d

04 févr. 2015 - Zaboutine Divers

Zelda Majora's Mask 3DS : testé et approuvé !

Zelda Majora's Mask 3DS : testé et approuvé !

Alors, on va commencer net : non, je ne suis pas un fan de la première heure de Zelda. J’ai grandi avec Sega et je n’avais pas de Nintendo 64. Du coup, ce test ne contient AUCUN fan service déguisé ou aucune nostalgie. On va tester le produit brut. Au moment où l’Unreal Engine nous fait pleurer de bowté, que vaut un énorme classique du jeu vidéo remasterisé à la sauce 3DS ? Réponse ci-dessous.

Un univers décalé

L’histoire commence comme tous les jeux Zelda : vous êtes Link (Sérieux ? Mais alors, c’est qui Zelda ?) et vous êtes sur votre powney super stylé. Comme d’habitude, un personnage maléfique vient vous péter les roustes pour une raison que vous ignorez là de suite et en profite pour vous piquer votre ocarina avant de fuir comme un organisateur de bonneteau sauvage à la vue d’un car de CRS. Jusqu’ici tout va bien, sauf que vous êtes transformé en petite peste mojo (oui, une peste, comme cette fille qui faisait semblant de pleurer pour que vous soyez puni en CE2, la même, pareil) et vous vous retrouvez à trois jours de la fête lunaire au milieu d’un village. Et avant de continuer la suite de l’histoire, on va faire un petit point sur la réalisation technique du jeu.

Avec une réalisation au top

Avant de me lancer dans l’aventure, j'ai maté des let’s play de la version N64 pour comparer, et il faut reconnaître que le travail effectué est clairement de bonne facture : les personnages ont été lissés tout en conservant la direction artistique unique de l’opus (beaucoup plus sombre que tous les autres jeux Zelda), les environnements sont jowlis (j’aime bien mettre des W et des parenthèses, je sais que ça te fait chier, ami lecteur, alors je continue) et on se retrouve immergé dans cette aventure en quelques minutes seulement. On me signale dans l’oreillette qu’on est obligé de parler de la musique quand on joue à Zelda, du coup je vais le faire : elle est bien, très bien même, sans faux pas, comme elle se doit de l’être pour un jeu de la série. Je ne vais pas faire une myriade de superlatifs, la musique dans un Zelda, c’est un peu comme la pizza : si c’est une mauvaise surgelée, elle reste quand même à peu près meilleure que tout ce que vous avez dans le frigo.


Elle fait toujours aussi peur !

En l’occurrence, c’en est plutôt une bonne au feu de bois, c’est pour dire. À noter quand même de vilains problèmes de caméra qui m’ont passablement fait chier pendant certains donjons, et ce n’est pas avec ma superbe New 3DS que le bouzin s’améliore beaucoup (au prix de la console, ça fait cher la caméra manuelle). Pour ce qui est de la jouabilité, c’est du tout bon : Link (Mais qui est Zelda alor, raipon stp je konpran pa (NDcorrecteur : mes yeux saignent)) se meut en toute fluidance et on se régale a técla des teuplan et autres membres du bestiaire avec une facilité déconcertante. Donc même si vous le saviez d'avance, la note technique de ce jeu est assez élevée puisque, mis à part la caméra un peu capricieuse, aucun souci technique n’est à noter.

Un système de jeu unique mais qui peut frustrer le joueur moyen !

Après cet interlude technique des plus intéressants (j’aime ce que j’écris, je suis Narcisseboutine, le roi des bisous sur ses propres biceps (et boum la parenthèse-ception, ça fait chier, hein ?)), on se reconcentre un tout petit peu sur l’aventure. Dans l’épisode précédent, on s’était arrêté à trois jours d’une fête lunaire, qui célèbre donc notre satellite unique (les Japonais n’ont aucun problème avec les voyages dans le temps et les méchants qui se transforment en porc laqué, mais dès qu’il s’agit d’inventer un univers cosmologique différent, plus personne, ON EN PARLE OU BIEN ?). S’ensuit une série d’épreuves des plus intéressantes étalées sur trois jours pour finalement voir le moment fatidique où la catastrophe arrive : la Lune qui fait si peur va s’écraser sur la Terre ! Mais HEUREUSEMENT, vous avez un moyen de remonter le temps pour revenir trois jours avant… Attends… Trois jours… Ce n’était pas là où j’ai commencé mon paragraphe ? Mais ça veut dire que j’ai complètement perdu mon temps ? C’EST QUOI CETTE FRUSTRATION, LÀ ?!


