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16 juin 2017 - Nepou StarCraft 2

WCS : SC2 prend ses quartiers d'été

WCS : SC2 prend ses quartiers d'été

Alors que l'été approche, la scène foreigner prend les chemins de la Suède pour Jönköping, où se déroule la deuxième saison des WCS. La rédaction revient sur les favoris de la compétition.

Cette saison, point de surprise, comme lors de l'étape d'Austin, la compétition se fait sur le modèle hybride entre WCS et DreamHack. C'est-à-dire une compétition avec trois phases de poules puis un arbre final à simple élimination. L'apport des WCS réside dans le fait que 16 des 32 joueurs de la troisième phase de poules sont issus des qualifications régionales, les WCS Challenger. À la clé, encore une fois, de nombreux points WCS, de l'argent et de la gloire ainsi que, pour le vainqueur, une place garantie à la BlizzCon. Inutile de préciser que le tournoi est donc particulièrement couru des joueurs professionnels, qu'ils soient parvenus à se qualifier en ligne, dans leurs régions, ou qu'ils viennent subir les affres des phases de poules ouvertes. À l'heure où ces lignes sont écrites (jeudi 15 juin au soir), les groupes de la compétition ne sont pas encore connus. L'auteur vous présentera donc, en toute subjectivité, un palmarès des joueurs qu'il pense voir réussir ou échouer lors de ce tournoi. Cette classification est totalement subjective et assumée, les détesteurs détesteront

 


Une sympathique carte postale (source : @StarCraft_FR)

 

Les Zergs favoris

Dès le début de l'article, douchons joyeusement les espoirs et l'innocence de nos amis Terran. Au vu de leur nombre et de leur qualité, aucun joueur du Dominion ne devrait remporter la compétition. Ils serviront, au mieux, de faire-valoir à leurs adversaires Zerg et Protoss. Ces derniers ne sont pas non plus les mieux représentés. Avec un seul joueur parmi les seize qualifiés, la compétition ne débute pas sous les meilleurs augures pour les fidèle du Khala. Pour autant, il ne faudrait pas les sous-estimer. Leur qualifié, bien qu'unique, n'est autre que Neeb. Ayant prouvé à moult reprises sa capacité à casser des bouches, le jeune Américain peut espérer remporter cette saison de WCS. Pour faire bonne mesure on lui adjoindra ShoWTimE. Si la saison de l'Allemand est moins impressionnante que la précédente, il faut bien le reconnaître, il reste le meilleur représentant de sa race en Europe et devrait au moins atteindre l'arbre final. À défaut, il sera toujours possible d'aller se plaindre auprès de Blizzard.

Les Zergs sont incontestablement les favoris de cette compétition. Ils représentent, en effet, les deux tiers des qualifiés par les WCS Challenger. Pour autant, gagner un tournoi demande indéniablement du skill et tous n'en ont pas dans les même proportions. On retiendra donc quatre joueurs dont on peut penser de manière réaliste qu'ils peuvent dominer la compétition. Tout d'abord, le dernier samouraï Coréen, TRUE. L'année dernière, en une seule saison, il a remporté un titre. Il ne serait donc pas choquant de le voir récidiver. Le trio restant est européen. Ce sont, ensuite, les deux Zergs qui se disputent, depuis l'année dernière, la couronne européenne. Les polonais Elazer et Nerchio sont réguliers au plus haut niveau, la BlizzCon par exemple, et leurs duels sont de grands moments de ZvZ. Mais, un troisième Zergling s'est joint à la danse : Serral vient de remporter coup sur coup, les WCS Challenger Europe saison 2 et 3 et sa montée en puissance pourrait lui valoir un ticket pour la BlizzCon. Il n'a cependant jamais réalisé de grande performance dans un tournoi majeur. Le compter parmi les favoris est donc un pari raisonnable.

 


Le jeune finlandais pourrait transformer l'essai en se qualifiant pour la BlizzCon.

 

Les Underdogs

Autant le dire tout de suite, ces joueurs sont bons. Mais être bon, ça ne suffit pas pour s'imposer. Il faut être le meilleur et, dans l'absolu, eux ne le sont pas. Pour autant, un alignement des planètes favorable associé à une inspiration soudaine pourrait les propulser vers la victoire. Il est raisonnable d'espérer les voir dans l'arbre final. L'inverse serait décevant.

