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11 août 2016 - Perco StarCraft 2

WCS summer Montréal : Gnoutus et caribous

WCS summer Montréal : Gnoutus et caribous

Câlisse ! La dernière grosse étape avant la Blizzcon arrive dans la belle province du 12 au 14 août. Le circuit WCS 2016 se termine en apothéose et nos petits français ont une carte à jouer.

Pour la première fois, le circuit mondial WCS passe par le Québec. C’est Montréal la belle qui accueillera les meilleurs joueurs du moment. 150 000 dollars et 11 000 points WCS à se partager. Rien que pour le vainqueur, ce sera un gros chèque de 35 000 dollars et 3 000 points.

1+1 = 3 et ça c’est beau

Pour ceux qui ne suivraient pas la scène avec attention, faisons un bref rappel du système global. Le monde de StarCraft est aujourd’hui scindé en deux, d’un côté le circuit coréen, de l’autre le reste du monde. L’ensemble des tournois majeurs de l’année n’a donc pour objectif que de déterminer les huit meilleurs coréens et les huit meilleurs « foreigners » afin que tout le monde puisse joyeusement se taper dessus en fin d’année à la grand-messe de Blizzard, la Blizzcon d’Anaheim. Une victoire dans l’un des tournois dit « Premier » offre une place garantie à quatre coréens et trois non-coréens, le reste des tickets d’entrée se faisant aux points.

Pour le circuit hors-Corée, les WCS ont donc déjà sacré un qualifié d’hiver (Polt à Katowice) et un autre de printemps (ShoWTimE à Tours), reste à déterminer celui d’été et à grappiller des points WCS pour les autres.
 


Facile quand on a la formule.

 

C’est donc un peu une atmosphère de « dernière chance » qui entoure cette dernière étape WCS qui se déroulera à Montréal, dans le cadre de la DreamHack Open, du 12 au 14 août. 32 joueurs pour une seule place garantie à la Blizzcon, 32 bûcherons pour un seul tronc d’arbre. Huit d’entre eux se sont qualifiés via des tournois qualificatifs régionaux, quatorze via les tournois par serveur, deux via des tournois qualificatifs nationaux et huit sont invités en vertu de leurs points WCS actuels.

Non ce n’est pas simple. Quand on vous dit que StarCraft est un jeu de l’esprit.

Mais alors, qui vise quoi en allant dans la belle province ?

Ma cabane au Canada

Sortons quelques noms du chapeau, hors joueurs français. Hommes en forme, compétiteurs éternels, les profils divergent. Il sont favoris ou outsider, mais tous ont la capacité d’aller au bout de l’arbre et de soulever le trophée.

ShoWTimE


©Turtle Entertainment

Le joueur allemand de Millénium enchaîne les bons résultats depuis plusieurs mois. Quart de finale aux DreamHack Open de Leipzig et Valence, demi-finale au IEM de Shanghai et, surtout, une victoire en WCS sur l’étape de printemps. Déjà assuré de participer à la Blizzcon, il ne joue que pour l’argent et assurer sa domination sur le classement aux points. Au fond, s'il veut éviter de rencontrer en fin d’année un coréen trop bien classé, il faut assurer.

viOLet


Photo de R1CH

Attention au zerg de la team EnVyUs. Mine de rien, le Coréen installé à Atlanta (ce qui lui permet de jouer dans cette partie du monde) n’est jamais gagnant mais toujours placé. Quart-de-finaliste à Tours et demi-finaliste à Shanghai, le « chirurgien Zerg » a une épée de Damoclès au dessus de la tête : il est 7e au classement aux points. Il lui faut une victoire ou, au moins, un gros gain de points WCS pour espérer décrocher une place pour Anaheim. Un Coréen motivé est un Coréen dangereux.

MaSa


 

Discret, le canadien n’en est pas moins performant et son CV commence à faire peur : top 4 à la DreamHack Open d’Austin et aux WCS de Tours, quart de finale à la HSC XIII et aux IEM de Shanghai. À l'exception d’une grosse contre-performance en phase de groupe de la DreamHack Open de Valence, le joueur de la team eLevate semble en pleine confiance. Un petit bémol toutefois, car il dispose d’un gri-gri magique qui lui a jusque là assuré des arbres de tournoi assez abordables.

