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28 févr. 2017 - Darkkoubi Divers

Yakuza Zero : Le Feu Saké

Yakuza Zero : Le Feu Saké

Sorti il y a plus de deux ans dans l'archipel du soleil levant, Yakuza Zero nous arrive enfin en anglais dans le pays de la culture et du fromage. Si vous avez joué aux précédents épisodes vous ne serez pas dépaysés car Yakuza Zero vous permet de visiter le quartier de Kamurochô à coup de poings et de mini jeux. Le jeu japonais dans toute sa splendeur.

A la fin des années 80 et au début des années 90, le Japon connaît une bulle économique sans précédent. L'argent coule à flot, les salary men passent leur temps dans les bars à hôtesses pour recevoir leurs clients et la moralité de la société japonaise s'évanouit lentement mais sûrement..

C'est dans ce cadre que l'on fait la connaissance de Kiryu, jeune orphelin, qui est entré chez les yakuza pour suivre son mentor, lieutenant d'une grande famille mafieuse. Petite frappe au plus bas de l'échelle, Kiryu se retrouve accusé à tort d'un meurtre qu'il n'a pas commis. Mis au banc par sa famille, Kiryu décide de quitter les yakuza plutôt que de se couper le petit doigt pour aller enquêter lui même sur cette affaire de meurtre et prouver son innocence. Mais Kiryu n'est pas Sherlock Holmes et il mènera l’enquête avec ses poings plutôt qu'avec son cerveau.


Kiryu, détective de choc

En parallèle, un deuxième personnage jouable fera son apparition au chapitre trois dans une scène d'une classe extrême. Majima est un yakuza banni de sa famille à Tokyo qui se retrouve à Osaka en gérant du plus grand bar à hôtesses de la ville, en attendant de gagner assez d'argent pour rembourser sa dette morale envers les yakuza. En galère pour rembourser sa dette, on lui propose une mission : il devra tuer une jeune fille aveugle qui s’avérera être au centre d'une immense histoire de complot dont les ramifications viendront s'entrecouper avec l'histoire de Kiryu. Tous les deux chapitres, vous passerez donc d'un personnage à un autre. Et que ce soit Kiryu ou Majima, les deux personnages ont chacun leur gameplay propre.


Majima, la classe américaine !

 

Tape d'abord, cause ensuite.

Comprenons nous bien, Yakuza Zero est un jeu débridé, très débridé, dans la plus pure tradition des jeux japonais. Ici, les problèmes se règlent à coup de poing, de sabre ou de flingue. Kiryu et Majima ont chacun leur façon de combattre avec trois genres de styles de combat et donc de coups possibles différents. Kiryu pourra par exemple switcher entre le style « Brawler », mélange de karaté et de baston de rue, le style « Rush » où tout se jouera sur l'esquive ou encore le style « Beast » véritable brute qui se sert de ce qu'il trouve sous la main pour fracasser ses ennemis. Quant à Majima, il alternera entre le style « Thug », coups dans les parties et doigts dans les yeux, le style « Slugger » où la batte de base-ball s’abattra sur des genoux et le style « Breaker » avec lequel Majima danse le hip hop et prends la pause tout en combattant (il a vraiment le swag Majima).


Majimaaaaaaaaaa <3

 

En effectuant des combos vous ferez augmenter une jauge de « heat » qui vous permettra de déclencher des coups spéciaux bien bourrins.

L'action des combats est très dynamique et switcher de style pour s'adapter aux ennemis se fait d'une simple pression sur la croix directionnelle. Le plaisir ressenti sur le touché des coups est réel et le jeu intègre toute une partie gestion de compétences. En effet, vous pourrez en acheter de nouvelles et ainsi personnaliser votre personnage selon votre volonté afin de devenir rapidement une brute enchaînant les combos. Le jeu n’étant pas très difficile, mettez vous au moins en hard pour profiter des combats avec un peu de challenge.

La mécanique de jeu peut paraître répétitive à la longue mais on prend un vrai plaisir à arpenter Kamurochô.

Tokyo by Night.

