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22 oct. 2014 - Zaboutine League of Legends

White, comme une évidence

White, comme une évidence

S’il est incontestable que l’eSport est jeune, il est encore plus difficile de mettre en doute qu’il n’existe nul mot autre que « fulgurante » pour décrire son ascension. Tout commença au cyber du coin, avec les copains et les moins copains, et ce n’est qu’après des années de gymnases et autres compétitions online que l’eSport moderne vit le jour. Et dans cette nouvelle ère, ce fut définitivement League of Legends qui s’imposa comme le maître étalon du spectacle, notamment avec l’annuel World Championship Series, qui rédéfinit, année après année, les standards du show eSportif. L'année 2014 n'a bien évidemment pas dérogé à la règle, avec un show incroyable dont l'apogée fut la victoire triomphale des Samsung White…

La soirée eSport de l'année et bien plus...

Le show avait commencé en crescendo : interviews en tous genres, prise de température de la salle et compte à rebours de rigueur. Nous étions bien évidemment dans les studios de bon matin prêts à commenter, analyser et surtout savourer le show qui allait se dérouler là-bas, si loin géographiquement mais à quelques millisecondes de ping de nos écrans. Et finalement le compte à rebours prit fin, le stade qui fut il y a 12 ans déjà le théâtre d’un mondial de football fit mine d’accueillir le temps d’un quart d’heure une fanfare digne d’une cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques : tambours et chorégraphies en tous genres accompagnaient le thème officiel du jeu qui nous berce maintenant depuis bien des années, pour finalement laisser place au groupe des Imagine Dragons, faisant un show très « Super Bowlien » même s’il fut un peu court et peu ajusté techniquement. Finalement, l’homme providentiel de la scène eSportive en Corée, caster parmi les casters, montra qu’un larynx peut suffire à faire monter la hype face à des centaines de web-spectateurs frissonnants. Présentation des joueurs un par un, petites salutations de rigueur et nous étions déjà en train de scruter l’écran du studio montrant la fenêtre des picks et bans.

Le casting de rêve

Bien évidemment, ce seul show n’aurait pas été suffisant pour satisfaire les spectateurs et la foule en délire. Du jeu, monsieur ! Et nous avions de quoi satisfaire notre faim de spectacle ! Par exemple, Uzi, joueur qui avant même de fouler l’entrée du stade, avait déjà gravé de son nom l’histoire du jeu, seul joueur au monde ayant participé à deux finales de Worlds consécutives ! Mais s’il avait été le seul pôle d’attraction de la partie, la hype n'aurait pu atteindre un tel niveau. Avec Mata, annoncé meilleur joueur du monde, à la vision de jeu ultime, le retour de l’enfant prodigue, Insec, revenu pour prendre sa revanche, ou encore Pawn le Faker-killer, le casting était tout simplement parfait. Et lorsque la partie se lança, nous priâmes pour que le spectacle soit au rendez-vous du show.

Pour un niveau de jeu inégalé

Et le skill fut. Une première game cinglante, où les White laminèrent leurs opposants avec une facilité qui frisa la leçon, suivie d’une seconde game de maître afin de mettre les points sur les i. SHRC ne lâcha rien, si ce n’est quelques erreurs ci et là qui leur coutèrent des dizaines de milliers de pièces d’or. Et lorsque tout le monde fut persuadé que le score n’irait nulle part ailleurs que dans une game de plus en faveur des Coréens dans un 3-0 de l’humiliation, l’écurie chinoise montra que la fierté de cinq frères d’armes peut renverser les plus grands titans. Démontrant l’impact de l’agressivité chinoise, ils se sont imposés en montrant un jeu des plus léchés. Et ce fut le moment de découvrir le monstre naissant, au mental de fer et à la main mise sur la meta de la saison 4 à jamais : White ne fit aucun détail sur la game 4, et ce n’est ni le Panthéon d'Insec, ni les ganks, ni les wards qui les mirent en doute. La victoire, rien d’autre.

Cette game ne fut rien d’autre qu’une partie, comme un scrim de plus, comme n’importe quelle journée à travailler d’arrache-pied pour devenir numéro un, comme un autre dizaine de milliers d’heures à jouer avec toujours le même but mais, cette fois-ci, le salut. La victoire s’offrit à eux, le titre de MVP revint à Mata, et dans la grande histoire de la Ligue et de l’eSport, Samsung White s’assît à côté de SKT T1 K au panthéon des plus grandes équipes de l’histoire du jeu.

C’est ainsi que s’acheva la saison 4, nous laissant comme chaque année songeurs et pleins d’espoir de revoir des matchs de ce niveau un jour. Que le temps fut long, mais cela valait la peine !

 

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1 commentaire

Zold
Zold - 24/10/2014 01h07

Joliment résumé. Tjs aussi agréable à lire tes articles Zab ;)

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