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30 sept. 2018 - La Rédac' League of Legends

Worlds 2018 : les 20 joueurs à suivre, partie 1

Worlds 2018 : les 20 joueurs à suivre, partie 1

Si comme nous, vous avez regardé 50 fois "Rise" depuis sa sortie (en coupant le son après la première écoute), si vous avez passé les derniers jours à voter pour la Shockwave de xPeke sur Twitter et que vous suivez attentivement l'évolution du ladder coréen, alors vous êtes prêts pour les championnats du monde, qui commencent demain matin sur O'Gaming. En attendant, voici la première partie de notre sélection des joueurs à suivre pendant la compétition !

 

 


En 2016, sOAZ disait au sujet de Maple : « Il faut se méfier de lui, la dernière fois que je l’ai croisé, il était en train de tuer tous mes coéquipiers dans ma propre jungle » (en faisant référence au quart de finale entre Origen et Flash Wolves lors des championnats du monde 2015). Trois ans plus tard, Huang Yi-Tang continue de chasser ses adversaires, en LMS comme à chaque compétition internationale, avec un éventail de champions toujours plus large. Pour ces championnats du monde, il sera opposé dans le groupe A à Kuro et Naul (qui avait fait forte impression avec Young Generation lors du Play-In 2017), des adversaires qui ne devraient pas remettre en question les ambitions du prodige taïwanais.

 


 

Les années se suivent mais ne se ressemblent pas pour EDG. En souffrance toute la saison, l’équipe chinoise a arraché sa place aux Worlds à la dernière minute. Cette cinquième participation aux championnats du monde d’affilée, la structure la doit en grande partie à son support, Meiko. Lors du gauntlet, Tian Ye a été extrêmement solide, évoluant à un niveau proche de celui qu’il avait en 2015, au moment de sa victoire au MSI.  Maîtrisant un très large éventail de champions, il n’excelle jamais autant que lorsqu’il doit initier des combats, avec son Alistar notamment. Depuis que son capitaine Clearlove est devenu remplaçant, Meiko a dû reprendre son flambeau et embrasser son nouveau rôle de leader et de shotcaller. Une fonction que le chouchou du public chinois a eu du mal à assumer dans un premier temps, mais qu’il assure maintenant sans problème, ce qu’il devrait encore une fois démontrer durant ces Worlds.

 


 

Difficile de savoir où placer un joueur comme Ssumday. Le toplaner coréen exilé chez 100 Thieves a survolé de la tête et des épaules l’Amérique du Nord, décidant à lui tout seul du dénouement de la partie malgré une équipe très moyenne traversée par de multiples changements de joueurs et des problèmes internes. Au milieu de cela, Ssumday a rappelé qu’il restait un monstre tant sur les tanks que sur des choix beaucoup plus agressifs (notamment Jax ou Camille). Capable de jouer avec peu de ressources ou de dominer outrageusement la lane, il aura largement les moyens de mettre sous pression ses adversaires sur la toplane (sOAZ/Bwipo chez FNC et Duke/TheShy chez IG). Pour autant, la faible opposition qu'il a rencontrée en LCS NA laisse planer un faible doute sur son niveau réel. L’ancien toplaner Dignitas et KT Rolster aura d’autant plus envie de montrer qu’il n’a rien perdu depuis la fin de sa glorieuse époque coréenne.

 


 

Depuis sa dernière apparition aux championnats du monde avec Samsung Blue en 2014, Spirit a connu de nombreux déboires. Mais grâce à son retour en LCK avec les Afreeca Freecs, le jungler semble avoir retrouvé l’équilibre qui lui manquait. Impérial sur ses picks de cœur Gragas et Olaf, Spirit sait adapter son style : il peut aussi bien s'orienter vers des grosses sessions de farm dans la jungle, que vers des ganks à profusion en début de partie. Formant un duo redoutable avec Tusin pour engager des affrontements, l’ancien joueur Fnatic est devenu le métronome des Freecs. Rarement en difficulté et souvent décisif, il s’impose aujourd’hui comme l'un des tout meilleurs junglers au monde. Prenez garde, le roi du coup de bidon est de retour !

 


 

Être nommé MVP lorsqu’on joue support, c’est peu commun. Pourtant, personne n’a rien trouvé à redire lorsque SwordArt a été nommé meilleur joueur du dernier segment d’été de la LMS. À force d’impressionner les spectateurs à chaque compétition internationale disputée par les Flash Wolves, Hu Shuo-Jie a acquis une belle réputation. Très flexible dans ses choix de champions, le Taïwanais se distingue par son impeccable gestion du début de partie, où son entente parfaite avec son ADC Betty et ses décalages bien sentis font des ravages. Après sa performance plus qu’honorable au MSI, SwordArt a complètement écrasé sa région au cours du segment d’été, avec un bilan personnel de 27 victoires pour 2 défaites. Et quand son équipe a voulu donner du temps de jeu à son remplaçant, ShiauC, elle a semblé complètement perdue. La preuve, s’il en fallait une, que SwordArt est bien la pierre angulaire des Flash Wolves, qui arrivent en Corée avec la victoire finale comme objectif.

