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11 oct. 2019 - Klackson League of Legends

Worlds 2019 : la force de frappe chinoise

Worlds 2019 : la force de frappe chinoise

Le monde autour de vous l’ignore et pourtant, nous entrons dans la meilleure période de l’année. Après avoir pu nous délecter des play-ins comme amuse-bouche, nous sommes à l’aube d’un mois de compétition féroce durant lequel chacune des 16 équipes de ces phases de groupe luttera pour se voir accorder l’immense honneur d’être couronné champion du monde. Parmi les prétendants au titre : la LPL, qui envoie trois équipes d'exception. Au programme, deux des dynasties les plus connues, mais aussi une nouvelle arrivante avec FPX.

Invictus Gaming

Si vous n’avez pas pris de nouvelles d’Invictus depuis le MSI, soyez informé que les champions vêtus de gris ont eu bien du mal à digérer leur défaite en demi finale. En effet, l’équipe nous a offert une saison régulière bien en dessous de ce qu’on attendait des champions du spring split. Ponctué d’absences de Rookie pour cause de problèmes de santé familiaux et d’inconsistances de Ning avant son remplacement par Leyan, le segment d’été de IG aura été à peine suffisant pour se qualifier en playoffs, seulement pour se faire éliminer sur un 3-0 dès leur premier match. L’équipe est cependant parvenue à surmonter ces difficultés pour se hisser in extremis jusqu’à une qualification aux Worlds suite à deux victoires arrachées 3 à 2 durant les qualifications régionales.

Le roc de la formation IG, c'est Jackeylove. Cela sonne surprenant pour ceux qui n'ont pas suivi la LPL récemment car l'ADC était plutôt en retrait l'année passée, mais il a pris une toute nouvelle dimension cette été, portant ses coéquipiers à bout de bras avec une stabilité insoupçonnée. Toujours aussi fort en lane, pouvant se mettre au service de son équipe comme endosser le rôle de carry, JKL est un monstre, à tel point qu'il vient contester Uzi pour le titre de meilleur tireur de Chine, et du monde.

Comme indiqué plus tôt, Ning n’est plus titulaire au poste de jungler. Il partage — ou plutôt concède — maintenant son poste à Leyan qui est, fort heureusement, plus stable que son collègue. Il ne connaît pas ses tristement célèbres « happy games » mais ne profite pas non plus des parties de génie ayant valu à Ning d’être couronné MVP de la finale l’année dernière.

Le rookie de la jungle sera néanmoins épaulé par des grands noms sur les sololanes : ceux de Rookie et TheShy. Ce dernier, bien qu’ayant montré son mauvais visage plus que ses fans n’auraient aimé le voir, dispose toujours des capacités mécaniques qui ont fait sa réputation. Le premier, cependant, a soulevé plus de doute en nous livrant seulement l’ombre des performances qu’on sait à sa portée lors d’un split ponctué d’absences. Rookie devra donc nous prouver qu’il est toujours capable des mêmes prouesses pour récupérer son titre de seigneur de la midlane venu de l’empire du milieu.

 

Les joueurs d’Invictus Gaming vont devoir redoubler d’effort s’ils veulent mettre les mains sur la coupe de l’invocateur pour la deuxième fois consécutive

Crédits: Riot Games

 

Royal Never Give Up

Dauphins du summer split et deuxième représentant de la LPL dans ces championnats du monde, RNG sera au rendez vous pour la quatrième année consécutive. Malgré toutes ces années, la recette ne change pas pour la structure noire et or, toujours menée par l’indétrônable Uzi qui domine en lane comme en combats d’équipe sans jamais donner signe de faiblesse. 

 

 

Uzi, bien déterminé à dépasser les quarts de finales cette année

Crédits : Timo Verdeil

 

Si RNG se repose toujours sur son vétéran de la botlane, un changement s’est tout de même opéré depuis l’année dernière : Karsa, tête pensante de la bande, occupe désormais seul le poste de jungler titulaire de l’équipe après la retraite de Mlxg. Bien que le jungler chinois célèbre pour son hyperactivité en early game ne soit plus là, l'agressivité n'a pas pour autant disparu chez RNG. Moins fréquente, elle se retrouve tout de même chez son remplaçant taïwanais dans une forme plus réfléchie, en appuyant là où ça fait mal plutôt que partout où on le peut. Ce changement convient très bien à ses laners qui n’ont désormais plus à se soucier de se retrouver anormalement désavantagés après que leur jungler se soit brûlé les ailes en volant haut trop dans le territoire adverse.