En parlant de Kamurochô, les développeurs ont tout refait pour « reskinner » le terrain de jeu dans cette époque des années 80. Ce travail cosmétique est très soigné et vous serez surpris du nombre de détails que vous découvrirez au fur et à mesure de votre aventure. Le monde de la nuit est parfaitement retranscrit et vous pourrez enchaîner de nombreux mini-jeux et quêtes annexes à foison. Certaines de ces quêtes sont totalement déjantées, où il vous faudra arriver à acheter un magazine cochon à un enfant, ou bien sauver Mickael Jackson et le recruter pour votre agence d'immobilier (oui oui vous avez bien lu).


Miracle Johnson on t'as reconnu!

 

Et c'est bien la qu'est tout le sel de ce jeu, dans les mini-jeux. Vous pourrez bien évidemment finir le jeu sans en faire aucun mais vous passeriez à coté de moments épiques. Je ne peux pas vous faire une liste tellement il y en a. Il y a le classique jeu du karaoké, qui consiste en un mini-jeu de rythme, vous pourrez aussi vous essayer au téléphone rose qui se transforme en un jeu de drague qui, si vous réussissez, se transformera par la suite en une vraie relation amoureuse. Pour les plus nostalgiques, vous pourrez refaire une partie d'AfterBurner. Et il y en a encore des dizaines comme ça. Vous avez dit GOTY ?



Vous pouvez parier sur des combats de catch féminin en bikini

 

Yak Citron : Quand y'en a plus y'en a encore.

En terme de jeux annexes présents dans Yakuza Zero, il y a aussi deux grosses parties dont je n'ai pas parlé. En effet, Kiryu pourra diriger une agence immobilière pour faire main basse sur le quartier et ainsi générer des revenus. Il s'agit d'acheter des boutiques puis de lancer une campagne. Le jeu est très poussé. Vous devrez recruter du staff pour vos boutiques, chaque personne a des compétences plus ou moins élevées et vous pourrez en recruter de nouvelles en faisant des quêtes annexes. Vous pouvez également investir dans vos boutiques pour les améliorer et ainsi générer plus de revenus. Mais attention les parrains mafieux du coin ne se laisseront pas faire et cela entraînera une guerre de quartier qui se réglera encore par un mini-jeu. Une « money battle » où il faudra tapoter le plus vite possible sur le bouton approprié.


J'ai plus d'argent que toi, frère

 

Pour Majima, il s'agira d'un jeu ou vous gérerez un bar à hôtesses. À vous de recruter de nouvelles filles pour votre établissement, en accomplissant des quêtes, généralement aller lui acheter un truc très cher. Puis vous pourrez « staffer » votre salle pour la soirée selon la fatigue de vos employées. Il vous sera aussi possible, dans la plus pure tradition japonaise, de les relooker, maquiller, et entraîner pour ainsi faire venir plus de clients par le bouche à oreilles.

L’entraînement s'oriente encore une fois en un mini-jeu de dialogue où il faudra savoir faire les bons choix pour faire progresser votre hôtesse.

Puis vous pourrez lancer la soirée et la surprise, un mini-jeu où vous devrez manager en temps réel pendant un temps donné, la soirée dans votre établissement. A vous de choisir quel hôtesse envoyer pour tel client et ainsi augmenter sa satisfaction. Mais des problèmes peuvent survenir et il vous faudra être réactif pour que la soirée se passe bien.


Train Hard, Work Hard

 

 

La quintessence du jeu Japonais 910Points positifs
  • Combats pêchus et dynamiques
  • Un jeu très drôle
  • Le bar à hôtesses de Majima
  • Majima, le swag incarné
Points négatifs
  • Techniquement vieillot
  • Certains dialogues non doublés sans qu'on sache trop pourquoi

Injustement comparé à GTA, Yakuza Zero s'inscrit pourtant dans la grande tradition du jeu japonais. Si vous aimez passer des dizaines d'heures à flâner, à aider les passants et à faire des mini-jeux, vous n'allez plus décrocher. Les combats sont pêchus et dynamiques et le scénario, bien que tiré par les cheveux, nous fait passer un bon moment. Clairement, Yakuza: Zero mérite que vous vous y attardiez, vous ne le regretterez pas !

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