 


 

L’inoxydable Mata a beau avoir perdu – un peu – de sa superbe, il demeure un formidable support et un shotcaller indispensable au bon fonctionnement des KT Rolster. Sa synergie avec Deft n’est toujours pas évidente, mais le duo profite en général de drafts axées sur la domination de lane pour s’assurer une transition confortable vers le milieu de partie et les combats d’équipes. Mata peut alors exprimer sa science du jeu, et son instinct (parfois trop) tranchant pour les engages brutales et décisives, avec Rakan ou Alistar. Grand amateur de Shen, il a aussi multiplié les taunts décisifs durant la saison. S’il n’est plus tout à fait celui qu’il était en 2014, Mata reste une référence à son poste et son expérience des rendez-vous internationaux devrait aider KT à ne pas se faire surprendre en Bo1.

 


 

Pendant que les jeunes joueurs de Griffin monopolisaient l’attention du public durant le Summer Split coréen, une autre météorite de 17 ans faisait son petit bonhomme de chemin vers les sommets. Suppléant de Pawn durant le printemps, Ucal s’est imposé cet été comme le titulaire indiscutable sur la midlane des KT Rolster, et tout simplement comme l’un des meilleurs joueurs du monde à son poste. Versatile, efficace et souvent décisif, il excelle dans tous les registres, alternant allègrement entre Galio et Azir, en passant par Yasuo ou Taliyah, son champion de coeur. Témoin de la défaite des KT Bullets face à SKT T1 sur la plage de Busan à l’âge de 12 ans, il avait alors décidé de devenir pro, inspiré par Faker : cinq ans plus tard, il a fièrement aidé Score (de 9 ans son aîné !) à soulever son premier titre régional. Face à Rookie, Caps ou Maple, Ucal aura l’occasion de franchir une nouvelle étape et peut-être de remporter le titre suprême pour sa première année compétitive. Sur les traces de son idole ?

 


 

Comme d'habitude, lors des championnats du monde, la méta sur la voie du haut donne de nouveau la part belle aux tanks. 2018 ne fait pas exception, puisque Cho'Gath et Ornn seront sûrement plébiscités. Mais vous savez quoi ? TheShy s'en fout. Du haut de ses 18 ans, il est le nouveau cauchemar de tous les toplaners de la LPL. C'est bien simple, il est considéré comme étant le joueur top le plus brillant de l'histoire de la LPL sur le plan mécanique. Et laissez-moi vous dire qu'on ne gaspille pas un tel talent sur des tanks. TheShy, c'est la quintessence du lane bully, un spécialiste du counterpick. Mettez Maokai au placard, le petit prodige d'Invictus Gaming est un maître de la Camille, du Jayce, mais aussi d'assassins comme Irelia et Akali. Amateurs de carries, d'outplays et de beau jeu en général, réjouissez-vous, car un nouveau messie est arrivé, et il s'appelle Kang « TheShy » Seung-lok.

 


 

Difficile d'arriver dans une nouvelle équipe avec pour tâche de remplacer une icône comme MaRin. Pourtant, Kiin a fait bien mieux que cela ; son arrivée chez Afreeca Freecs a permis à l'équipe de franchir un nouveau palier, passant d'éternelle 5e des Playoffs LCK à véritable prétendante au titre, et d'obtenir son premier ticket pour la plus prestigieuse des compétitions. Insubmersible sur les tanks, c'est surtout sur les carries que le toplaner de l'équipe nationale de Corée aux Asian Games brille : Gangplank, Gnar, Aatrox, mais aussi des picks un peu moins répandus comme Quinn et Ryze, le jeune toplaner semble à l'aise sur tous les champions du jeu. D'une précision et d'une fiabilité irréprochables, Kiin est aujourd'hui un joueur accompli, qui compte bien emmener les Freecs à la victoire pour la première apparition de l'équipe aux championnats du monde.

 


 

Chez RNG, il y a Uzi, et les autres. Le tireur chinois est le personnage principal de cette saison 8, mais ses performances remarquables ne seraient pas tout à fait possible sans l’appui de ses talentueux coéquipiers. Parmi eux, Xiaohu est sans doute celui dont la valeur a encore du mal à être pleinement reconnue. Parfois trop agressif, parfois dominé, le midlaner chinois n’a pas encore, selon ses détracteurs, le niveau des meilleurs joueurs du monde à son poste. Pourtant, la dernière partie de la finale estivale de LPL face à Invictus Gaming démontre qu’à pleine puissance, Xiaohu est un véritable monstre en teamfights, capable d’assumer le rôle de carry principal lorsque Uzi ne parvient pas à s’exprimer. Son Ryze est tout simplement ingérable, et il peut jouer à peu près n’importe quoi sur la midlane, notamment Zoé, Galio ou Vladimir. Parfois en retrait lors de la phase de lane, les championnats du monde seront l’occasion pour Xiaohu de se faire définitivement un nom. De toute façon, RNG aura bien besoin de lui pour réaliser l’année parfaite.

 

C'est terminé pour cette première partie ! On se retrouve très vite pour la seconde moitié de notre sélection. D'ici là, n'oubliez pas que le Play-In commence dès demain lundi à 10h, en direct sur O'Gaming !

 

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