L'autre grosse nouveauté chez RNG, c'est leur toplaner, Langx, que certains connaissent peut être sous son ancien pseudo : XiaoAL. Fraîchement débarqué cet été en provenance de Suning, Langx est là pour offrir un potentiel de carry sur la voie du haut, chose qui a manqué à l'équipe pendant plusieurs années. Sans non plus avoir le talent de TheShy ou Nuguri, Langx est un joueur extrêmement doué, capable de subvenir à n'importe quel besoin de son équipe sur un large éventail de champions. Alors certes, la synergie n'est pas encore tout à fait présente avec le reste de la carte et Langx est très souvent délaissé au profit du président Uzi, mais il s'agit tout de même d'une arme supplémentaire non négligeable de l'arsenal RNG.

Après avoir brisé leur malédiction d’éternels seconds, les RNG ont échoué aux Worlds de l’année dernière et comptent désormais bien remporter le seul titre manquant à leur tableau de chasse.

 

FunPlus Phoenix

En parlant de malédictions brisées : Doinb fait finalement son entrée dans la compétition internationale après des années de domination domestique. Cette première entrée n’est, en plus, pas des moindres car elle se fait par la grande porte grâce à une victoire en finale de la LPL 

Si le nom de Doinb vous est peut être encore inconnu, le midlaner coréen n'a pas manqué de se faire remarquer en ligue chinoise en s’illustrant sur Kled ou Panthéon (pré-rework) mid, Ryze avec Gloire du juste, Liandry et Rylai, et encore bien d'autres picks qui lui sont propres. Point névralgique de son équipe, Doinb ne se démarque pas par ses statistiques de phase de lane qui sont assez médiocres, mais plutôt par sa capacité à impacter la carte entière (comme le suggèrent les picks mentionnés plus tôt) avec son jungler, Tian, pour s’assurer une supériorité numérique n’importe où sur la faille.

 

La fine équipe des champions de LPL, prêts à en découdre en Europe.

Crédits : EsportsFocus

 

Investir ses ressources dans ses coéquipiers s’avère d’ailleurs être un choix très rentable car FPX ne manque pas de menaces. Parmi elles, comment ne pas mentionner le duo botlane Lwx-Crisp qui s’avère toujours dévastateur dans les escarmouches et les teamfights. Malgré le fait que le nom de Uzi soit toujours le premier à venir à l’esprit des fans occidentaux quand il s’agit de botlaner, Lwx lui offre une sérieuse compétition, même s'il faut reconnaître qu'il a souvent le beau rôle, bénéficiant d'énormément de ressources de la part de son équipe. Quant à Crisp, il s'est imposé comme le meilleur support de Chine cet été, aux cotés de Ming. S'il met la main sur Alistar, attendez-vous à des initiations à la vitesse de la lumière.

Enfin, souvent comparés à nos G2 européens pour leur flexibilité et leur créativité, les sololaners de FPX Gimgoon et Doinb peuvent se targuer d’avoir respectivement joué pas moins de 16 et 19 champions différents depuis l’aube du segment d’été. De plus, beaucoup de ces champions sont partagés entre les deux compères — devenant donc des flex picks — qui n’ont aucune difficulté à jouer des personnages traditionnellement plus populaires sur la ligne de l’autre, ce qui constitue un atout non négligeable en phase de draft.


Ce sont donc ces trois formations qui représenteront la Chine. On espère vous avoir permis de mieux comprendre les forces et faiblesses de la LPL, et on se retrouve dès les phases de groupe, dont le coup d’envoi retentira samedi depuis le Verti Music Hall à Berlin, mais aussi et surtout depuis chez vous via O’Gaming !

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