C'est ma tête après m'être fait avoir la 1ere fois...

Alors non, je n’ai pas complètement perdu mon temps, je n’ai plus besoin de vous expliquer le topo : dans trois jours, on va mourir et j’ai un moyen de revenir trois… Alors non, je n’ai pas complètement perdu mon temps…

Ce serait mentir que de dire que je n’ai pas pris un mindfuck de folie à la première itération du retour vers le passé magique. Mais plus que cela, j’ai compris que ma douleur allait être permanente à partir de là : chaque seconde de jeu compte, et si vous perdez votre temps, vous recommencez toute votre quête ! Cependant, certains objets restent, et heureusement vous ne devez pas terminer le jeu en 72 minutes, mais il faudra vraiment ne pas perdre de temps dans les donjons si vous ne voulez pas avoir à le recommencer. Un jeu punitif comme on n’en fait plus depuis bien longtemps. Et c’est là que la question se pose : entre frustration et difficulté, où se situe Majora’s Mask ? En tant que testeur, je dirais que c’est la frustration qui génère la difficulté et que le juste milieu est ici trouvé : on se met à confondre vitesse et précipitation assez souvent pour finir par se rendre compte qu’on a juste déconné à mort en refaisant une portion du jeu à tête reposée, et on vit heure après heure une expérience vidéoludique assez unique où le joueur n’est pas là pour maîtriser simplement le jeu mais pour être d’une certaine manière éduqué par sa petite console portable à optimiser, décider, raisonner et arbitrer.

Tout ceci va en faveur d’une durée de vie assez élevée puisque l’ensemble des quêtes annexes peut être accompli mais ne déroge pas à la règle des trois jours. Du coup, vous devrez vous hâter de chercher là où les autres jeux Zelda vous laissent flâner autant que faire se peut. Alors, oui, je râle beaucoup quand je joue, mais ce soir, je vais rallumer ma console et reprendre là où j’ai laissé ma partie pour tenter d’aller un peu plus loin dans ce contre-la-montre sans fin.

Frustrabon ! 810Points positifs
  • La direction artistique géniale
  • Le retournement de cerveau et l’adrénaline du compte à rebours
  • Un jeu à la finition Zelda : gameplay affiné comme un grand vin
Points négatifs
  • Parfois vraiment frustrant pour le joueur néophyte
  • Une interface parfois un peu archaïque
  • Les fanboys de Zelda qui empêchent de critiquer librement le jeu

Ohhhh yeahhh ! Majora’s Mask a vieilli, certes. Dans un paysage vidéoludique où vous passez votre temps dans un couloir à résoudre des problèmes idiots avec des objets qui clignotent et des QTE par milliards, on a même l’impression que ce classique de Nintendo fait figure d’ancêtre et pourra sûrement frustrer les jeunes joueurs non aguerris à la difficulté d’exploration qu’imposaient les jeux de l’époque. Mais Majora's Mask est possédé par le génie des jeux Nintendo : vous serez captivé par une réalisation sans faille, une bande-son accrocheuse et un gameplay qui rivalise avec les plus grands jeux du genre. Si vous avez joué au jeu quand vous étiez plus jeune, c’est le moment de vous y replonger, et pour ceux qui comme moi n’ont pas eu l’occasion d'y toucher, foncez les yeux fermés, vous serez content d’y jouer, et heureux de dire que vous l’avez enfin fini.

 

Acheter vos jeux avec notre partenaire G2A.com

 

3 commentaires

Abzalonn
Abzalonn - 04/02/2015 17h48

critique intéressante, par contre tu deviens très atteint par le syndrome du casteur qui se parle à lui même :)
en petite quantité (comme là) c'est sympa, gaffe à ne pas trop dériver dedans...

Irys
Irys - 05/02/2015 00h59

Oh punaise, ce que j'ai ri en te lisant. Fallait que je le dise. Ce jeu est une perle rare dans son domaine, et c'est une très bonne critique que tu nous fais là, qui m'a bien rappelée à quel point j'étais frustrée la première fois que j'y ai joué. En tant que fan, je dis comme lui : foncez les geeeens ! :D

pied_de_table
pied_de_table - 05/02/2015 09h11

Zelda, encore une série qui me fera craquer a chaque épisode. Ils ont de la chance d'avoir d'aussi bonnes licences chez Nintendo, parce que la communication n'est pas encore au point (sauf les "Nintendo direct", une plaisir a regarder , toujours ce frémissement quand on entend pour la première fois une musique de zelda sortie de nulle part...)

Poster un commentaire

Vous devez être connecté pour pouvoir poster un commentaire.