Pour le reste ça à l'air de la bonne :)

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