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08 oct. 2018 - La Rédac' League of Legends

Worlds 2018 : les 20 joueurs à suivre, partie 2

Worlds 2018 : les 20 joueurs à suivre, partie 2

Après un Play-in plus intéressant que prévu, les équipes disposent de deux jours de pause avant d'attaquer le Main Event. Pour patienter jusque-là, voici la deuxième partie de notre sélection des 20 joueurs à suivre !

 

 

Le jungler taïwanais, habitué des Worlds, était déjà considéré comme l'une des grosses références à son poste les années précédentes. Cette saison, il a encore pris une dimension supplémentaire avec son transfert chez Royal Never Give Up, où il a livré une année simplement exceptionnelle, reléguant Mlxg au poste de remplaçant et négociant parfaitement les nombreux virages de la méta. Avec deux titres régionaux, un MSI et un Rift Rivals, Karsa cherchera comme ses coéquipiers à effectuer le Grand Chelem en remportant toutes les compétitions de 2018. Maîtrisant les arcanes de Skarner, Trundle et Sejuani, il s’est récemment reporté sur des Gragas, Lee Sin ou Taliyah faisant honneur à son talent hors pair. S’il a connu une finale régionale moyenne (deux victoires, puis deux défaites avant d’être remplacé par Mlxg pour l’ultime manche), il reste l’un des junglers les plus agressifs dans le monde et sa capacité à dominer son vis-à-vis en fait une menace absolue pour quiconque croisera son chemin.

 

 

LetMe est souvent décrit comme un joueur de tanks, mais c'est faux. Non, LetMe est LE joueur de tanks par excellence. Qu'il s'agisse de Ornn, Cho'Gath ou Mundo, les sacs à points de vie de la toplane n'ont aucun secret pour lui. Il est passé maître dans l'art d'être une plaie pour ses adversaires en teamfight tout en assurant la garde rapprochée d'Uzi. Mais ce serait une erreur de penser que ce joueur bourré de talent n'a que ce tour dans son sac, et la méta des combattants/splitpushers offtank faisant la part belle à Urgot et Aatrox devrait parfaitement lui convenir, et il faudra garder un œil sur lui.

 


 

Parmi les joueurs courant après un titre mondial et s'en étant très sérieusement approché, Smeb fait bonne figure. Finaliste en 2015, demi-finaliste en 2016, il s'est à chaque fois heurté à un mur nommé SK Telecom T1. Depuis, les Rox Tigers se sont séparés, et Smeb a rejoint un effectif taillé pour soulever la Coupe de l'Invocateur. Après un Summer Split convaincant, durant lequel il a brillé sur Gnar ou Kennen, Smeb a pourtant montré ses failles habituelles dans les matches sous très haute tension ; en l'occurrence, lors de la finale face à Griffin. C'est tout de même lui qui a proposé un plan à ses alliés pour remporter la quatrième manche, pourtant mal embarquée, et Score en aurait fait son MVP de la finale. Le capitaine KT n'est pas seulement un formidable joueur de 1v1, c'est aussi un excellent shotcaller qui parvient, avec Mata, à gérer la plupart des situations avec sang-froid. Cette expérience devrait être bien utile à KT pour ne pas se faire surprendre en Bo1. Pour Smeb, l'enjeu de ces Worlds sera de reprendre son titre contesté de meilleur toplaner du monde.

 

 

À seulement 19 ans, Ruler a presque tout vécu sur la Faille de l’invocateur. La désillusion d’abord, avec une défaite en finale des championnats du monde 2016. Puis la consécration, en 2017, où il offre le titre à son équipe et décroche celui de MVP. Cette année, comme souvent, Ruler a élevé son niveau de jeu au fil des rencontres et à mesure que son équipe se rapprochait de l’élimination. Face aux Griffin, dans une cinquième partie incroyablement disputée, il a atteint son meilleur niveau et réduit en cendre les espoirs de ses adversaires. Pour ces championnats du monde, Ruler croisera une nouvelle fois la route d’Uzi dés la première semaine, un carry AD qu’il rêve de faire tomber. Et pour que leur rencontre soit encore plus belle, il faudrait qu’elle ait lieu une seconde fois, sur le toit du monde, au bord du gouffre et du triomphe.

 

 

Soutenir un joueur tel que Uzi est l'une des missions les plus compliquées à mener à bien pour un support, car l'erreur n'est jamais permise. C'est pour cela que beaucoup se sont cassé les dents en tentant d'accomplir ce devoir. Même la légende Mata a échoué. C'est là tout l'exploit de Ming puisque Uzi a enfin trouvé en ce jeune joueur (19 ans seulement) son soulier de cristal, celui qui arrive à le sublimer en toute circonstance, formant la meilleure duolane du monde. Ming, c'est le garde du corps indéfectible, celui qui n'hésitera pas à se sacrifier pour sauver son partenaire. Mais ce serait réducteur de le considérer seulement comme une garde rapprochée ; il est également un shotcaller et un initiateur de teamfights de génie, jouant un rôle primordial dans la composition RNG. Vous l'aurez compris, si Uzi est le meilleur ADC du monde, c'est aussi parce qu'il est accompagné du meilleur des supports.

 

 

Sous un calme et une sobriété apparents, CuVee est un monstre des gros rendez-vous. Cette année, comme en 2017, il s’est contenté d’une performance acceptable et de deux éliminations en Playoffs avant d’enfiler son costume de super-héros, pour le tournoi de qualification régional. Face à Griffin, puis contre Khan en finale, il a survolé les débats avec des champions agressifs comme Aatrox et Gnar. Pour ces championnats du monde, il faudra donc se méfier de lui, car s’il est capable de se mettre au service de son équipe avec brio, CuVee peut aussi partir à l’assaut des ses adversaires quand ses coéquipiers sont en difficulté.