Pour changer, nous allons commencer par les Zergs. Pourquoi ? parce que si parler des habitués que sont Snute, Scarlett et Bly n'est pas très intéressant, je voulais vous présenter Sen. Vous ne connaissez peut-être pas le Taïwanais, mais c'est un joueur qui, à une époque où les Coréens semblaient invincibles, les battait en hors-ligne. C'est en 2014, lors du Taiwan Open qu'il devient le premier foreigner à remporter un tournoi majeur sur Heart of the Swarm. La dernière victoire d'un non-coréen lors d'un tournoi majeur était la HomeStory Cup #6, en décembre 2012. Autant dire que ce titre, associé à d'autres bonnes performances en hors-ligne, en a fait un des meilleurs joueurs de sa région. Cependant, ayant perdu sa motivation sur Legacy of the Void, et devancé par Has dans un certain nombre de qualifications WCS, il a annoncé son départ à la retraite en mai 2016. Mais, l'appel du Swarm est le plus fort, et Sen est de retour. Et c'est avec joie qu'on le retrouve, Sen le papy. Ce joueur de 29 ans est l'un des anciens de la scène professionnelle. Alors que les petites jeunots comme Neeb étaient encore dans les jupes de leurs mères, Sen était déjà dans l'esport. Sa carrière commence en 2004 sur Broodwar, où il occupe pendant six ans la place de meilleur taïwanais avant de passer sur le second opus. Le retour de Sen est une bonne nouvelle pour StarCraft 2 et le vouloir vainqueur est autant inspiré par son immense expérience que pour la place toute particulière qu'il occupe dans le cœur de votre serviteur.

Les Terrans comptent cette fois-ci nombre d'Underdogs. Les européens uThermal et HeRoMaRinE peuvent réaliser quelques belles parties et devraient raviver la flamme d'espoir qui brûle faiblement dans vos petits cœurs de VCS sensibles. Ils sont rejoints par MajOr : le mexicain est l'un des plus solides représentants de sa race et il est bien trop sous-estimé. S'il ne devrait pas remporter la compétition, on peut néanmoins espérer le voir dans l'arbre final, voire même dans le dernier carré.

Enfin, les Protoss, sont les plus mal lotis de cette catégorie. Si MaNa et Harstem peuvent être considérés comme des Underdogs, il faudrait un sacré miracle pour les voir arriver au sommet. Niveau insuffisant ou balance défavorable, chacun se fera son avis. Toujours est-il qu'un titre semble bien incertain pour deux des piliers de la scène européenne.

 


Revoir Sen jouer c'est un peu comme une madeleine de Proust : ça a une saveur particulière, celle d'un passé idéalisé.

 

Les français dans la souffrance

Vous l'aurez compris, s'ils ne sont dans aucune des deux catégories précédentes, c'est bien parce qu'ils n'ont aucune chance de victoire. Si DnS, PtitDrogo et ShaDoWn sont des joueurs sympathiques et chers à notre cœur, le réalisme nous force à dire que les voir apparaître dans l'arbre final serait déjà une très belle performance de leur part. Souffrant de la mauvaise forme de la race Protoss et du niveau particulièrement relevé de la scène européenne, les trois Français n'ont pas impressionné cette saison. L'espoir est toutefois permis car, suivant le mot de Napoléon, « impossible n'est pas français». Espérer et vibrer pour eux, c'est tout ce que nous pourrons faire ce week-end. Mais, la France ce n'est pas que la protosserie ! Stephano a également fait le déplacement jusqu'en Suède. Toujours en semi-retraite, la légende de la baguette n'est pas à sous-estimer. Il pourrait bien se glisser dans l'arbre final.

Retrouvez toute l'équipe O'Gaming TV samedi dès 13 heures pour soutenir les représentants de la Baguette. N'hésitez pas à troller et critiquer cette sélection partiale et imparfaite dans les commentaires, sur Twitter ou même sur le Discord officiel d'O'Gaming TV. Mais ne soyez pas méchant, car comme le dit si bien Jean Rochefort : « Pschit pschit les rageux ».

 

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