Snute


 © Helena Kristiansson / esportphoto

On ne présente plus le Norvégien, qui traîne un palmarès gros comme un caribou. À ceux qui le voyaient sur la pente descendante, Snute à répondu par une année 2016 en fanfare : finaliste malheureux face à Polt à Tours, finaliste des « Gold Series International » ; demi-finaliste aux DreamHack Open d’Austin et de Valence ainsi qu’à la HSC XIII ; vainqueur de la toute récente « NEO Star League 2016 International ». Sa défaite en RO16 aux IEM Shanghai est trompeuse, le nordique s’inclinant face à uThermal, futur grand vainqueur. Notons qu’en NEO star League, Snute a d’ailleurs pris sa revanche, de justesse, contre le batave. Bref, hormis une surprenante défaite face à Guru en RO32 des WCS de Tours, Snute est toujours là et bien là. Un très gros client.

Hydra


© Helena Kristiansson / Tutle Entertainment

De tous les joueurs présents, c’est le seul à avoir goûté, l’an dernier, à un quart de finale de Blizzcon, ce qui donne une petite idée du niveau du monsieur. Régulièrement dans le top 10 de tous les gros évènements de l’année, le Coréen a une nouvelle némésis : Neeb. Si Hydra l’a battu en finale de la DreamHack Open d’Austin, l’Américain l’a sorti des WCS de Tours, de la DreamHack Open de Valence ET des IEM de Shanghai ! Cette fois, ils ne sont pas dans la même partie de l’arbre. Ouf.

Has


©TeSL

Bon, soyons sérieux, nous ne croyons pas vraiment aux chances du Taïwanais mais il nous fallait l’inclure ici pour services rendus à la grande cause du rire. Le cheeser fou est là, il est capable de toutes les fourberies et n’importe qui peut chuter face à lui. Has ne gagnera vraisemblablement pas le tournoi mais il pourrait bien être le fossoyeur des espoirs d’un ou plusieurs favoris. On rêve de revoir son build canon rush into mass oracles. Et puis imaginez, un miracle, une victoire… Has face aux Coréens de la Blizzcon.

Polt


©Helena Kristiansson / Tutle Entertainment

Déjà qualifié pour la Blizzcon (vainqueur des WCS Katowice et second au points), le plus français des Coréens est un monstre, une légende. C’est simple, Polt peut TOUJOURS gagner, avec ou sans entraînement, dans les bons ou les mauvais jours, en pleine forme ou fatigué. Il fait face à un Français pour commencer son tournoi, on espère donc que les dieux de StarCraft ne lui soient pas trop favorables.

Nerchio


Photo par itsjustatank

C’est LE monstre zerg de cette année. Peut être bien le meilleur « foreigner » 2016, en tout cas l’un des plus régulier depuis LOTV : demi-finaliste des WCS Katowice et de la HSC XIII, finaliste des WCS de Tours, quart-de-finaliste des IEM Shanghai, vainqueur de la DreamHack Open de Valence. Nerchio vient pour gagner et il en a largement les moyens. Même s'il sera vraisemblablement qualifié aux points WCS pour la Blizzcon, le Polonais voudra sans doute assurer sa place et envoyer un message en remportant ces WCS Montréal.

Harstem


©Helena Kristiansson / Tutle Entertainment

Souvent irrégulier, le Hollandais sait gagner des tournois. Cette année, il en a mis deux dans sa poche : les « Gold Series International » et la HSC XIII. Pourquoi pas une surprise au Québec ? Après tout, c’est l’année d’Harstem.

Scarlett


©Helena Kristiansson / Tutle Entertainment

La joueuse zerg est toujours là, indéboulonnable. On la dit moins intéresséé par le jeu, elle répond par le talent. Scarlett ne s’aligne pas sur tous les tournois mais lorsqu’elle le fait, elle n’est pas là pour faire de la figuration. Depuis janvier, elle termine rarement dans le top 4, à l'exception de sa finale de XSC XIII mais son jeu garde la flamboyance d’antan. Une grosse côte, certes, mais pas inimaginable.