 

 

En 2017, lorsqu’il fait ses premiers pas en LCS EU, Rasmus Winther porte déjà le surnom de « Baby Faker ». Mais malgré quelques fulgurances, le génie danois passe sa première saison au plus haut niveau dans l’ombre de Perkz et des G2, qui dominent l’Europe sans partage. Pour Caps, comme pour d’autres génies du sport, ce contretemps n’a aucune importance : son talent finira par exploser aux yeux de tous. Précisément, c’est lors du MSI 2018 que Caps change de dimension, en malmenant tous ses adversaires malgré des coéquipiers dépassés. Depuis, Rasmus est devenu l’élément central d’une équipe intouchable en Europe et n’a cessé de repousser les limites fixées par d’autres joueurs occidentaux. À l’aube des championnats du monde, Caps se prépare à passer le grand examen. Celui de Rookie, qu’il rencontrera dès la première semaine de compétition, et puis, celui des grandes rencontres des phases finales, où il aura l’occasion de s’élever au niveau des meilleurs joueurs du monde.

 

 

Il y a deux joueurs qui se sont vus affublés d'un surnom en hommage à Faker. Évidemment, vous en connaissez un en la personne de Caps, appelé « Baby Faker ». Mais avant lui, il y a eu un jeune Coréen ayant reçu le surnom de « Faker junior ». Ce jeune Coréen, c'est Rookie. Depuis son arrivée chez Invictus Gaming en 2015, Rookie a été le roc de cette équipe, résistant à tous les changements de roster, devenant le capitaine emblématique de la structure. Mais plus qu'un meneur d'hommes, Rookie est un playmaker de renom, capable de jouer un éventail hallucinant de champions différents, des supports aux mages en passant par les assassins. Cette année, il a été intouchable sur sa midlane en LPL, dominant outrageusement tous ses adversaires sans aucune pitié ; c'est donc fort de deux titres de MVP consécutifs que Rookie s'avance vers ces Worlds, avec la ferme volonté de prouver que le meilleur midlaner du monde, c'est lui et personne d'autre.

 

 

La grande classe n'a pas besoin de mots. Nous ferons une légère entorse à cette règle pour chanter les louanges de Score, dont l'accès au Panthéon a longtemps été refusé sous prétexte de palmarès lacunaire ou de Smites approximatifs. Qu'importe ; son premier titre de LCK, obtenu début septembre, aura fait taire les derniers malandrins doutant encore de lui. Fidèle à KT Rolster depuis 2012, il a fait le bonheur de la structure au poste d'ADC pendant deux ans, avant de se muer en jungler. Pari gagnant, puisque l'Immortel est devenu Dieu. Son extraordinaire lecture des déplacements adverses sublime le potentiel de ses laners ; son intelligence de jeu lui permet d'enchaîner les engagements décisifs en milieu et fin de partie ; et ses qualités mécaniques lui permettent tout simplement d'outplay ses adversaires dans des situations complexes. Score fait tout, et fait tout bien. Il est sympa, il a toujours le sourire, il fait des blagues en interview, il assure la cohésion de son équipe, il est respecté par tout le monde et révéré par tous les junglers de LCK. Il est le dernier à rester, seul, au milieu du Samsan Gymnasium, à regarder avec attention la rétrospective de l'OGN sur six belles années de compétition. Score est aussi et surtout le meilleur jungler du monde à l'heure actuelle, et peut-être est-il le vrai personnage principal de l'anime League of Legends. Un titre mondial serait mérité. Et Score atteindrait enfin le nirvana qu'il recherche depuis le printemps 2012. 

 

 

Ce n'est une surprise pour personne tant il fait l'unanimité, Uzi est en tête de notre classement. Que dire de ce joueur ? Il y a un an encore, son armoire à trophées n'abritait pas mieux que des deuxièmes places de championnats du monde ou de LPL, mais cette année, l'éternel second a brisé la malédiction. Cette année, c'est SON année. Imbattable en lane aux côtés de Ming, Uzi est friand de champions "Carry" comme Kai'sa, Xayah ou Kog'Maw, et ses équipiers lui cèdent les ressources nécessaires à sa montée en puissance les yeux fermés. Quoi de plus normal quand on sait ce qu'il est capable d'accomplir avec quelques objets en poche. Le prodige chinois joue sans cesse en équilibre sur la corde raide pour infliger le maximum de dégâts sans y rester et dans le pire des cas il peut toujours compter sur le soutien indéfectible de son support. Donnez lui le moindre avantage en début de partie et il sera hors de contrôle, allant de l'avant armé d'une confiance inébranlable. Déjà redoutable par le passé, Uzi a encore passé un cap cette année, et il est devenu l'ADC ultime, la quintessence du mot "carry", bref, le meilleur joueur du monde.

 

Ainsi s'achève notre sélection des 20 joueurs à suivre pendant ces Worlds ! Merci de nous avoir suivis, et nous vous donnons rendez-vous mercredi à 10h pour le début de la phase de poules, qui s'ouvrira par un alléchant KT Rolster - Team Liquid ; et ce sera bien sûr à suivre en direct sur O'Gaming !

2 commentaires

Hatnuz
Hatnuz - 08/10/2018 13h26


Il est où Doublelift ?

Maginn
Maginn - 08/10/2018 13h31

Il a flash out du top 20

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