Neeb


©Adela Sznajder / DreamHack

Attention, pépite. Le joueur américain impressionne et son nom commence à faire sérieusement trembler tous ses adversaires, sans exception. Le jeune Protoss progresse à chaque sortie. Finaliste de la DreamHack Open d’Austin et quart-de-finaliste de celle de Valence, Neeb n’a jamais dépassé les quarts en WCS mais, tout auréolé de sa place de finaliste aux IEM Shanghai, il peut compter sur son jeu, solide, pour faire mieux.

uThermal


©Helena Kristiansson / Tutle Entertainment

C’est de très loin la meilleure année de la carrière du Terran hollandais. Souvent laissé aux portes des top 8, il a peut-être bien passé un cap en remportant les IEM Shanghai. En tout cas, être le vainqueur le plus récent d’un tournoi majeur peut lui donner la confiance dont il a sans doute manqué jusque-là.

Les cousins français

Trois Français, trois espoirs, trois questions.

MarineLorD


©Helena Kristiansson / Tutle Entertainment

 

Ses chances :
Bonnes. MarineLorD est bourré de talent. Même après avoir été sanctionné par Blizzard, il a su revenir et offrir des prestations parfois impressionnantes (un bon run à la HSC XIII et une finale à la DreamHack Open de Valence). S'il est à son meilleur niveau, le Terran de Millénium est capable d’« outmicro » quasiment tout le panel de joueurs de la compétition.

Son premier adversaire :
Cham. Attention au Zerg mexicain, plus costaud qu’il n’en a l’air et qui avait réussi à se glisser en quart de finale des WCS de Tours. Un adversaire toutefois largement à la portée de MarineLorD.

Sa faiblesse :
La motivation. Quand il veut, MarineLorD peut soulever des montagnes, quand il ne veut pas… c’est plus compliqué. Plutôt dans un momentum que dans une phase de doute depuis quelques semaines, on y croit !

PtitDrogo


©Timo Verdeil

Ses chances :
Bonnes. Le Protoss français n’a plus gagné de gros tournoi depuis la DreamHack Open de Leipzig, en janvier, mais il conserve un gros niveau de jeu. Quand il arrive à se mettre dans le bon état d’esprit, sa lecture de jeu peut être monstrueuse et sa réponse dévastatrice.

Son premier adversaire :
Bunny. Le Terran norvégien de chez Team Liquid est bon mais il ne semble pas arriver à performer autant qu’il le pourrait. Un adversaire solide mais battable. Si PtitDrogo est attentif aux drops mortels, cela devrait bien se passer.

Sa faiblesse :
Le tilt. Si PtitDrogo perd une ou deux cartes sur de petites saloperies, danger ! Le Français manque parfois de mental et abandonne la victoire à un adversaire moins fort que lui. Pour notre Protoss, c’est dans la tête que cela se passe, pas dans les doigts.

ShaDoWn


©Team Nuit Blanche

Ses chances :
Limitées. Le jeune Protoss de la team Nuit Blanche est en pleine explosion, c’est vrai. Il est devenu un véritable client des Underdogs. Oui mais voilà, il a un opposant et pas n’importe lequel.

Son premier adversaire :
Polt. Ouch, une montagne d’entrée de jeu. Le Terran aime manger les jeunes Protoss au petit déjeuner. Sur le papier, tout est pour lui. Si ShaDoWn crée l’exploit, il s’ouvre un arbre abordable.

Sa faiblesse :
L'inexpérience. Les HFLan et les WCS, ce n’est pas tout à fait le même monde. Arrivera t-il à oublier la pression, à jouer son jeu ? Ce tournoi pourrait le révéler ; au pire, ce sera une expérience très formatrice..

 

Trois journées de compétition passionnantes, incertaines et déterminantes pour la Blizzcon.
Pas moins de 30 BO5 et une finale en BO7 !

Tout cela en direct le vendredi 12 et le samedi 13 août à 17h, ainsi que dimanche 14 août à 18h sur notre chaîne StarCraft.

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